Maxime Pedneaud-Jobin

Maire de la Ville de Gatineau

Sommet de l'UMQ

En mai dernier, les chefs de partis québécois ont tous pris des engagements historiques par rapport au monde municipal, notamment celui de céder l'équivalent de 1% de TVQ. C'est un dossier qui a le potentiel de changer drastiquement les finances municipales et de nous aider à alléger la pression sur la taxe foncière.

Je suis à Québec aujourd'hui avec plusieurs de mes collègues pour le Sommet de l'UMQ en vue des élections du 1er octobre prochain, pour rappeler et détailler les besoins du monde municipal.

 

Rencontre avec le Premier ministre à Aylmer

Rencontre avec le Premier ministre ce matin à Aylmer (merci à l'équipe du British pour son accueil!). Nous avons discuté de plusieurs enjeux, notamment du contenu de la lettre que j'ai envoyé aux chefs de partis en campagne cette semaine, dont voici la copie:

Élections 2018 : vers un plan d’action pour Gatineau et l’Outaouais.

Madame, Messieurs,

Alors que la campagne électorale bat son plein en vue des élections du 1er octobre prochain, je vous écris aujourd’hui pour vous faire part des défis et aspirations de la Ville de Gatineau, mais aussi de la région de l’Outaouais. Notre région a la chance de compter sur des atouts formidables, mais nous vivons aussi des défis importants : année après année, étude après étude, élections après élections, nous constatons que l’Outaouais a du retard en comparaison avec les autres régions du Québec, et ce, en santé, en éducation, en transport, en culture, en exportation de biens et services, etc. Il faut que cela cesse, et pour cela l’Outaouais a besoin de vous.

Bien sûr, les gouvernements qui se sont succédé ont su poser des gestes positifs pour la région, mais malgré les efforts, il se dégage une perception que l’action gouvernementale est essentiellement en réaction par rapport à des enjeux précis, plutôt que d’être en appui à une véritable vision globale. Nous souhaitons donc collaborer avec un gouvernement qui veut des solutions de fond, qui pense à long terme et qui permet à l’Outaouais d’exprimer son plein potentiel et de jouer le rôle qu’elle mérite dans l’avenir du Québec.

Éducation

Il faut mettre fin aux actions à la pièce et déposer rapidement un plan de rattrapage du financement et de l’offre de programme en éducation postsecondaire. Les programmes d’enseignements postsecondaires disponibles en Outaouais ne correspondent ni aux besoins de la région, ni à son poids démographique, et ne lui permettent pas de rapatrier les jeunes qui étudient en Ontario ou ailleurs. Il faut mettre fin à cet exil forcé rapidement.

Santé

Il faut mettre fin aux actions à la pièce et déposer rapidement un plan pour : améliorer l’accès aux soins en Outaouais, rapatrier les patients québécois qui doivent se faire soigner en Ontario et s’assurer que l’Outaouais reçoivent sa juste part des investissements du gouvernement du Québec. Il faudra aussi évaluer l’impact de la réforme en santé sur la vitalité des territoires ruraux de l’Outaouais.

Transport

Nous souhaitons un engagement à financer à 100%, avec l’aide du gouvernement fédéral, notre projet de train léger entre l’ouest de Gatineau et les centres-ville d’Ottawa et de Gatineau.

Il faut aussi repenser le financement des opérations de transport collectif, dont pour l’instant 92 % sont financés par la Ville et les usagers, puisque le gouvernement se limite à financer les infrastructures. À une époque où le transport collectif est un enjeu fondamental, c’est une situation qui doit être modifiée.

Fiscalité : les municipalités sont le moteur de la région
La dépendance des villes à l’impôt foncier a des conséquences néfastes pour les citoyens de Gatineau et de toute la région. Les villes gèrent 60 % des infrastructures publiques et elles ne reçoivent que 8% de l’ensemble des taxes et impôts payés par les citoyens. Résultat? Les infrastructures municipales sont en décrépitudes, aucune ville n’arrive à investir des montants suffisants pour faire un rattrapage aussi nécessaire qu’urgent. De plus, ce déséquilibre fait que les villes négligent certaines autres missions municipales comme le développement social, la culture, l’environnement, les sports, etc.

En mai dernier, lors du Congrès de l’UMQ à Gatineau, vous vous êtes tous engagés à transférer l’équivalent d’un point de TVQ aux villes et à ce que le gouvernement du Québec recommence à payer la totalité de ses taxes foncières. Ce sont là deux engagements qui devront être mis en œuvre le plus rapidement possible, et nous devrons continuer à réinventer la fiscalité municipale ensemble.

D’autres domaines exigent la même attention

Évidemment, d’autres actions sont aussi requises en matière de tourisme, de culture, de diversification économique: la campagne n’est pas terminée et plusieurs organisations s’exprimeront sur les besoins de Gatineau et de la région.

En effet, plusieurs institutions de l’Outaouais exigent la même attention du gouvernement du Québec. Que ce soit nos chambres de commerce, Tourisme Outaouais, Culture Outaouais, la table des préfets, la Coalition Équité Outaouais, l’Alliance pour la cause de l’enseignement supérieur en Outaouais, etc., nous tenons tous le même discours : l’Outaouais veut recevoir sa juste part. Le prochain gouvernement devra adopter un plan d’action pour l’Outaouais qui reconnaît nos forces, notre potentiel, et les domaines où nous avons du rattrapage à faire.

Nous vous remercions à l’avance de prendre le temps de prendre en considération ces revendications importantes pour notre avenir. Gatineau et l’Outaouais ont beaucoup à offrir au reste du Québec, et nous aurons besoin de vous pour la suite des choses.

Je vous offre le meilleur des succès et beaucoup d’énergie pour la suite de la campagne électorale. Veuillez recevoir, Madame, Messieurs, mes salutations distinguées.

  

1er Sommet des Premières Nations et des municipalités sur la réconciliation

Merci à la mairesse Valérie Plante, au chef Ghislain Picard, ainsi qu'à l'UMQ et la FQM pour la tenue hier du 1er Sommet des Premières Nations et des municipalités sur la réconciliation.

Gatineau est une des villes au Québec avec la plus importante population autochtone, et cela vient avec une responsabilité de mieux se connaître et de pouvoir mettre en valeur cette présence et son histoire. Nous sommes fiers des pas que nous avons franchi dans les dernières années, et les conclusions de la journée vont servir à poursuivre nos efforts.

Détails ici: https://goo.gl/FZjYxV

 

Réaction du maire à la suite de l’annonce de la fermeture de la salle de rédaction du journal local La Revue (nouvellement appelé Le Gatineau express)

« La fermeture de La Revue est un coup dur pour Gatineau. Créé en 1959, le journal La Revue est une institution régionale respectée. Cette nouvelle est une épreuve pour les employés du média, mais c’est aussi un coup dur pour la démocratie locale. S’informer sur ce qui se passe dans sa région, dans sa ville, c’est se donner les moyens de prendre des positions, de comprendre les enjeux qui nous entourent, de renforcer nos communautés. On sait aussi que le taux de vote aux élections est directement proportionnel à la couverture médiatique locale, perdre un média c’est donc aussi risquer de voir la participation au vote s’effriter encore plus. J’invite les gouvernements fédéral et provincial à agir au plus vite pour soutenir les médias, et plus particulièrement les médias locaux. C’est une question de démocratie. »

Le conseil approuve la citation patrimoniale du Quartier du musée

Très fier de la décision du conseil municipal qui vient d'approuver il y a quelques minutes la citation patrimoniale du Quartier du musée. Bravo et merci à tous ceux qui y ont travaillé très fort, notamment le conseiller Cédric Tessier, conseiller municipal - Hull-Wright.

Voici le discours que j'ai lu ce soir en ouverture de conseil à ce sujet:

Nous prendrons, dans quelques minutes, une décision qui va marquer pour longtemps la vie de tout un quartier et même celle de tout Gatineau.

Depuis presque trois ans maintenant, nous débattons de ce que doit être le visage de Gatineau, de ce qui doit nous définir. Ce genre de débat n’est jamais facile. Nous aimons tous notre ville, nous souhaitons tous la mettre en valeur. Malheureusement, il y a de nombreuses visions d’avenir possibles, des visions qui se valent les unes les autres. Gatineau est une ville jeune, nous voulons le dire, mais nos racines sont profondes et nous voulons aussi que cela se sache.

Il y a donc des choix à faire, dont celui d’aujourd’hui.

Pour un élu, c’est à la fois une chance de pouvoir participer à une décision de cette importance, mais aussi une très grande responsabilité. Malgré nos divergences fondamentales, je sais que chaque élu a pris cette responsabilité très au sérieux et a fait des consultations et une réflexion profonde. Au nom des Gatinoises et des Gatinois, chers collègues, je vous en remercie.

Je suis profondément convaincu que la voix d’avenir pour que Gatineau se démarque, c’est de nous mettre nous-mêmes en valeur. Notre histoire. Nos grands hommes et nos grandes femmes.

Pour cette raison-là, les citoyens de l’ancienne ville de Hull et les citoyens de la nouvelle ville de Gatineau, dans tous les plans de développement qu’ils ont adoptés au cours des années, ont exprimé la volonté de protéger le Quartier du Musée. C’est un choix audacieux, car nous n’avons pas toujours eu une grande fierté collective, notre perception de notre propre histoire n’a pas toujours été très positive. Nous en avons détruit une bonne partie. Protéger le Quartier du Musée c’est tourner définitivement la page sur cette époque et faire le choix de la fierté de nos origines.

Le quartier du Musée raconte l’histoire de Hull, de Gatineau et de l’Outaouais, il s’ajoutera aux sept autres sites du patrimoine déjà en place : celui du quartier du Moulin, de Saint-Alexandre et celui de la rue Jacques-Cartier qui racontent l’histoire de l’ancien Gatineau; celui du vieux Aylmer raconte l’histoire de tout l’ouest de Gatineau; et celui du village d’Argentine, de Kent-Aubry-Wright et celui de Portage qui racontent l’histoire de Hull.

Mettre en valeur le Quartier du Musée, c’est, bien sûr, mettre en valeur des édifices, leur valeur architecturale exceptionnelle, leur histoire. Mais c’est aussi mettre en valeur l’histoire des familles d’ici, des familles qui nous ont beaucoup fait rayonner.

C’est l’histoire de la famille Bourque, dont le patriarche Joseph était un des plus importants entrepreneurs de la région au début du 20e siècle. Il a construit plusieurs édifices publics partout dans la région, et il deviendra maire de Hull en 1914.

C’est l’histoire du pharmacien Farley et de son épouse, tous deux des philanthropes et lui, un pharmacien dont les travaux étaient connus partout au Canada et à l’étranger.

C’est l’histoire de famille Monnin-Burger, dont le restaurant a accueilli tous les grands politiciens québécois et canadiens du 20e siècle. Henri Burger nous aura fait connaître par sa cuisine et son épouse, madame Monnin, aura été une des premières grandes femmes d’affaires de la région.

C’est l’histoire de la famille Sanche, une famille grâce à laquelle l’Outaouais rivalisait avec Montréal dans le domaine du théâtre, une famille qui nous a donné Bobino, un personnage qui a marqué l’imaginaire de plusieurs générations de québécoises et de québécois.

C’est l’histoire de la famille d’Alexandre Taché, ministre de l’Union nationale, qui, lors des visites de Maurice Duplessis à Hull, lui laissait tout un étage de la maison pour qu’il puisse s’y installer.

C’est aussi l’histoire des familles Cousineau, Roger, Champagne, Massé, Pharand, Bérubé, Caron, et j’en passe. Des hommes et des femmes qui ont bâti notre région et dont les réalisations dépassent parfois de loin les frontières de Gatineau.

Ces familles ont aujourd’hui la chance d’avoir, dans leurs maisons ancestrales, des gens qui investissent pour faire connaître l’histoire de la maison, enseignent à leurs enfants l’importance d’avoir des racines, protègent le caractère historique du quartier et continuent à construire son histoire. Je parle des familles Constantine, Marziliano, Lafleur, Héroux, Helwig, Wyatt, St-Onge, Labonté, Royer et plusieurs autres.

Je le répète, Gatineau est une ville jeune, dont les racines sont profondes. Pour savoir où l’on doit aller, il faut savoir d’où l’on vient. Ce soir, nous devons faire le choix de mettre en valeur notre passé. Pour que l’arbre grandisse, et dépasse tous les autres, il faut renforcer ses racines. Si le choix nous apparaît difficile aujourd’hui, dans cinq ans, dans dix ans, tout le monde reconnaîtra que c’était la bonne décision, une décision visionnaire, à l’image des gens qui ont fait ce que nous sommes aujourd’hui.

 

Lancement de la semaine de la fierté à la Ville de Gatineau

Voici le texte que j’ai lu à l’occasion du lancement de la semaine de la fierté à Ville de Gatineau. Merci à Erik Bisson et Jeunesse Idem.
« Depuis 2014, nous avons pris pour habitude de hisser le drapeau de la fierté devant la maison du citoyen, deux fois par année. Une première fois lors de la journée internationale : 17 juin, et une seconde à l’occasion de la semaine de la fierté, donc cette semaine.
C’est un geste important pour moi et pour tous les membres du conseil....
Oui, nous faisons ce geste par solidarité avec la communauté LGBTQ, ou allosexuelle.
Mais ce n’est pas que symbolique, le geste que nous faisons s’inscrit dans un combat politique qui est loin d’être terminé et pour lequel nous avons une responsabilité. Le Québec est une des premières sociétés au monde à avoir interdit la discrimination basée sur l’orientation sexuelle et à avoir permis le mariage pour des conjoints de même sexe. Ce sont des pas importants, mais il en reste à faire.
Au sud de notre frontière, aux États-Unis, les droits de la communauté GLBTQ sont attaqués constamment. C’est la même chose en Russie. Dans une dizaine de pays l’homosexualité est même encore passible de la peine de mort.
C’est donc un combat politique qui est loin, très loin d’être terminé.
Au Québec, la communauté allosexuelle peut vivre dans un contexte plutôt favorable, mais c’est peut-être ce contexte plus favorable qui nous donne l’obligation de parler, de nous exprimer pour faire évoluer le reste du monde dans le sens du respect des différences des identités sexuelles.
Il faut aussi reconnaître que la communauté vit des défis important au quotidien, chez nous aussi. J’ai toujours beaucoup apprécié les discussions que j’ai eues avec les membres de Jeunesse Idem et je lève mon chapeau à tous ces jeunes qui font preuve de courage et de détermination à chaque jour pour faire comprendre et accepter leur identité. La ville de Gatineau est, et restera toujours, leur alliée.
Nous voulons tous une société plus juste, plus égalitaire, plus humaine. Et une société ça se change pas à pas, grâce à du travail. Pierre Bourgault, un des plus grands orateurs de notre époque et homosexuel à une époque encore plus difficile que celle d’aujourd’hui, disait que quand on veut changer profondément la société, « il n’y a pas de grands soirs, il n’y a que des petits matins ». Ce matin en est un, c’est un petit pas que nous faisons, mais je vous remercie d’être ici pour que nous avancions ensemble.
Je veux vous souhaiter à toutes les personnes présentes, une belle semaine de la fierté et vous inviter à m’accompagner lors du défilé de dimanche prochain, je suivrai l’équipe de Jeunesse Idem. »

Conférence de presse de la rentrée

Comme à chaque début de session, je rencontre les médias pour présenter le programme des prochaines semaines et faire le point sur les dossiers en cours. Vous retrouverez l'intégralité de la conférence sous ce lien.

https://www.gatineau.ca/portail/default.aspx?p=la_ville/video_sur_demande

Début de la démolition d'une partie de l'usine EB Eddy

Étape importante dans le projet Zibi aujourd'hui: début de la démolition d'une partie de l'usine EB Eddy qui longe la rue Laurier. Ce qui veut dire que la rivière sera bientôt à nouveau visible depuis la rue Laurier, et le projet Zibi sera branché sur le prolongement de la rue Laval.

Extrait de l'article du Droit:

«Le président de Windmill, Jeff Westeinde, ajoute que d’ici environ 18 mois, il sera possible d’aller encore plus loin que la place publique au bout de la rue Lava...l. «Des escaliers permettront de descendre jusqu’à la rivière, explique-t-il lors d’une visite du chantier avec Le Droit. Nous allons aménager un parc pour la Commission de la capitale nationale (CCN), avec des sentiers et une piste cyclable.»

En remontant la rue Laval, à gauche, s’ouvrira la rue Jos-Montferrand qui donnera accès au premier immeuble résidentiel du site. Les premiers résidents y emménageront à l’automne. Un deuxième immeuble identique sera bientôt en chantier juste à côté. Cette rue ira rejoindre la rue Eddy, un peu avant le pont des Chaudières. Juste avant d’arriver à l’intersection, deux immeubles centenaires que les ouvriers s’affairent actuellement à restaurer attireront l’attention. Ils abriteront, dès le printemps prochain, des commerces au rez-de-chaussée et des bureaux aux étages.»

Article complet ici: https://goo.gl/KXQBzi

Mosaïculture Gatineau 2018

Visite guidée à Mosaïculture Gatineau 2018 ce midi, les équipes ont fait un travail formidable. Ça vaut le détour!

 

Bilan des 6 premiers mois

Bilan des 6 premiers mois du mandat ce matin: très satisfait de la dynamique renouvelée qui s'est installé au conseil depuis l'élection de novembre dernier.

Plusieurs élus ont porté des dossiers importants: cannabis, comité exécutif et opérations municipales, supervision du programme du conseil, ombudsman, PGMR, train léger, et j'en passe. C'est une façon de travailler qui nous permet de mettre à contribution les compétences des personnes autour de la table, et d'avancer vite et bien.

Couverture complète du bilan dans les médias de la journée!