Maxime Pedneaud-Jobin

Maire de la Ville de Gatineau

Conférence en collaboration avec l'AEÉNAP - 30 septembre 2014

J'ai été invité hier soir par l'association des étudiants de l'ÉNAP pôur discuter de gouvernance municipale et les relations entre la ville et le monde de l'éducation. Des échanges intéressants, voici quelques photos prises hier soir. 

  

Jour 196 (30 septembre)

Une autre journée intense! Présentation ce matin en plénier des résultats d'une analyse de l'impact de la collusion sur Gatineau. Dans mes statuts précédents, vous pouvez voir la vidéo intégrale de mon intervention ainsi qu'une version écrite de mon allocution, j'y fais le recensement de toutes nos actions. La collusion a eu un coût, il est complexe à évaluer, mais nous ferons tout en notre pouvoir pour recouvrer les sommes qui ont été prises aux citoyens. Après cette présentation, discussion sur les plans de développement du CSSS de Gatineau. Il est important que le réseau de la santé soit bien arrimé avec le monde municipal. Merci aux dirigeants du CSSS d'être venu discuter avec nous. En pm, le plénier continue à huis clos. En soirée, présentation à l'UQO à l'invitation de l'Association des étudiantes et des étudiants de l'École nationale d'administration publique. De beaux échanges avec les étudiants et avec les profs. De retour au bureau, soirée de travail administratif.

Déclaration sur la lutte à collusion - Vidéo intégrale

Voici la déclaration que j'ai faite ce matin à l'ouverture du comité plénier, en introduction à la présentation de nos services sur les moyens mis en place pour lutter contre la collusion.

 

Déclaration sur la lutte à la collusion

Voici la déclaration que j'ai faite ce matin à l'ouverture du comité plénier, en introduction à la présentation de nos services sur les moyens mis en place pour lutter contre la collusion. 

La version lue fait foi

Nous franchissons aujourd’hui une autre étape dans notre lutte à la collusion. Alors que certains ont cru  que Gatineau avait été épargnée par la collusion, le constat est aujourd’hui clair et net: la collusion a coûté cher à Gatineau. L’analyse qui vous sera présentée ici démontre, chiffres à l’appui, que l’absence de concurrence a permis aux firmes collusionnaires de s’enrichir de plusieurs millions de dollars aux dépens des contribuables gatinois. À cet égard, je renouvelle aujourd’hui l’engagement que j’ai pris à pareille date l’année dernière : les Gatinois peuvent compter sur la mairie et le conseil municipal pour tenter d’aller récupérer ces sommes.

Ici comme ailleurs au Québec, des entreprises malhonnêtes ont volé de l’argent public. En plus des mesures que nous prendrons pour récupérer l’argent des citoyens, nous examinerons aujourd’hui une série de recommandations pour pousser encore plus loin notre lutte à la collusion. De façon plus générale, nous allons continuer à être extrêmement vigilants dans la gestion des contrats publics. Il faut protéger les institutions publiques, redonner confiance aux citoyens dans les mécanismes en place pour nous assurer que chaque dollar perçu en taxe et impôt soit dépensé avec rigueur.  

Plusieurs mesures ont déjà été prises depuis un an : 

 

  • Renforcement de l’évaluation des offres de services professionnels par la mise en place d’une note quant à la qualité des services reçus, note qui permettra éventuellement d’écarter certains fournisseurs.
  • Dotation d’un poste de conseiller en chaîne d’approvisionnement pour renforcer notre expertise de l’analyse des marchés et pour la mise en place des stratégies adaptées
  • Mise sur pied d’un Bureau des grands projets: concentration et raffinement de notre expertise en matière de planification et de suivi des projets publics (réduire les avenants et dépassements de coûts)
  • Publication de l’ensemble des contrats donnés par la Ville en format données ouverte.
  • Amélioration des processus administratifs en matière d’appel d’offre, notamment l’instauration de comités de sélection responsables de l’analyse des dossiers pour éviter que les entrepreneurs sachent exactement qui analyse les soumissions.
  • Formation de l’UPAC pour le personnel affecté aux activités du processus d’approvisionnement, incluant les suivis de contrats (prévention, instrument de lutte à la collusion/corruption). 
  • L’adoption de stratégies pour favoriser l’ouverture des marchés, par exemple la fin des contrats publics de services professionnels à exercice exclusif, ou des stratégies particulières dans le cas du Centre Multi.

 

 De plus, le comité exécutif, qui est responsable de l’octroi des contrats, a adopté des pratiques rigoureuses dont un des objectifs est d’envoyer le message que la tolérance de Gatineau a ses limites quant à la qualité des services qu’elle reçoit et des prix qu’elle est prête à payer:

  • Nous continuons de rejeter des appels d’offres dont les prix sont trop élevés.
  • Nous restons intolérants face à certains fournisseurs incompétents. Pensons au dossier du marquage de rue ou encore à celui des estimations de la valeur des travaux ; la Ville a sévit et elle continuera à le faire.  
  • L’envoi de dossier à l’UPAC, sans aucune hésitation, pour des vérifications lorsque cela s’impose.

Évidemment, les nombreuses modifications législatives effectuées par le gouvernement du Québec nous ont également permis d’avoir davantage de moyens pour mettre en application les stratégies nécessaires pour déjouer la collusion et la corruption. L’obligation pour les fournisseurs de s’enregistrer auprès de l’Autorité des marchés financiers est au nombre des dispositions légales nous permettant comme élu de protéger l’intérêt public. L’immense majorité des entreprises sont honnêtes et c’est également pour les protéger que nous devons être intraitables avec celles qui ne jouent pas selon les règles. 

Des démarches politiques sont aussi en cours pour obtenir de Québec encore plus d’outils dans cette lutte que nous menons. Par exemple, nous attendons très bientôt un projet de loi qui devrait nous permettre d’avoir les moyens d’intenter les recours nécessaires pour recouvrer l’argent pris aux contribuables. Nous continuerons aussi à faire pression sur Québec pour la mise en place d’un Bureau d’évaluation des prix, une demande initiée par l’UMQ qui aiderait les municipalités à suivre l’évolution des marchés partout au Québec et ainsi s’assurer que nous payons un prix juste et raisonnable pour l’ensemble des biens et services que nous requérons.

Je terminerai en vous disant que le rapport d’analyse des services professionnels que nous recevons aujourd’hui n’est qu’une étape dans l’étude minutieuse de l’octroi des contrats publics. D’autres domaines de l’approvisionnement nécessiteront aussi des analyses approfondies. Nous allons continuer à prendre le temps de faire les analyses nécessaires pour nous assurer que chaque dollar d’argent public soit dépensé de façon honnête et utile.

 

Je cède maintenant la parole à nos équipes pour la présentation du rapport d’analyse et des recommandations pour poursuivre notre lutte.

Jour 196 (29 septembre)

Rencontre d'équipe au cabinet pour préparer la semaine. Rencontre de travail sur une éventuelle politique de communication. Sur l'heure du midi, visite extrêmement intéressante d'une délégation d'une dizaine de représentants d'Investissements Québec. C'était une occasion unique de rencontrer des gens qui jouent un rôle clé quand vient le temps de mettre les régions du Québec en valeur auprès des investisseurs et, surtout, de leur présenter Gatineau. Cette visite, initiée par Développement économique Gatineau, était une première. Un beau succès, très prometteur. En pm, plusieurs conversations avec des élus sur divers enjeux (éducation, culture, économie, etc.). En fin de journée, rencontre du lundi avec la direction générale sur une foule de dossiers qui demandent des orientations politico-administratives. En soirée, préparation finale du plénier de demain, au menu, lutte à la collusion.

Jour 194 (26 septembre)

Rencontre avec des intervenants de la région tout l'avant-midi. Des communications suivront, mais pas nous ne sommes pas tout à fait prêts pour l'instant. Dîner d'équipe avec une amie qui nous a aidé comme secrétaire de direction au moment de notre entrée en fonction. En pm, caucus d'Action Gatineau, discussion avec mon directeur de cabinet sur différents enjeux importants, puis soirée en famille.

Jour 193 (25 septembre)

7h, petit déjeuner de Centraide, le conseil et la direction sont là en force. Au bureau, rencontre avec la haute direction de l'UQO pour échanger sur le nouveau partenariat que nous voulons mettre en œuvre. Ensuite visite du campement des itinérants près du Gîte ami. L'expérience s'est bien déroulée cet été, nous ferons un bilan formel plus tard cet automne. Courte présence à la Commission des arts, des lettres et du patrimoine, présidée par Mireille Apollon, pour souligner l'importance de la culture dans le développement de Gatineau, développement social autant qu'économique. Rencontre en pm avec un homme d'affaires, puis avec un représentant d'Export-Outaouais en suivi de la journée Gatineau-Monde.

Jour 192 (24 septembre)

Exécutif ce matin, assez bref. Point de presse sur les sujets du conseil d'hier. Après l'exécutif, rencontre de travail sur des présentations qui viendront au plénier dans les semaines à venir. On ne manque pas de débats importants à l'agenda. En pm, préparation de discours, puis portes-ouvertes, rencontres avec plusieurs citoyens. En soirée à la maison, lecture, lecture, lecture.

Restructuration dans les conservatoires de musique régionaux

Le conseil municipal de Gatineau a adopté à l'unanimité, hier soir, une résolution d'appui au Conservatoire de musique de Gatineau. Vous en trouverez le texte intégral plus bas, je l'ai aussi fait parvenir ce matin à la ministre de la Culture Hélène David. C'est un dossier que nous allons suivre de près!

 

CONSIDÉRANT l’importance des programmes d’études offerts par l’institution, notamment au niveau postsecondaire;

CONSIDÉRANT l’importance de l’institution, de ses professeurs et de ses étudiants pour la vie culturelle de Gatineau et de l’Outaouais;

CONSIDÉRANT la volonté de la région de mettre fin à l’exode des étudiants de l’Outaouais vers l’Ontario;

CONSIDÉRANT QUE la Ville de Gatineau appuie les initiatives visant à consolider et bonifier l’offre de programmes en éducation postsecondaire sur son territoire;

IL EST PROPOSÉ ET RÉSOLU À L’UNANIMITÉ

 

QUE ce conseil est préoccupé par les effets d’éventuelles coupures dans l’enseignement supérieur en musique sur la vie culturelle de Gatineau et de l’Outaouais, et demande au gouvernement du Québec de tout mettre en œuvre pour que les actions qui seront prises ne contribuent pas à l’exode des étudiants de l’Outaouais vers l’Ontario.

Jour 191 (23 septembre)

Rencontre de travail avec le cabinet en matinée, puis enregistrement d'une vidéo à l'intention des employés sur la planification stratégique municipale. Dîner improvisé avec des collègues (Tremblay, Blondin, Champagne), on jase. En pm, caucus préparatoire pour le conseil. Belle visite de Christiane Yoakim, présidente du conseil municipal de la ville de Laval et de Driss Mbirkou, conseiller spécial du cabinet du maire. Presque tout le conseil de Laval a changé à la dernière élection et les nouveaux membres cherchent des modèles à suivre en matière de fonctionnement du conseil. Le nôtre est parmi les plus transparents au Québec et les rencontres préparatoires des élus sur les grands enjeux municipaux sont beaucoup plus nombreuses ici que dans bien des villes (où les échanges ont lieu essentiellement au conseil). En soirée, premier conseil à Aylmer dans ce mandat, webdiffusé mais en ondes sur MAtv seulement demain (les installation techniques ne permettent pas la diffusion en direct).