Maxime Pedneaud-Jobin

Maire de la Ville de Gatineau

Jour 74

Première rencontre avec Claude Poisson, président des opérations, Société des casinos du Québec et Alain Miroux, directeur général du Casino Lac-Leamy, on échange sur le casino et ses projets d'avenir. Comité exécutif de l'UMQ, on prépare les sorties médiatiques des jours à venir dans le contexte de la campagne électorale. Coup de téléphone au maire Labeaume pour discuter plus précisément de la sortie commune de lundi avec les maires des grandes villes, à Québec. Rencontre avec le vérificateur général de Gatineau pour faire le point sur les rapports à venir. En après-midi, caucus des élus d'Action Gatineau, retour sur le Lac-à-l'épaule et discussion administrative sur nos budgets communs. Départ rapide vers la maison, on ne s'est pas beaucoup vus cette semaine.

Jour 73

Ce matin, avant le départ de la maison, entrevue radio sur le Lac-à-l'épaule. Toute la matinée en rencontre à la STO. On fait le point sur l'évolution de l'offre de service. Tout l'après midi, rencontres avec des organisations gatinoises, notamment avec la direction de Centraide Outaouais pour échanger sur quelques enjeux communs. C'est une organisation très précieuse pour la région. Précision : je ne nomme pas toutes les organisations que je rencontre car un statut Facebook comme celui-ci équivaut à un communiqué de presse... ce qui met parfois les gens que je rencontre dans une situation qui n'est pas toujours souhaitable au moment où je publie (un statut s'est déjà transformé en première page avec Héma-Québec. Oups.) . D'autres entrevues sur le Lac-à-l'épaule. Trop courte discussion au Cabinet sur une multitude de petits dossiers qui demandent des réponses (demandes de rencontres, déplacements à prévoir, etc.). En fin de journée, enregistrement d'une vidéo qui sera présentée lors d'une activité où je ne pourrais pas aller. J'arrive de la soirée Grande Allée, soirée reconnaissance pour les employés de la ville. Superbe activité faite par les employés eux-mêmes. Bravo aux artistes et à celles et ceux à qui ont rendait hommage. De belles rencontres.

Jour 72

Lac-à-l'épaule très productif. Le défi était de transformer des programmes électoraux distincts en un programme pour le conseil pour les quatre prochaines années. La première étape du défi est relevée, nous avons des orientations communes et une série d'actions communes à mettre en place. La direction générale doit maintenant chiffrer le plan et le proposer au conseil pour que les choix soient plus concrets et respectueux de nos limites financières. Si une rencontre comme celle-là permet de débattre, débroussailler, mieux comprendre, les prochaines étapes, les étapes décisionnelles, seront faites en public. À la fin de la rencontre, les élus avaient raisons d'être fiers de notre capacité à avancer malgré nos différences. Ça reste de la politique, c'est le choc des idées, il y aura encore des débats en public comme en privé, mais on avance et c'est ce qui compte.

Jour 71

 23h43. Bonne journée. On avance. Je termine de me préparer pour demain, ce sera une journée avec beaucoup de contenu à débattre, on cherche des compromis. Je vous donnerai des détails demain par la voie des médias, maintenant au dodo.

Jour 70

En plus des rencontres statutaires du lundi (avec l'équipe pour préparer la semaine, la direction générale de la ville, la direction générale du CLD), rencontre sur le plan de révision des comités et commissions municipales (nombre, fonctionnement, pouvoirs, etc.). Le reste de cette longue journée est consacré à préparer les deux jours de rencontre qui viennent. Objectif : changer nos programmes électoraux en programme du conseil pour les quatre années à venir. Évidemment, on ne règlera pas tout en deux jours, mais il faut faire un pas en avant pour développer un programme commun, une vision commune, un plan d'action commun. Beaucoup de pain sur la planche, mais c'est du travail nécessaire et important.

Jour 69

Journée passée à Québec dans le dossier du petit train. Le dossier chemine, pas de nouveau à annoncer, la discussion avec Québec continue. Durant la journée, plusieurs dossiers sont traités à distance. Ce soir je quitte pour la relâche, de retour au travail lundi. Demain j'aurai 46 ans, je profiterai de ma journée pour dormir.

Jour 68

La routine du lundi commence à s'installer. Matin : rencontre d'équipe pour prévoir l'horaire de la semaine en cours et de la semaine suivante. En après-midi, rencontre avec la direction générale, aussi sur les enjeux à venir. Entre les deux, avant-dernière rencontre sur le lac-à-l'épaule (dernière demain, puis relâche) et touche finale aux derniers documents à envoyer aux élus. Souper avec le conseiller Mike Duggan pour échanger sur différents sujets et pour mieux nous connaître. On découvre que nous avons enseigné l'anglais au Japon la même année, lui à Osaka et moi à Tokyo. Dans les deux cas, c'est notre grand frère qui nous y avait invité. Tchoberigou, comme auraient dit les ados japonais à l'époque (Traduction : Tcho-super beri-very gou-good). Oyasumi nasai à tous (bonne nuit).

Discours de la soirée d'assermentation du conseil du 12 novembre 2013

 

Bonsoir,

La cérémonie de ce soir est importante à la fois pour Gatineau et pour nous tous personnellement. D'une part, Gatineau se donne un nouveau gouvernement et, d'autre part, nous entrons tous dans une nouvelle phase de notre vie personnelle, une phase qui, j'en suis convaincu, sera passionnante. Peu d’emploi donne à celle ou celui qui l’occupe autant de capacité d’influencer le quotidien des gens que le poste de conseiller municipal. C’est un privilège que les citoyens nous confèrent et nous devrons leur faire honneur.   

Je tiens à saluer encore une fois mon prédécesseur, monsieur Marc Bureau qui a servi sa ville avec engagement et sincérité. Je le remercie également pour la qualité de la transition qu’il a assurée dans les derniers jours. Une transition est toujours un moment difficile et il l’a traversé avec beaucoup d’élégance.

À la fin de cette cérémonie, 19 personnes auront été confirmées dans leur poste de dirigeants de la quatrième grande ville du Québec.

Les fonctions que nous occuperons sont donc importantes pour la population gatinoise, mais elles le sont également en dehors de nos frontières. Une ville comme la nôtre peut avoir une influence positive sur les destinées de l’Outaouais et du Québec, il suffit qu'elle y prenne sa place. J'ai bien l'intention de contribuer à ce qu’elle le fasse.   

Notre conseil est plus représentatif que l'ancien de la réalité gatinoise.  Le nombre de femmes au conseil augmente légèrement, passant de 5 à 6. S'il faut se réjouir de ce pas en avant, il faut surtout reconnaître qu'il en reste plusieurs à faire pour avoir un conseil équilibré.

Je dois aussi souligner l'arrivée au conseil du plus jeune élu de toutes les grandes villes du Québec. L'arrivée de monsieur Tessier est d'autant plus marquante qu'il est issu de la Commission jeunesse de la ville de Gatineau, une commission dont l'objectif est notamment de stimuler la participation des jeunes à la vie politique.

Son arrivée confirme que l'ancienne ville de Hull, puis celle de Gatineau, ont eu raison d'investir dans la jeunesse non seulement dans des services destinés aux jeunes, mais également dans une instance politique où ils peuvent s’exprimer. 

It is also important to mention the arrival in Council of a member of the English speaking community. The presence of Mr. Duggan will make our Council even more representative of Gatineau.

Nous sommes un certain nombre au conseil à avoir de jeunes enfants. Nous devrons tenir compte de cette réalité dans nos façons de faire, là aussi, la vie politique doit s'adapter au désir des nouveaux politiciens de mener une vie plus équilibrée entre la famille et le travail.

La diversité d'un conseil n'est pas importante uniquement du point de vue de la stricte représentativité politique, mais aussi pour la capacité qu'elle nous donne collectivement de poser des regards différents sur les mêmes enjeux et ainsi prendre de meilleures décisions. 

Vous le savez, la politique est un engagement qu'on ne prend jamais seul.

Il y a parmi nos invités des gens qui ont donné de leur temps pour contribuer à l'élection des uns et des autres. Je tiens à les remercier de leur engagement. L'engagement politique peut améliorer le monde. Merci à tous ceux et toutes celles qui y croient et qui s'y investissent.     

Parmi nos invités, il y a aussi des membres de nos familles. Vous voilà donc tous entraînés en politique. D'abord, parce que notre travail se passe en public, mais également parce que la famille offre un refuge, un havre de paix qui est essentiel quand on occupe un poste aussi difficile que celui de politicien. Je tiens donc à remercier à l'avance les familles des élus, pour leur contribution à la collectivité gatinoise.

Je vais faire tout ce que je peux pour que l'aventure politique de ceux que vous accompagnez aujourd'hui ne vous impose pas trop de sacrifices.

Je prends cet engagement également devant ma famille. J’adore mon travail, mais je vous aime encore plus. Ça va bien se passer.

Notre conseil marque un changement important dans la vie politique gatinoise, notamment par l'arrivée en poste de conseillers et d'un maire issus d'un parti politique. Nous serons sous surveillance non seulement par les médias, mais également par les citoyens qui ont contribué à notre programme et nous ont mandaté pour le porter. Les élus issus d'Action Gatineau devront démontrer qu'ils peuvent travailler avec des élus qui ne partagent pas toutes leurs idées. Les élus indépendants devront démontrer qu'ils peuvent contribuer à faire avancer un programme grande ville qui a été endossé par la majorité des électeurs.

Après vous avoir tous rencontrés individuellement, je peux affirmer que les Gatinois n'ont pas à s'inquiéter, l'esprit de collaboration est bien présent et, même si nous savons déjà qu'il y aura de bons débats, nous savons également que la volonté de travailler dans le respect est partagée par tous. La première preuve de ce respect sera notre capacité à faire des compromis.

Permettez-moi de citer l'introduction que John Kennedy a écrite pour son livre Profiles in Courage. Il y aborde la nécessité de faire des compromis, mais pas n'importe lesquels.

 

We shall need compromises in the days ahead, to be sure. But these will be, or should be, compromises of issues, not of principles. We can compromise our political positions, but not ourselves. We can resolve the clash of interests without conceding our ideals.


Kennedy nous invite à avoir le courage d’accepter des compromis sur des enjeux, tout en gardant vivants nos principes, nos valeurs, nos idéaux.

Ces réflexions devront nous inspirer tout au long du chemin que nous ferons ensemble.

J'ai demandé à un de nos poètes, monsieur Guy Jean, de nous réciter une de ses œuvres qui m'a beaucoup marqué. C'est un des plus beaux textes jamais écrits sur notre région, un texte qui n'occulte pas les défis que nous avons dû surmonter tout en mettant en valeur notre extraordinaire richesse.

Chers collègues, je vous invite à garder ce texte près de vous durant tout le prochain mandat pour qu'il nous aide à nous rappeler toute la grandeur de la mission qui nous est conférée : faire progresser encore plus une ville et une région uniques au monde par leur histoire et leur beauté. Je suis certain que cette beauté nous incitera à garder en tête l’intérêt général.       

Gatineau est une ville dynamique dans les sports, dans les loisirs, dans la culture, elle a un potentiel économique énorme, elle est verte, elle est belle. Nous allons lui donner, ensemble, un élan politique dont nos citoyens seront fiers.

Je porte ce soir une cravate (une fois n’est pas coutume), mais ce n'est pas une cravate ordinaire. Elle a appartenue à un ami de ma famille, un ami qui nous a quittés trop tôt. Il s'appelait Philippe Kanonko. Ancien ambassadeur du Burundi au Canada, il représente pour moi la quintessence de l'homme d'État.

Un homme capable, dans les environnements les plus difficiles, de s'élever au-dessus de ses intérêts personnels, au-dessus des intérêts de sa communauté d'appartenance, au-dessus de la facilité pour prendre des décisions dans l'intérêt général. Philippe sera toujours avec moi. Merci à son épouse, Carine, et à son fils, d'être avec nous ce soir.

Dans le monde d'aujourd'hui, il n'y a pas beaucoup d'emplois plus difficiles que celui de politicien. Nos erreurs font la une des journaux, nos bons coups passent trop souvent sous silence. Nous devons régler tous les problèmes de nos quartiers et de notre ville, sans trop dépenser. Nous devons prendre des décisions, innover, avoir du courage, sans bousculer les gens. Le défi est immense et tous ceux et toutes celles qui ont le courage de tenter de le relever méritent notre respect.

Au nom de tous les Gatinois, je suis fier de remercier chacun des nouveaux élus, chacune des nouvelles élues de son engagement.

J’entrevois avec enthousiasme l’aventure qui nous attend.

 

Jour 67

C'était aujourd'hui la conférence de presse des 100 jours du conseil... une date compromis avec les journalistes entre les 100 jours calendrier et les 100 jours ouvrables. On a beaucoup travaillé, nous sommes tous assez fiers de ce... début de mandat. J'espère que les reportages vous permettront d'avoir un bon aperçu de tout ce qui a été fait. J'ai aussi lancé un blogue pour que les personnes qui ne sont pas sur Facebook puissent avoir accès à mes bilans de fin de journée. J'y mettrai toute sorte d'info sur la vie politique municipale (www.gatineau.ca/maire) La journée avait commencé par une formation sur la gouvernance municipale, elle s'est terminée, après la conférence de presse, au salon des conseillers pour une petite jasette de fin de journée. Maintenant, repos. Demain et dimanche, participation au salon du livre. J'espère vous y voir.

Lancement du blogue!