Maxime Pedneaud-Jobin

Maire de la Ville de Gatineau

Transport : une journée historique pour la région Gatineau-Ottawa

Hier, le conseil municipal de la Ville d’Ottawa a confirmé son appui au projet de tramway reliant nos deux villes. C’est l’aboutissement d’un travail titanesque pour aller chercher un consensus régional autour du plus important projet de transport interprovincial, au cœur de la capitale fédérale, et dont la planification est la plus complexe au Canada. Cette décision revêt un caractère historique.
Sauf qu’elle n’allait pas de soi. Elle découle directement du travail amorcé par M. Watson et moi, et ce dès 2013, afin que nos deux villes se rapprochent et qu’elles planifient ensemble l’organisation du transport, et plus particulièrement du transport en commun, dans notre région. Nous avons formalisé cette volonté dans une entente signée en 2017 et dont nous récoltons les fruits aujourd’hui. Je tiens à remercier et à saluer M. Watson pour son leadership et d’avoir cru à ce travail conjoint. Je remercie également l’ensemble des élus municipaux d’Ottawa, ainsi que les équipes d’Ottawa, de la
STO - Société de transport de l'Outaouais
et de sa présidente Mme Nadeau, pour leur appui et leur engagement dans ce dossier. Cela démontre que quand on planifie et qu’on travaille ensemble, on obtient des résultats.
Tout ce qui nous manque maintenant, c’est que le gouvernement fédéral confirme le financement du projet.

 

Bravo, madame Cossette !

Mme Cossette fait rayonner Gatineau loin au-delà de nos frontières, son engagement envers les jeunes est exemplaire. Ce prix d’envergure nationale rejailli sur tout Gatineau. Bravo, madame Cossette est un bel exemple de l’excellence de notre fonction publique municipale.

Tous les détails : bit.ly/3q3ymDk

La mémoire de Jean Alfred honorée à Gatineau

Jean Alfred est né le 10 mars 1940 à Ouanaminthe, en Haïti, et mort le 20 juillet 2015 à Gatineau, était un enseignant et homme politique québécois. Il a été le premier élu noir au conseil municipal de Gatineau en 1975, puis premier député noir de l'Assemblée nationale, en 1976. Il a été un pionnier pour l'intégration des communautés culturelles à la vie politique gatinoise et québécoise. C'est notamment grâce à des citoyens engagés comme lui que Gatineau est aujourd'hui une ville si inclusive et ouverte.
Le choix du nom Jean-Alfred comme toponyme commémoratif pour désigner la nouvelle rue collectrice du projet Coeur de la Cité a été rendu officiel hier.
Je tiens à remercier le comité de toponymie et sa présidente,
Myriam Nadeau, conseillère municipale de Pointe-Gatineau
, pour ses efforts afin de rendre la toponymie gatinoise plus rassembleuse et davantage représentative de la contribution de tous en ciblant des toponymes féminins, autochtones, ou représentants la diversité culturelle.
Voici des photos prises en 1979 lors de l'inauguration de l'aéroport de Gatineau. M. Alfred est accompagné de John R. Luck, maire de Gatineau, de Mme Jocelyne Ouellet, députée de Hull, et de M. Antoine Grégoire, pdg de la Société d’aménagement de l’Outaouais.

 

Gatineau et la zone rouge

J'ai lu en ouverture du conseil de ce soir une lettre ouverte que j'adresse à tous les élu(e)s de l'Assemblée nationale. La voici:
Objet : Gatineau et la zone rouge
Aux élu(e)s de l’Assemblée nationale,
La ville de Gatineau et une partie de l’Outaouais sont en zone rouge depuis quelques semaines. Je ne conteste pas cette décision, mais je tiens à ce que tout le Québec sache pourquoi nous en sommes là. Depuis le début de cette crise, le taux de cas actifs en Outaouais est non seulement le plus bas de toutes les zones rouges du Québec, mais il a même régulièrement été plus bas que certaines des régions en zones orange. Il est clair que du seul point de vue de la santé publique, nous devrions être en zone orange, même orange pâle. Comme dans la première vague, l’Outaouais est un bon élève. Nous obtenons de bons résultats, c’est-à-dire peu de cas. Nous sommes disciplinés. Nous faisons attention. Alors qu’est-ce qui cloche?
Ce qui cloche, c’est la fragilité de notre réseau de la santé, l’autre critère pour déterminer les zones, celui dont on parle peu. Les directions de la santé publique en Outaouais et au national sont très claires : si ce n’était de la faiblesse du réseau de la santé en Outaouais, du nombre de lits disponibles, du nombre d’infirmières disponibles, du nombre de médecins disponibles, nous serions en zone orange. Nous sommes, encore aujourd’hui, victimes de décennies de négligence en matière d’investissement en santé.  Et ça fait mal. Présentement, notre réseau est « en délestage », c’est-à-dire que des opérations, des soins, des traitements n’ont pas lieu pour faire de la place pour des patients COVID. Si nous étions dans une autre région, dans une région normale, notre nombre de patients COVID ne justifierait pas ce délestage. Des centaines de personnes auraient été soignées, opérées, examinées, rassurées. Si ce n’était de cette injustice, nous pourrions, avec prudence, nous retrouver dans un restaurant pour un café et briser l’isolement qui nous pèse. Nos aînés souffriraient moins. Nous perdrions moins d’emplois, car l’essentiel de nos pertes se fait dans des domaines qui seraient ouverts en zone orange. J’imagine que vous comprenez notre colère.
Le Québec dépense encore aujourd’hui 110 millions par année dans les hôpitaux d’Ottawa parce que des services essentiels ne sont pas disponibles chez nous. Cette honte doit cesser et la crise actuelle en démontre, encore et encore, toute l’urgence pour la population de Gatineau et de l’Outaouais. Le gouvernement du Québec exige que le gouvernement fédéral augmente ses investissements en santé. S’il le fait, et je crois qu’il doit le faire, il sera incontournable de profiter de l’occasion pour faire le rattrapage nécessaire en santé en Outaouais.
Avec la CAQ, pour la première fois, un gouvernement à Québec a reconnu officiellement, par une résolution unanime de l’Assemblée nationale, notre retard en santé et il s’y attaque, notamment avec l’annonce de la construction d’un nouvel hôpital.  Je n’écris donc pas pour dénoncer le gouvernement actuel, non, il est sur la bonne voie. J’écris d’abord et avant tout pour inscrire dans l’esprit et dans la mémoire de tous les élus de Québec à quel point l’Outaouais vit une injustice grave, aux conséquences humaines et économiques importantes, ainsi que l’urgence de la corriger rapidement.
Veuillez recevoir, Messieurs, Mesdames, l’expression de mes salutations distinguées,
Le maire de Gatineau,
Maxime Pedneaud-Jobin

 

Louis Riel et l’Outaouais.

Hier c’était l’anniversaire de la pendaison de Louis Riel, un homme politique qui avait des liens étroits avec l’Outaouais. Il se serait notamment caché à Angers pendant quelques semaines et il avait de nombreux liens familiaux dans la vallée de la Lièvre. Dans ce contexte, j’invite les passionnés d’histoire à lire l’histoire d’une de mes ancêtres du côté de ma mère, une odjibwé, sage-femme, guérisseuse, personnage important à une certaine époque sur la Lièvre, qui aurait été la tante de Louis Riel. Le texte « La tante de Louis Riel?» est disponible ici : https://bit.ly/3kILhXA
Elle s’appelait Chipakijikowké, ou Marie-Louise Riel, et vous pouvez suivre son histoire sur sa page ici :
Chipakijikokwe

 

Festin du Grand Partage!

🎄🎄🎄
Pandémie oblige,
Le grand partage de Noël
et l'équipe du Déjeuner du maire redoublent d'ardeur pour atteindre leurs objectifs malgré tout cette année. Ils ont la chance de compter sur des partenaires créatifs
Sommelier bière IGA Famille Charles - Martin Gravel
et les IGA Famille Charles, qui lancent le Festin du Grand partage!
Un festin chez vous, avec accords de bières, dont les profits seront remis au Grand partage de Noël.
Détail dans la vidéo, et en ligne ici: www.festindupartage.ca
Bravo et merci à
Famille Charles IGA et IGA extra - Gatineau Chelsea Cantley
de leur appui, et bon appétit!

 

Jour du souvenir

Voici un texte que j’avais publié il y a plusieurs années. En cette semaine du Souvenir, je vous l’offre à nouveau en hommage à mon oncle.
En 1943, Guy Jobin avait vingt ans. Il s’était porté volontaire pour contribuer à libérer l’Europe. Son sens du devoir a fait de lui un canonnier sur le porte-avions Nabob. Il fera la route entre l’Amérique et Mourmansk, un port de Russie. Seule voie permettant de ravitailler les Soviétiques, elle était patrouillée par les sous-marins et les bombardiers allemands, ainsi que par le Tirpitz un des plus puissants navires de guerre de la flotte allemande.
Le 22 août 1944, les avions du Nabob participent à une opération contre le Tirpitz. Le géant allemand est touché, mais il flotte toujours. Plus tard dans la journée, à 17 h 16, la riposte allemande arrive du fond des mers. Le Nabob est torpillé. Grâce à l’efficacité et au courage de ses 800 marins, il reste à flot. Une vingtaine d’hommes sont tués ou portés disparus. On transfère une partie de l’équipage sur des navires venus à la rescousse. Une poignée de volontaires, dont Guy Jobin, restent à leur poste pour permettre à l’énorme navire de se réfugier en Écosse. Durant cinq longs jours et six longues nuits, ils couvrent une distance de 1 800 kilomètres sur une mer hostile infestée de sous-marins ennemis. Dès l’arrivée au port, plusieurs marins sont hospitalisés. La tension, le froid, l’humidité et le manque de sommeil auront eu raison d’eux. Pendant près de deux ans, Guy Jobin ira d’hôpital en hôpital. À la suite d’une paralysie totale des jambes, on lui dit qu’il ne marchera plus. À force de volonté, il fait mentir les médecins et retrouve l’usage de ses jambes. Ses vingt ans à lui, c’était ça.
Chaque année, le jour du Souvenir, je pense à mes oncles Guy Jobin et Rhéo Couture, à ceux et celles qui ont donné une partie de leur jeunesse, sinon leur vie, pour défendre la liberté. Après la Première Guerre mondiale, nos grands-parents disaient « Plus jamais ça ». La Seconde Guerre a fait entre 40 et 52 millions de morts, civils et militaires. Cinq ans plus tard, la guerre de Corée faisait 4 millions de morts. Vingt ans plus tard, le décompte commençait au Vietnam : il s’arrêtera aussi à 4 millions de morts. Et ça continue. Tous les jours, des soldats et des civils tombent en Irak, en Afghanistan, au Congo, au Darfour, en Tchétchénie.
J’ai toujours eu un malaise avec le fait que le « souvenir » soit uniquement celui du sacrifice des combattants. C’est évidemment la priorité, mais c’est aussi une façon de fuir un autre souvenir. Car la guerre est toujours le fruit d’erreurs tragiques dont nous devons également nous rappeler. Celle des Allemands qui ont élu démocratiquement Hitler. Celle des démocraties, dont la nôtre, qui ont été des modèles de lâchetés pendant la longue montée des nazis. Celle de millions de citoyens dans le monde qui sont restés passifs jusqu’à décembre 1941 alors que l’Europe était à genou et qu’Hitler était à 50 km de Moscou. Au moment d’acheter notre coquelicot, il faut penser à Guy Jobin et à ses compagnons, mais aussi aux gestes que nous devrions faire aujourd’hui pour éviter les guerres de demain. Est-ce que nous dénonçons les régimes totalitaires (la Chine par exemple)? Est-ce que nous combattons les injustices économiques et sociales dans le monde? De notre réponse à ces questions dépendra notre obligation d’envoyer, ou pas, des jeunes de vingt ans réparer les pots cassés.
Je vous laisse sur cette dédicace que mon oncle Guy a écrite pour ma sœur dans un exemplaire d’un livre sur l’histoire du Nabob :
« Léguer son histoire à la postérité pour nous, les marins canadiens du Nabob, était une question d’honneur. Loin de nous l’idée de glorifier la guerre… mais plutôt de perpétuer le souvenir de ceux qui ne sont pas revenus avec nous, ayant accompli leur devoir jusqu’au bout. Nous nous souviendrons. Guy »

 

ÉTUDE DU BUDGET 2021

Nous débutons ce matin les présentations devant le conseil municipal pour l'étude du budget. Vous pouvez suivre toute la semaine les discussions ici: http://villes.pqm.net/gatineau/diffusions/live.php?lang=fr
Voici l'horaire de la semaine:
📌 9 NOVEMBRE
▪️ Répercussions de la pandémie et situation financière 2020
▪️ Plan d'optimisation du réseau d'écocentres
▪️ Bilan de la gestion des encombrants
▪️ Marché public du Plateau
▪️ Office de consultation publique de Gatineau
▪️ Fonds de rayonnement de Gatineau
▪️ Cadre de référence municipale en itinérance
▪️ Bilan du projet pilote du réseau blanc
▪️ Programme d'aide d'urgence aux ménages sans logis
📌 10 NOVEMBRE
▪️ Plan d'action et cadre financier 2021-2026 du Secrétariat au développement économique; politique d'économie sociale; protocole d'ID Gatineau.
▪️ Bilan des demandes des élues et des élus
▪️ Bilan 2020 du Plan d'investissements - volet maintien
▪️ Bilan du Plan d'investissements - volet projets de développement 2015-2018
📌 11 NOVEMBRE
▪️ État de situation sur le pavage; stratégies d'intervention et financement
▪️ Plan d'investissements - volet maintien 2021-2025
▪️ Proposition budgétaire 2021
📌 12 NOVEMBRE
▪️ Décisions finales
Tous les détails 👉 gatineau.ca/budget

 

Tramway: front commun Québec-Gatineau pour obtenir le financement fédéral

Un projet hors de l'ordinaire, qui demande des solutions hors de l'ordinaire: le ministre des transports,
François Bonnardel - Député de Granby
, le ministre responsable de l'Outaouais,
Mathieu Lacombe - Député de Papineau à l'Assemblée nationale du Québec
et moi signons ce matin cette lettre ouverte pour demander au gouvernement fédéral non seulement de s’engager financièrement dans ce projet, mais de s’y engager de façon plus importante pour assurer sa réalisation.
«L’Outaouais et la capitale fédérale méritent que le gouvernement du Canada, qui a fait de l’environnement et du développement durable une priorité, prenne des engagements pour le réaliser.»

 

Tragédie de Québec

Au nom des gens de Gatineau, je veux d’abord offrir mes condoléances aux familles des victimes de la tragédie de Québec.
Je partage complétement la lecture de M. Labeaume sur l’urgence d’une réflexion à propos de ce que nous pouvons faire collectivement pour appuyer les gens aux prises avec des problèmes de santé mentale. C’est sans aucun doute un des grands défis de notre époque, et la pandémie ajoute évidemment un niveau de complexité, et de risque, plus élevé.
Quand on prend ça du point de vue d’un maire, c’est d’abord le rôle des services de police qui est abordé. Chaque année au SPVG, nous recevons plus de 3000 appels liés à la santé mentale, et c’est une tendance lourde qui est à la hausse, partout. On fait ce qu’on peut pour outiller nos policiers, mais ça ne peut pas être ça la solution de base, ça ne peut pas être la police qui est le répondant pour les cas de santé mentale.
Nous avons une équipe mixte UNIC avec le CISSSO depuis 2017, où un policier et un intervenant interviennent ensemble. C’est un grand succès, l’équipe est intervenue sur près de 700 appels en 2019, et nous souhaiterions pouvoir en faire plus. Ça prend des ressources.
Déjà dans nos commentaires sur le livre vert sur la police, il y a quelques semaines, la Ville et le SPVG soulignaient la nécessité de s’attarder à ces enjeux.
Je suis rassuré d’entendre le Premier ministre et son gouvernement prendre acte de ces risques importants, et poser des actions rapides. Nous allons prendre le temps d’analyser en détail les annonces faites plus tôt cet après-midi.
Des tragédies comme celle-là doivent servir de prétexte pour améliorer les choses, et je pense que M. Labeaume a effectivement mis le doigt sur un enjeu extrêmement pertinent. Évidemment, tous les problèmes de santé mentale ne dégénèrent pas en actes d’une telle violence ; mais ça cause aussi énormément de détresse, de souffrance, et parfois, de risques pour la sécurité des gens. Nous devons collectivement trouver des moyens de s’aider plus efficacement, et plus humainement.