Maxime Pedneaud-Jobin

Maire de la Ville de Gatineau

Jour 66

Première journée du genre dans ma vie. L’horaire de la journée tient sur deux pages pleines. Après le départ des enfants pour l’école, 8h, rendez-vous chez la coiffeuse pour une coupe de cheveux d’urgence. Je n’ai pas oublié la note mise à mon agenda par ma secrétaire : ne pas oublier ma cravate. 9 h, séance de photo rapide pour la banque de photos officielles. 9 h 30 relecture des quatrediscours de la journée. 10 h départ pour l’hôpital de Gatineau. Première rencontre de la journée avec madame Marois. Le ministre de la santé et le ministre de la sécurité publique y sont. Je participe à la préparation du point de presse pour donner de l’info sur les enjeux régionaux du jour. Après les annonces gouvernementales, nous partons rapidement pour le diner de la Chambre de commerce. Madame Marois y fait d’autres annonces (tout le contenu sera dans les médias demain). Je fais mon premier discours de la journée pour la remercier de sa présence. Je quitte rapidement les lieux pour la Maison du citoyen où je dois accueillir la délégation gouvernementale pour l’annonce sur le centre multifonctionnel. La première ministre passe d’abord au bureau du maire pour signer le livre d’or de Gatineau. Nous prenons le temps de discuter, seuls avec nos équipes, avant la rencontre technique avec les fonctionnaires pour préparer la communication officielle. Nous parlons des défis que doivent relever les villes, notamment de fiscalité et du cadre légal inadéquat. Un mot sur les bibliothèques et sur l’enseignement supérieur, deux dossiers où l’Outaouais aura besoin de l’aide de Québec. On parle aussi de la laiterie de l’Outaouais et de l’importance d’appuyer les initiatives en économie sociale. Quand nous quittons le bureau, tout le conseil accueille madame Marois, les joueurs des Olympiques sont tous présents et l’on procède à l’annonce qui nous permettra d’aller en appel d’offres pour le nouveau Guertin le 11 mars prochain. Début de la construction en mai. 16 h, le ministre de la culture, monsieur Maka Kotto, annonce l’appui gouvernemental à la politique du patrimoine de Gatineau (770 000$). Je fais mon troisième discours de la journée. 18 h, j’accompagne la première ministre dans un bain de foule au Salon du livre. 18 h 30, elle quitte le Salon et les dignitaires qui restent procèdent à l’ouverture officielle du salon. Je fais mon quatrième discours de la journée. Rencontre avec des artisans du livre, puis départ pour le bureau pour préparer la journée de demain, qui sera marquée notamment par une conférence de presse sur les 100 jours du conseil. On s’aperçoit que nous n’avons pas soupé, nous décidons donc d’aller travailler en mangeant au resto (l'équipe du cabinet). Fin de la réunion à 22h.

DIscours du 27 février 2014 à la cérémonie d'ouverture du 35e Salon de livre de l'Outaouais

 

 

Un salon du livre est toujours une fête. Nous y célébrons la lecture, les artisans du livre et tout ce qu’un livre peut nous donner comme bonheur. Nous fêtons les auteurs surtout, sans qui rien de tout ça ne serait possible. Ce sont eux qui nous font rêver, qui nous font réfléchir, qui nous bousculent, qui nous gardent en haleine, qui nous provoquent, qui nous transportent dans de fabuleux voyages, sur des îles inconnues, lointaines ou toutes proches. Si chaque livre est un pont tendu entre nous et la connaissance, entre nous et le monde, chaque auteur est un passeur de culture et un bâtisseur d’identité. Il faut donc les célébrer.

 

 

Le destin des personnes ressemblant parfois à celui des régions, pour aller vers l’autre il faut d’abord exister. C’est donc Gatineau et tout l’Outaouais qui profitent du talent de nos écrivains.

 

Grâce à eux, nous bâtissons notre identité collective sur des assises solides, des assises qui nous sont propres, c’est à dire sur un imaginaire nourri par le territoire que nous habitons.

 

 

Le ministre Kotto, lui-même acteur et auteur, a été à même de constater que Gatineau est une véritable ville de culture, lors de son passage au colloque du réseau Les Arts et la Ville, en mai dernier. Gatineau prend sa place au Québec et nous en sommes fiers.

 

 

Cet après-midi il a même parlé de nous comme d’une région exemplaire. Ca n’a pas toujours été le cas, j’espère que le salon sera un occasion de plus de lever notre chapeau en l’honneur de tous ceux et toutes celles qui ont bâti l’Outaouais culturel.

 

 

M. Kotto, je me ferai un plaisir de vous offrir une visite de nos installations culturelles de premier ordre, que ce soit nos salles de spectacle, notre théâtre municipal, le seul du genre au Québec, et notre centre de production théâtrale, nos centres d’exposition et nos dix bibliothèques municipales.

 

 

À ces infrastructures s’ajoute l’appui financier et technique de Gatineau à des dizaines d’organismes artistiques. Gatineau s’est aussi doté d’une politique culturelle, qui intègre les diverses communautés qui la composent, et d’une politique du patrimoine qui veillera à mettre en valeur le riche héritage sur lequel est construite notre ville.

 

Pour son dynamisme et pour son apport à l’identité québécoise, Gatineau mérite d’être reconnue et soutenue par le gouvernement du Québec. Des gestes importants ont déjà été posés cet après-midi, notamment le financement d’une importante entente culturelle rassemblant des partenaires de tout l’Outaouais. Nous vous en remercions. Nous compterons certainement sur votre appui pour le redéploiement de notre réseau de bibliothèques.

 

 

Un salon du livre démocratise l’accès à la lecture et à la culture tout en nous permettant de nommer qui nous sommes. C’est aussi un pas vers le reste du monde, ce pas dont je vous parlais tout à l’heure. Parce que la culture est l’affaire de tous. Au quotidien, parfois même sans nous en rendre compte, nous sommes sollicités par les œuvres créées par les écrivains, les musiciens, les artistes visuels.

 

Chacune de ses œuvres que nous avons aimées, qui nous a provoqués, nous transforme et marque un jalon dans notre parcours. Si la portée de ces œuvres ne fait pas toujours de nous des hommes meilleurs, elle a le pouvoir de le faire, elle nous façonne et nous influence plus que nous le pensons.

 

 

En ce sens, lire et écrire sont des actes  émminament politiques car ils portent en eux une vision du monde, un projet humain. 

 

 Le Salon du livre de l’Outaouais figure au rang des trois plus grands Salons. C’est aussi, paraît-il, le préféré des auteurs. Il est à dimension humaine et il favorise les rencontres. Il est à proximité du cœur ludique du centre-ville et de ses bistros et restaurants. Il s’inscrit dans la durée et est désormais un pilier de notre paysage culturel. Depuis 35 ans, c’est un rendez-vous annuel incontournable.

 

 

L’année dernière, ce sont 37 000 personnes qui ont franchi ses portes.

 

 

Pour moi, chaque dollar public consenti à cette grande fête est un investissement rentable. C’est pourquoi je suis fier que la Ville de Gatineau appuie la tenue d’un événement d’une telle envergure. À notre contribution financière et en services, j’aimerais ajouter ici mon indéfectible soutien à tout le moins pour les quatre années à venir.

 


J’en profite pour féliciter les organisateurs du Salon, Anne-Marie Trudel en tête, de leur remarquable engagement qui se traduit chaque fois par un retentissant succès.

 

 J’adresse aussi mes plus chaleureux remerciements aux dizaines de bénévoles qui offrent temps et énergie pour rendre la chose possible.

 

 

Si vous croyez que vous travaillez dans un salon du livre vous vous trompez. Vous contribuez à bâtir un monde meilleur. J’en veux pour preuve cette citation de Victor Hugo (Les Châtiments):

 

 L’art, c’est la pensée humaine

Qui va brisant toute chaîne!

L’art, c’est le doux conquérant!

À lui le Rhin et le Tibre!

Peuple esclave, il te fait libre;

Peuple libre, il te fait grand!

 

 

Grandissons ensemble. Bon Salon!

 

 

DIscours prononcé lors de l'annonce du Centre Multi le 27 février 2014

 

L’annonce d’aujourd’hui était attendue depuis longtemps à Gatineau, elle est le fruit d’un long travail!

 

Tout le conseil a suivi le dossier de très très près depuis novembre, c’est un dossier qui a eu sa part de rebondissements, nous voulions nous assurer que tout se passe bien. Le travail avec les Olympiques  a été impeccable. Le travail avec le MAMROT  a été impeccable.

 

Avant Noël, il nous fallait négocier l’aspect financier du protocole avec les Olympiques. Nous l’avons fait.

 

Le Ministre des affaires municipales devait endosser ce même aspect financier. Il l’a fait.

Nous devions finaliser le protocole avant la fin janvier, nous l’avons fait.

 

Le ministre devait approuver l’ensemble du dossier avant de pouvoir en faire l’annonce finale, il l’a fait.

 

La Première Ministre devait venir nous voir pour faire l’annonce finale du projet, elle est ici aujourd’hui avec nous. 

La conclusion de ce travail efficace, rapide, concerté est que l’appel d’offre sera lancé d’ici 15 jours, la construction débutera au printemps 2014 et le centre accueillera ses premiers visiteurs à la fin de 2015.  

 

Plusieurs remerciements

o   Nos partenaires des Olympiques.

o   Les employés de la Ville de Gatineau, en particulier notre comité de négociation.

§  Services des loisirs et des sports

§  Service de la culture

§  La direction générale

o   Les élus. Dossier prioritaire pour tout le conseil.

Tout le monde a fait preuve de rigueur, de discipline, on a bien suivi le plan de match, ce qui nous a permis de franchir une étape cruciale de cet important projet pour Gatineau et pour l’Outaouais.

Le centre multifonctionnel est une infrastructure très importante pour Gatineau :

o   Bâtiment à la fine pointe de la technologie, avec certification LEED, parce que Gatineau aspire à devenir une ville verte qui servira de modèle

o   Grâce à sa localisation et sa structure, le centre multifonctionnel deviendra un élément phare du centre-ville de Gatineau

o   Domicile des Olympiques de Gatineau, une des fiertés de la Ville de Gatineau

o   Infrastructure sportive aussi utilisée par des milliers de citoyens à chaque année

o   Infrastructure culturelle et un lieu de rassemblement qui permettra d’organiser des événements et des spectacles en tout genre pour animer la Ville.

Madame la Première Ministre, vous avez procédé à une annonce importante et nous sortons tous gagnants de la journée d’aujourd’hui. Merci.

Visite de la Première ministre du Québec, Pauline Marois, 27 février 2014 (Photo de Sylvain Marier)

Visite de la Première ministre du Québec, Pauline Marois, 27 février 2014 (Photo de Sylvain Marier)

Visite de la Première ministre du Québec, Pauline Marois, 27 février 2014 (Photo de Sylvain Marier)

Visite de la Première ministre du Québec, Pauline Marois, 27 février 2014 (Photo de Sylvain Marier)

Visite de la Première ministre du Québec, Pauline Marois, 27 février 2014 (Photo de Sylvain Marier)

Discours du 23 novembre 2013 au Gala de la chambre de commerce de Gatineau

 

Merci,

 

Monsieur le ministre,

Monsieur le président de la Chambre,

 

Bonsoir à vous tous,

 

Il s’est passé beaucoup de choses dans les derniers jours :

 

Organisation du cabinet, choix du personnel

Nominations des élus à des postes clés

Rencontres avec le personnel municipal

Appels aux leaders syndicaux

Discussions avec plusieurs  acteurs municipaux, régionaux et nationaux

Invitation à la Première Ministre, elle viendra nous voir, il ne nous manque qu’une date.  

Hier, annonce de changements importants au Rapibus

Après-demain, on commence l’étude du budget gatinois et le surlendemain on adoptera celui de la STO.

 

Oui, les choses vont vite.

 

Il y a beaucoup de changements en cours, et il y en aura beaucoup d’autres.

Gatineau est une ville dynamique dans les sports, dans les loisirs, dans la culture, elle a un potentiel économique énorme, elle est verte, elle est belle. J’entends lui donner, avec le nouveau conseil, un élan, une voix politique forte dont nos citoyens seront fiers.

Cet élan vous concerne directement et c’est pour cela que j’ai accepté de venir ici ce soir même si je devrais être couché.

 

Je tenais à réitérer devant vous certains engagements électoraux qui sont maintenant les engagements du maire.

 

Je voulais aussi vous demander de me donner un peu de temps, nos objectifs sont ambitieux.   

Avec Gatineau ville d’Affaires, nous voulons passer du slogan à la réalité.

 

Mettre en place un effet de guichet unique pour les entrepreneurs.

 

Procéder à un allégement significatif de la réglementation et des processus administratifs, et ce, en collaboration directe avec vous. J’ai déjà confirmé avec M. Normand que nous travaillerons en collaboration étroite en ce sens.

 

Exiger la révision de tous les dérapages récents dans la relation de Gatineau avec ses entreprises afin d’améliorer notre performance administrative.

 

Nécessaire. On devrait être un modèle.

 

Favoriser, par tous les moyens mis à notre disposition, l’achat local auprès des entreprises de notre territoire.


J’ai demandé un état de situation sur les frais de croissance dans les parcs industriels. Je vais déposer au conseil dans les prochaines semaines, une proposition quant à leur abolition. 

Nous voulons faire davantage de prospection des entreprises qui nécessitent une main-d’œuvre qualifiée pour qu’elles viennent s’installer chez nous. Le maire doit être associé ce démarchage.

Nous voulons reconnaitre que l’UQO est un de nos principaux outils de création de richesse. Donc la traiter comme un partenaire privilégié et exiger que Québec élimine son sous-financement.

 

Je suis présentement président de Développement économique CLD Gatineau. Je suis convaincu que le CLD doit pouvoir parler fort pour défendre les enjeux économiques régionaux et la présence du maire à sa tête, dans les faits, oblige le CLD à se taire à des moments où sa voix devrait être entendue. Je ne donnerai pas d’exemple, mais ils ont été nombreux dans les années passées. Je proposerai donc une révision de la gouvernance au CLD et, d’ici un certain nombre de mois, je n’en serai plus le président. Le monde des affaires aussi doit parler d’une voix forte.  

 

 En tant que maire, je serai un partenaire de tous les instants pour tous ceux et toutes celles qui veulent contribuer au développement économique et à la création d’emploi.

 

Je serai, avec vous, un ambassadeur de Gatineau partout au Québec, au Canada et dans le monde.

 

On sent, un peu partout à Gatineau, une volonté que des choses changent, que des décisions se prennent. Le politique doit en prendre, mais l’administratif aussi. 

 

Je voudrais donc vous présenter une personne qui sera au cœur de tous les changements que nous voulons faire à Gatineau. Il s’agit de la nouvelle directrice générale de la ville de Gatineau, madame Marie-Hélène Lajoie.

 

Je discutais récemment avec un homme d’affaires d’Ottawa qui me disait que selon lui, pour assurer le succès économique d’une ville  il fallait absolument que les hauts fonctionnaires municipaux soient bilingues. Je ne voulais pas trop m’engager dans la question linguistique… quand il a ajouté : ils doivent parler gouvernement et parler privé. C’est deux mondes aussi nécessaire l’un que l’autre et notre richesse vient notamment de la qualité de l’arrimage entre les deux. Je vous assure qu’une des grandes qualités de madame Lajoie est d’être bilingue.

 

Le mandat que l’on se donne tous les deux est ambitieux.

 

Il faut que notre ville, par son efficacité, par l’importance qu’elle donne au développement économique, envoie le message aux jeunes en particulier, mais aux gens d’affaires en général que notre volonté de diversifier notre économie, notre volonté de nous affranchir de notre dépendance à l’État est réelle, concrète, accompagnée par des actions.

 

Gatineau doit devenir un modèle en matière d’accompagnement des affaires.

 

Le défi est immense, il faudra beaucoup de temps, on va manger l’éléphant morceau par morceau, mais nous y arriverons.  

 

En terminant,  j’offre mes sincères félicitations à toutes les personnes, entreprises et organisations en lice pour un prix.

 

Vous serez notre inspiration dans le grand chantier que nous entreprenons avec vous.

 

Merci.

Discours du 6 novembre 2013 aux Culturiades

Bonsoir,

 

J’aimerais tout d’abord féliciter les candidats et lauréats qui se sont succédé sur la scène depuis le début de la soirée.

 

Gatineau peut être fière de compter des citoyennes et des citoyens dont la passion pour les arts et la culture est mise au profit de toute la collectivité.

 

Pour une 14e année, la Ville de Gatineau est heureuse d’être partenaire des Culturiades.

 

Cet événement est un bel exemple de la contribution des gensdu milieu culturel gatinoisà la création d’une identité forte et d’un sentiment d’appartenance collectif.

 

D’ailleurs, afin de stimuler la pratique artistique et l’accessibilité aux arts et à la culture, la Ville de Gatineau est fière d’investir, notamment, plus de 20 millions de dollars annuellement dans ses programmations culturelles et artistiques.

 

En 2013, la Ville de Gatineau a également soutenu 103 organismes culturels pour un investissement de plus de 800 000 $.

 

Enfin, 3,8 millions de dollars sont investis annuellement dans les priorités de notre politique culturelle 2012-2016.

 

 

 

 

 

Grâce à ces importants investissements, la Ville de Gatineau peut :

·      consolider la vitalité culturelle,

·      favoriser la concertation des acteurs et des organismes culturels,

·      accroître et promouvoir l’offre culturelle

·      et faciliter l’accessibilité à toutes les facettes de la culture.

 

Bref, nous investissons dans l’édification d’une ville toujours plus dynamique et créatrice, et dans le soutien aux artistes et artisans qui colorent et animent le quotidien des Gatinoises et Gatinois.

 

 

 

 

Je tiens enfin à remercier la Fondation pour les arts, les lettres et la culture en Outaouais, la FALCO, pour son magnifique travail, tout au long de l’année, bien sûr, mais encore plus particulièrement ce soir, dans l’organisation de ce gala.

 

Nos artistes et intervenants artistiques font battre le cœur de notre ville; il est essentiel de prendre le temps de souligner de façon formelle l’importance que nous accordons à leur contribution.

 

Je sais que vous avez toutes et tous très hâte de connaître le nom du lauréat ou de la lauréate du Prix Hommage Ville de Gatineau. Je cède donc la parole à l’animateur de la soirée…

 

Merci!