Maxime Pedneaud-Jobin

Maire de la Ville de Gatineau

Jour 228 (13 novembre)

Début de la journée à huis clos. Lors des huis clos, on discute d'enjeux de ressources humaines reliés au budget, par exemple les négociations patronales-syndicales à venir. En après-midi, on prend toutes les décisions finales du budget. Le vote officiel du budget se fera le 9 décembre, mais les discussions sont essentiellement terminées. Le délai entre cette semaine et le 9 permettra à nos services de préparer toute l'information officielle qui sera publiée avec le budget, préparer les ajustements tarifaires, les comptes de taxes, etc. Nous avons un bon budget, je vous le décrirai en détails dans le discours du budget, le 9 décembre prochain.

Jour 226 (12 novembre)

Difficile de résumer une journée comme celle-ci en quelques mots. La journée débute d'abord par un discours à l'ouverture du Colloque Vision Géomatique 2014, qui se tient à Gatineau cette année et pour lequel j'assume la présidence d'honneur. Je m'excuse ensuite auprès des participants puisqu'il reste beaucoup de travail pour la préparation du budget.  Hier, nous avons annoncé un ménage en profondeur dans notre plan d’investissements en infrastructures, 167 millions seulement en 2015, avec des priorités précises. Pour aujourd’hui, nous avons continué à faire des choix et à donner à notre équipe de fonctionnaires des orientations claires. Au centre-ville, nous sommes passés d'une liste de projets qui dépassait largement les 100 millions sans priorités définies à un budget de 32 millions sur 4 ans, et nos priorités sont le ruisseau de la Brasserie et le secteur Laval-Aubry. Pour la première fois depuis la fusion, nous investirons dans nos bibliothèques. Nous avions des demandes pour 123 millions, nous avons réduit cela à une enveloppe de presque 22 millions et nos priorités sont d'en construire une dans le Plateau, puis d'investir dans celle du vieux Aylmer et dans Guy-Sanche (ancien Bowater). Dans les deux derniers cas, les bibliothèques sont deux fois trop petites par rapport aux besoins de la population. On se rappelle aussi qu'à Gatineau, les gens vont deux fois moins à la bibliothèque qu'à Ottawa, ce qui n'augure pas bien pour l'avenir, dans le contexte où notre richesse viendra de notre matière grise. Nous sommes aussi passés de 47 millions de projets dans les quartiers, à une enveloppe de 10 millions avec des projets clairement identifiés. Grâce aux décisions d’aujourd’hui, nous cesserons de multiplier les projets, nous finirons ce que nous avons commencé et nos équipes ne travailleront pas pour rien. Récapitulation : seulement l’an prochain, nous mettrons 167 millions dans les infrastructures traditionnelles et durant les quatre prochaines années, nos investissements pour créer de la richesse au centre-ville, s'inscrire dans l'économie du savoir avec nos bibliothèques et améliorer nos quartiers s’élèveront, sur quatre ans, à 67 millions. 

Toute la journée s'est passée en public, la webdiffusion est sur le site de la ville.

Jour 226 (11 novembre)

Ce matin, pause de discussions budgétaires pour participer au Jour du Souvenir à Ottawa. C'était la première fois, de mémoire du maire Watson, qu'un maire de Gatineau participait à la cérémonie à Ottawa. Étant donné les événements récents chez nos voisins et l'importance de la journée cette année (100e de la première guerre), j'ai cru que c'était un geste de solidarité important à faire. Au retour, reprise des discussions budgétaires. Nous sommes toujours devant les mêmes choix difficiles. Continuer d'investir massivement dans nos infrastructures, là où nous avons 40 ans de rattrapage à faire, et investir dans l'avenir avec des projets qui créent de la richesse et améliorent notre qualité de vie. Arbitrage difficile. On recommence demain, toujours en webdiffusion.

Jour du souvenir - 11 novembre 2014

Voici un texte que j’avais publié il y a plusieurs années.  En cette semaine du Souvenir, je vous l’offre à nouveau en hommage à mon oncle.

 

Un des derniers

Le temps a rattrapé Guy Jobin. Pour la première fois depuis des années, il ne pourra pas assister aux cérémonies du jour du Souvenir. Son corps de 86 ans ne le lui permet plus. Les vétérans de la Deuxième guerre mondiale ont vaincu la tyrannie, mais ils ne vaincront pas la mort. Accroché à une vie qu’il aime passionnément, mon oncle Guy fait partie des derniers témoins de la plus grande boucherie de l’histoire de l’humanité.  

En 1943, Guy Jobin avait vingt ans. Il s’était porté volontaire pour contribuer à libérer l’Europe. Son sens du devoir a fait de lui un canonnier sur le porte-avions Nabob. Il fera la route entre l’Amérique et Mourmansk, un port de Russie. Seule voie permettant de ravitailler les Soviétiques, elle était patrouillée par les sous-marins et les bombardiers allemands, ainsi que par le Tirpitz un des plus puissants navires de guerre de la flotte allemande.   

Le 22 août 1944, les avions du Nabob participent à une opération contre le Tirpitz. Le géant allemand est touché, mais il flotte toujours. Plus tard dans la journée, à 17 h 16, la riposte allemande arrive du fond des mers. Le Nabob est torpillé. Grâce à l’efficacité et au courage de ses 800 marins, il reste à flot. Une vingtaine d’hommes sont tués ou portés disparus. On transfère une partie de l’équipage sur des navires venus à la rescousse. Une poignée de volontaires, dont Guy Jobin, restent à leur poste pour permettre à l’énorme navire de se réfugier en Écosse. Durant cinq longs jours et six longues nuits, ils couvrent une distance de 1 800 kilomètres sur une mer hostile infestée de sous-marins ennemis. Dès l’arrivée au port, plusieurs marins sont hospitalisés. La tension, le froid, l’humidité et le manque de sommeil auront eu raison d’eux. Pendant près de deux ans, Guy Jobin ira d’hôpital en hôpital. À la suite d’une paralysie totale des jambes, on lui dit qu’il ne marchera plus. À force de volonté, il fait mentir les médecins et retrouve l’usage de ses jambes. Ses vingt ans à lui, c’était ça.

Chaque année, le jour du Souvenir, je pense à mes oncles Guy Jobin et Rhéo Couture, à ceux et celles qui ont donné une partie de leur jeunesse, sinon leur vie, pour défendre la liberté. Après la Première Guerre mondiale, nos grands-parents disaient « Plus jamais ça ». La Seconde Guerre a fait entre 40 et 52 millions de morts, civils et militaires. Cinq ans plus tard, la guerre de Corée faisait 4 millions de morts. Vingt ans plus tard, le décompte commençait au Vietnam : il s’arrêtera aussi à 4 millions de morts. Et ça continue. Tous les jours, des soldats et des civils tombent en Irak, en Afghanistan, au Congo, au Darfour, en Tchétchénie. 

J’ai toujours eu un malaise avec le fait que le « souvenir » soit uniquement celui du sacrifice des combattants. C’est évidemment la priorité, mais c’est aussi une façon de fuir un autre souvenir. Car la guerre est toujours le fruit d’erreurs tragiques dont nous devons également nous rappeler. Celle des Allemands qui ont élu démocratiquement Hitler. Celle des démocraties, dont  la nôtre, qui ont été des modèles de lâchetés pendant la longue montée des nazis. Celle de millions de citoyens dans le monde qui sont restés passifs jusqu’à décembre 1941 alors que l’Europe était à genou et qu’Hitler était à 50 km de Moscou. Au moment d’acheter notre coquelicot, il faut penser à Guy Jobin et à ses compagnons, mais aussi aux gestes que nous devrions faire aujourd’hui pour éviter les guerres de demain. Est-ce que nous dénonçons les régimes totalitaires (la Chine par exemple)? Est-ce que nous combattons les injustices économiques et sociales dans le monde? De notre réponse à ces questions dépendra notre obligation d’envoyer, ou pas, des jeunes de vingt ans réparer les pots cassés.

Je vous laisse sur cette dédicace que mon oncle Guy a écrite pour ma sœur dans un exemplaire d’un livre sur l’histoire du Nabob :

 

« Léguer son histoire à la postérité pour nous, les marins canadiens du Nabob, était une question d’honneur. Loin de nous l’idée de glorifier la guerre… mais plutôt de perpétuer le souvenir de ceux qui ne sont pas revenus avec nous, ayant accompli leur devoir jusqu’au bout. Nous nous souviendrons. Guy »

Cérémonies du jour du souvenir - 11 novembre 2014

Pause aux discussion budgétaires pour participer aux cérémonies soulignant le Jour du Souvenir à Ottawa, qui prennent cette année une signification particulière étant donné les événements survenus dans les dernières semaines.

 

Jour 225 (10 novembre)

Première journée de discussions budgétaires. Je n’élaborerai pas beaucoup, tout est webdiffusé, sinon pour dire deux choses : 1- nous sommes la seule ville du Québec à tenir ces discussions en public, 2- je vous invite à écouter la première présentation, elle fait le point sur nos efforts de réduction de nos dépenses. Beaucoup de travail a été fait par la Commission de révision des dépenses, présidée par Maxime Tremblay. Nous nous donnons des outils importants pour améliorer la performance de l’ensemble de l’organisation. En soirée, rencontre avec l’exécutif pour chercher des solutions consensuelles aux compressions de Québec. Pas simple.

Jour 224 (vendredi dernier 7 novembre)

Tout l’avant-midi, un jeune du secondaire me suit dans mes rencontres. Dans le cadre d’une démarche d’orientation en emploi, il explore ce qu’est le service public, il a pu rencontrer des conseillers et assister à quelques rencontres. C’est une belle relève. Une partie de l’avant-midi est consacrée aux compressions budgétaires que nous impose le gouvernement du Québec, notamment la préparation du discours d'ouverture de la semaine du budget. Long dîner-rencontre avec l’équipe du cabinet pour régler toute une série de petits dossiers, le budget prend de la place, mais la ville continue d’avancer. Quelques appels téléphoniques, dont un avec l’animatrice de l’atelier où je ferai une présentation au Forum de la Fédération professionnelle des journalistes du Québec le samedi 15 novembre. Départ pour Montréal en fin d'après-midi car, samedi je rencontre les maires de Laval, Longueuil, Trois-Rivières et Saguenay, à Longueuil.

Premier journée d'étude du budget

Grosse première journée de préparation du budget. Nous avons débuté en présentant le bilan de la dernière année de la commission de révision des dépenses, qui a dégagé 6,3 millions de dollars d'économies récurrentes cette année. L'objectif d'ici 2018 est d'arriver à des économies de 15M$ par année. Les dépenses de la Ville sont scrutées à la loupe et de façon très rigoureuse.

 

Ouverture de la semaine du budget - 10 novembre 2014

Début de la semaine de préparation du budget ce matin, vous pouvez suivre les discussions en direct sur le site web de la Ville:http://villes.pqm.net/gatineau/diffusions/live.php 

Gatineau est la seule ville au Québec à tenir ces discussions en public et nous en sommes fiers. C'est une semaine cruciale, les citoyens doivent pouvoir suivre et comprendre les détails des finances publiques. N'hésitez pas à poser vos questions. 

Nous débutons ce matin, pour la première fois, par un bilan de la commission de révision des dépenses qui dressera un portrait des réalisations de la dernière année et des objectifs pour le futur. Bonne semaine.

 

Jour 223 (6 novembre)

En arrivant au bureau, remise officielle d'un chèque à l'Agence de bassin versant des 7, un organisme voué à la protection de l'eau. Ensuite petit tournage d'une vidéo dans le cadre des 25 ans de la Commission Gatineau ville en santé. Fin d'am, diner et début pm, rencontre spéciale avec l'exécutif et le comité des immobilisations sur les conséquences du pacte fiscal. Les échanges sont solides. Durant les pauses, je fais des entrevues. Bref caucus d'Action Gatineau en pm, puis rencontre avec le représentant de "La voix de l'immigrant", un organisme qui vient en aide aux immigrants qualifiés et finalement rencontre avec la direction et le président du Conseil régional de l'environnement et du développement durable (CREDDO).