Maxime Pedneaud-Jobin

Maire de la Ville de Gatineau

Jour 72

Lac-à-l'épaule très productif. Le défi était de transformer des programmes électoraux distincts en un programme pour le conseil pour les quatre prochaines années. La première étape du défi est relevée, nous avons des orientations communes et une série d'actions communes à mettre en place. La direction générale doit maintenant chiffrer le plan et le proposer au conseil pour que les choix soient plus concrets et respectueux de nos limites financières. Si une rencontre comme celle-là permet de débattre, débroussailler, mieux comprendre, les prochaines étapes, les étapes décisionnelles, seront faites en public. À la fin de la rencontre, les élus avaient raisons d'être fiers de notre capacité à avancer malgré nos différences. Ça reste de la politique, c'est le choc des idées, il y aura encore des débats en public comme en privé, mais on avance et c'est ce qui compte.

Jour 71

 23h43. Bonne journée. On avance. Je termine de me préparer pour demain, ce sera une journée avec beaucoup de contenu à débattre, on cherche des compromis. Je vous donnerai des détails demain par la voie des médias, maintenant au dodo.

Jour 70

En plus des rencontres statutaires du lundi (avec l'équipe pour préparer la semaine, la direction générale de la ville, la direction générale du CLD), rencontre sur le plan de révision des comités et commissions municipales (nombre, fonctionnement, pouvoirs, etc.). Le reste de cette longue journée est consacré à préparer les deux jours de rencontre qui viennent. Objectif : changer nos programmes électoraux en programme du conseil pour les quatre années à venir. Évidemment, on ne règlera pas tout en deux jours, mais il faut faire un pas en avant pour développer un programme commun, une vision commune, un plan d'action commun. Beaucoup de pain sur la planche, mais c'est du travail nécessaire et important.

Jour 69

Journée passée à Québec dans le dossier du petit train. Le dossier chemine, pas de nouveau à annoncer, la discussion avec Québec continue. Durant la journée, plusieurs dossiers sont traités à distance. Ce soir je quitte pour la relâche, de retour au travail lundi. Demain j'aurai 46 ans, je profiterai de ma journée pour dormir.

Jour 68

La routine du lundi commence à s'installer. Matin : rencontre d'équipe pour prévoir l'horaire de la semaine en cours et de la semaine suivante. En après-midi, rencontre avec la direction générale, aussi sur les enjeux à venir. Entre les deux, avant-dernière rencontre sur le lac-à-l'épaule (dernière demain, puis relâche) et touche finale aux derniers documents à envoyer aux élus. Souper avec le conseiller Mike Duggan pour échanger sur différents sujets et pour mieux nous connaître. On découvre que nous avons enseigné l'anglais au Japon la même année, lui à Osaka et moi à Tokyo. Dans les deux cas, c'est notre grand frère qui nous y avait invité. Tchoberigou, comme auraient dit les ados japonais à l'époque (Traduction : Tcho-super beri-very gou-good). Oyasumi nasai à tous (bonne nuit).

Discours de la soirée d'assermentation du conseil du 12 novembre 2013

 

Bonsoir,

La cérémonie de ce soir est importante à la fois pour Gatineau et pour nous tous personnellement. D'une part, Gatineau se donne un nouveau gouvernement et, d'autre part, nous entrons tous dans une nouvelle phase de notre vie personnelle, une phase qui, j'en suis convaincu, sera passionnante. Peu d’emploi donne à celle ou celui qui l’occupe autant de capacité d’influencer le quotidien des gens que le poste de conseiller municipal. C’est un privilège que les citoyens nous confèrent et nous devrons leur faire honneur.   

Je tiens à saluer encore une fois mon prédécesseur, monsieur Marc Bureau qui a servi sa ville avec engagement et sincérité. Je le remercie également pour la qualité de la transition qu’il a assurée dans les derniers jours. Une transition est toujours un moment difficile et il l’a traversé avec beaucoup d’élégance.

À la fin de cette cérémonie, 19 personnes auront été confirmées dans leur poste de dirigeants de la quatrième grande ville du Québec.

Les fonctions que nous occuperons sont donc importantes pour la population gatinoise, mais elles le sont également en dehors de nos frontières. Une ville comme la nôtre peut avoir une influence positive sur les destinées de l’Outaouais et du Québec, il suffit qu'elle y prenne sa place. J'ai bien l'intention de contribuer à ce qu’elle le fasse.   

Notre conseil est plus représentatif que l'ancien de la réalité gatinoise.  Le nombre de femmes au conseil augmente légèrement, passant de 5 à 6. S'il faut se réjouir de ce pas en avant, il faut surtout reconnaître qu'il en reste plusieurs à faire pour avoir un conseil équilibré.

Je dois aussi souligner l'arrivée au conseil du plus jeune élu de toutes les grandes villes du Québec. L'arrivée de monsieur Tessier est d'autant plus marquante qu'il est issu de la Commission jeunesse de la ville de Gatineau, une commission dont l'objectif est notamment de stimuler la participation des jeunes à la vie politique.

Son arrivée confirme que l'ancienne ville de Hull, puis celle de Gatineau, ont eu raison d'investir dans la jeunesse non seulement dans des services destinés aux jeunes, mais également dans une instance politique où ils peuvent s’exprimer. 

It is also important to mention the arrival in Council of a member of the English speaking community. The presence of Mr. Duggan will make our Council even more representative of Gatineau.

Nous sommes un certain nombre au conseil à avoir de jeunes enfants. Nous devrons tenir compte de cette réalité dans nos façons de faire, là aussi, la vie politique doit s'adapter au désir des nouveaux politiciens de mener une vie plus équilibrée entre la famille et le travail.

La diversité d'un conseil n'est pas importante uniquement du point de vue de la stricte représentativité politique, mais aussi pour la capacité qu'elle nous donne collectivement de poser des regards différents sur les mêmes enjeux et ainsi prendre de meilleures décisions. 

Vous le savez, la politique est un engagement qu'on ne prend jamais seul.

Il y a parmi nos invités des gens qui ont donné de leur temps pour contribuer à l'élection des uns et des autres. Je tiens à les remercier de leur engagement. L'engagement politique peut améliorer le monde. Merci à tous ceux et toutes celles qui y croient et qui s'y investissent.     

Parmi nos invités, il y a aussi des membres de nos familles. Vous voilà donc tous entraînés en politique. D'abord, parce que notre travail se passe en public, mais également parce que la famille offre un refuge, un havre de paix qui est essentiel quand on occupe un poste aussi difficile que celui de politicien. Je tiens donc à remercier à l'avance les familles des élus, pour leur contribution à la collectivité gatinoise.

Je vais faire tout ce que je peux pour que l'aventure politique de ceux que vous accompagnez aujourd'hui ne vous impose pas trop de sacrifices.

Je prends cet engagement également devant ma famille. J’adore mon travail, mais je vous aime encore plus. Ça va bien se passer.

Notre conseil marque un changement important dans la vie politique gatinoise, notamment par l'arrivée en poste de conseillers et d'un maire issus d'un parti politique. Nous serons sous surveillance non seulement par les médias, mais également par les citoyens qui ont contribué à notre programme et nous ont mandaté pour le porter. Les élus issus d'Action Gatineau devront démontrer qu'ils peuvent travailler avec des élus qui ne partagent pas toutes leurs idées. Les élus indépendants devront démontrer qu'ils peuvent contribuer à faire avancer un programme grande ville qui a été endossé par la majorité des électeurs.

Après vous avoir tous rencontrés individuellement, je peux affirmer que les Gatinois n'ont pas à s'inquiéter, l'esprit de collaboration est bien présent et, même si nous savons déjà qu'il y aura de bons débats, nous savons également que la volonté de travailler dans le respect est partagée par tous. La première preuve de ce respect sera notre capacité à faire des compromis.

Permettez-moi de citer l'introduction que John Kennedy a écrite pour son livre Profiles in Courage. Il y aborde la nécessité de faire des compromis, mais pas n'importe lesquels.

 

We shall need compromises in the days ahead, to be sure. But these will be, or should be, compromises of issues, not of principles. We can compromise our political positions, but not ourselves. We can resolve the clash of interests without conceding our ideals.


Kennedy nous invite à avoir le courage d’accepter des compromis sur des enjeux, tout en gardant vivants nos principes, nos valeurs, nos idéaux.

Ces réflexions devront nous inspirer tout au long du chemin que nous ferons ensemble.

J'ai demandé à un de nos poètes, monsieur Guy Jean, de nous réciter une de ses œuvres qui m'a beaucoup marqué. C'est un des plus beaux textes jamais écrits sur notre région, un texte qui n'occulte pas les défis que nous avons dû surmonter tout en mettant en valeur notre extraordinaire richesse.

Chers collègues, je vous invite à garder ce texte près de vous durant tout le prochain mandat pour qu'il nous aide à nous rappeler toute la grandeur de la mission qui nous est conférée : faire progresser encore plus une ville et une région uniques au monde par leur histoire et leur beauté. Je suis certain que cette beauté nous incitera à garder en tête l’intérêt général.       

Gatineau est une ville dynamique dans les sports, dans les loisirs, dans la culture, elle a un potentiel économique énorme, elle est verte, elle est belle. Nous allons lui donner, ensemble, un élan politique dont nos citoyens seront fiers.

Je porte ce soir une cravate (une fois n’est pas coutume), mais ce n'est pas une cravate ordinaire. Elle a appartenue à un ami de ma famille, un ami qui nous a quittés trop tôt. Il s'appelait Philippe Kanonko. Ancien ambassadeur du Burundi au Canada, il représente pour moi la quintessence de l'homme d'État.

Un homme capable, dans les environnements les plus difficiles, de s'élever au-dessus de ses intérêts personnels, au-dessus des intérêts de sa communauté d'appartenance, au-dessus de la facilité pour prendre des décisions dans l'intérêt général. Philippe sera toujours avec moi. Merci à son épouse, Carine, et à son fils, d'être avec nous ce soir.

Dans le monde d'aujourd'hui, il n'y a pas beaucoup d'emplois plus difficiles que celui de politicien. Nos erreurs font la une des journaux, nos bons coups passent trop souvent sous silence. Nous devons régler tous les problèmes de nos quartiers et de notre ville, sans trop dépenser. Nous devons prendre des décisions, innover, avoir du courage, sans bousculer les gens. Le défi est immense et tous ceux et toutes celles qui ont le courage de tenter de le relever méritent notre respect.

Au nom de tous les Gatinois, je suis fier de remercier chacun des nouveaux élus, chacune des nouvelles élues de son engagement.

J’entrevois avec enthousiasme l’aventure qui nous attend.

 

Jour 67

C'était aujourd'hui la conférence de presse des 100 jours du conseil... une date compromis avec les journalistes entre les 100 jours calendrier et les 100 jours ouvrables. On a beaucoup travaillé, nous sommes tous assez fiers de ce... début de mandat. J'espère que les reportages vous permettront d'avoir un bon aperçu de tout ce qui a été fait. J'ai aussi lancé un blogue pour que les personnes qui ne sont pas sur Facebook puissent avoir accès à mes bilans de fin de journée. J'y mettrai toute sorte d'info sur la vie politique municipale (www.gatineau.ca/maire) La journée avait commencé par une formation sur la gouvernance municipale, elle s'est terminée, après la conférence de presse, au salon des conseillers pour une petite jasette de fin de journée. Maintenant, repos. Demain et dimanche, participation au salon du livre. J'espère vous y voir.

Lancement du blogue!

Jour 66

Première journée du genre dans ma vie. L’horaire de la journée tient sur deux pages pleines. Après le départ des enfants pour l’école, 8h, rendez-vous chez la coiffeuse pour une coupe de cheveux d’urgence. Je n’ai pas oublié la note mise à mon agenda par ma secrétaire : ne pas oublier ma cravate. 9 h, séance de photo rapide pour la banque de photos officielles. 9 h 30 relecture des quatrediscours de la journée. 10 h départ pour l’hôpital de Gatineau. Première rencontre de la journée avec madame Marois. Le ministre de la santé et le ministre de la sécurité publique y sont. Je participe à la préparation du point de presse pour donner de l’info sur les enjeux régionaux du jour. Après les annonces gouvernementales, nous partons rapidement pour le diner de la Chambre de commerce. Madame Marois y fait d’autres annonces (tout le contenu sera dans les médias demain). Je fais mon premier discours de la journée pour la remercier de sa présence. Je quitte rapidement les lieux pour la Maison du citoyen où je dois accueillir la délégation gouvernementale pour l’annonce sur le centre multifonctionnel. La première ministre passe d’abord au bureau du maire pour signer le livre d’or de Gatineau. Nous prenons le temps de discuter, seuls avec nos équipes, avant la rencontre technique avec les fonctionnaires pour préparer la communication officielle. Nous parlons des défis que doivent relever les villes, notamment de fiscalité et du cadre légal inadéquat. Un mot sur les bibliothèques et sur l’enseignement supérieur, deux dossiers où l’Outaouais aura besoin de l’aide de Québec. On parle aussi de la laiterie de l’Outaouais et de l’importance d’appuyer les initiatives en économie sociale. Quand nous quittons le bureau, tout le conseil accueille madame Marois, les joueurs des Olympiques sont tous présents et l’on procède à l’annonce qui nous permettra d’aller en appel d’offres pour le nouveau Guertin le 11 mars prochain. Début de la construction en mai. 16 h, le ministre de la culture, monsieur Maka Kotto, annonce l’appui gouvernemental à la politique du patrimoine de Gatineau (770 000$). Je fais mon troisième discours de la journée. 18 h, j’accompagne la première ministre dans un bain de foule au Salon du livre. 18 h 30, elle quitte le Salon et les dignitaires qui restent procèdent à l’ouverture officielle du salon. Je fais mon quatrième discours de la journée. Rencontre avec des artisans du livre, puis départ pour le bureau pour préparer la journée de demain, qui sera marquée notamment par une conférence de presse sur les 100 jours du conseil. On s’aperçoit que nous n’avons pas soupé, nous décidons donc d’aller travailler en mangeant au resto (l'équipe du cabinet). Fin de la réunion à 22h.

DIscours du 27 février 2014 à la cérémonie d'ouverture du 35e Salon de livre de l'Outaouais

 

 

Un salon du livre est toujours une fête. Nous y célébrons la lecture, les artisans du livre et tout ce qu’un livre peut nous donner comme bonheur. Nous fêtons les auteurs surtout, sans qui rien de tout ça ne serait possible. Ce sont eux qui nous font rêver, qui nous font réfléchir, qui nous bousculent, qui nous gardent en haleine, qui nous provoquent, qui nous transportent dans de fabuleux voyages, sur des îles inconnues, lointaines ou toutes proches. Si chaque livre est un pont tendu entre nous et la connaissance, entre nous et le monde, chaque auteur est un passeur de culture et un bâtisseur d’identité. Il faut donc les célébrer.

 

 

Le destin des personnes ressemblant parfois à celui des régions, pour aller vers l’autre il faut d’abord exister. C’est donc Gatineau et tout l’Outaouais qui profitent du talent de nos écrivains.

 

Grâce à eux, nous bâtissons notre identité collective sur des assises solides, des assises qui nous sont propres, c’est à dire sur un imaginaire nourri par le territoire que nous habitons.

 

 

Le ministre Kotto, lui-même acteur et auteur, a été à même de constater que Gatineau est une véritable ville de culture, lors de son passage au colloque du réseau Les Arts et la Ville, en mai dernier. Gatineau prend sa place au Québec et nous en sommes fiers.

 

 

Cet après-midi il a même parlé de nous comme d’une région exemplaire. Ca n’a pas toujours été le cas, j’espère que le salon sera un occasion de plus de lever notre chapeau en l’honneur de tous ceux et toutes celles qui ont bâti l’Outaouais culturel.

 

 

M. Kotto, je me ferai un plaisir de vous offrir une visite de nos installations culturelles de premier ordre, que ce soit nos salles de spectacle, notre théâtre municipal, le seul du genre au Québec, et notre centre de production théâtrale, nos centres d’exposition et nos dix bibliothèques municipales.

 

 

À ces infrastructures s’ajoute l’appui financier et technique de Gatineau à des dizaines d’organismes artistiques. Gatineau s’est aussi doté d’une politique culturelle, qui intègre les diverses communautés qui la composent, et d’une politique du patrimoine qui veillera à mettre en valeur le riche héritage sur lequel est construite notre ville.

 

Pour son dynamisme et pour son apport à l’identité québécoise, Gatineau mérite d’être reconnue et soutenue par le gouvernement du Québec. Des gestes importants ont déjà été posés cet après-midi, notamment le financement d’une importante entente culturelle rassemblant des partenaires de tout l’Outaouais. Nous vous en remercions. Nous compterons certainement sur votre appui pour le redéploiement de notre réseau de bibliothèques.

 

 

Un salon du livre démocratise l’accès à la lecture et à la culture tout en nous permettant de nommer qui nous sommes. C’est aussi un pas vers le reste du monde, ce pas dont je vous parlais tout à l’heure. Parce que la culture est l’affaire de tous. Au quotidien, parfois même sans nous en rendre compte, nous sommes sollicités par les œuvres créées par les écrivains, les musiciens, les artistes visuels.

 

Chacune de ses œuvres que nous avons aimées, qui nous a provoqués, nous transforme et marque un jalon dans notre parcours. Si la portée de ces œuvres ne fait pas toujours de nous des hommes meilleurs, elle a le pouvoir de le faire, elle nous façonne et nous influence plus que nous le pensons.

 

 

En ce sens, lire et écrire sont des actes  émminament politiques car ils portent en eux une vision du monde, un projet humain. 

 

 Le Salon du livre de l’Outaouais figure au rang des trois plus grands Salons. C’est aussi, paraît-il, le préféré des auteurs. Il est à dimension humaine et il favorise les rencontres. Il est à proximité du cœur ludique du centre-ville et de ses bistros et restaurants. Il s’inscrit dans la durée et est désormais un pilier de notre paysage culturel. Depuis 35 ans, c’est un rendez-vous annuel incontournable.

 

 

L’année dernière, ce sont 37 000 personnes qui ont franchi ses portes.

 

 

Pour moi, chaque dollar public consenti à cette grande fête est un investissement rentable. C’est pourquoi je suis fier que la Ville de Gatineau appuie la tenue d’un événement d’une telle envergure. À notre contribution financière et en services, j’aimerais ajouter ici mon indéfectible soutien à tout le moins pour les quatre années à venir.

 


J’en profite pour féliciter les organisateurs du Salon, Anne-Marie Trudel en tête, de leur remarquable engagement qui se traduit chaque fois par un retentissant succès.

 

 J’adresse aussi mes plus chaleureux remerciements aux dizaines de bénévoles qui offrent temps et énergie pour rendre la chose possible.

 

 

Si vous croyez que vous travaillez dans un salon du livre vous vous trompez. Vous contribuez à bâtir un monde meilleur. J’en veux pour preuve cette citation de Victor Hugo (Les Châtiments):

 

 L’art, c’est la pensée humaine

Qui va brisant toute chaîne!

L’art, c’est le doux conquérant!

À lui le Rhin et le Tibre!

Peuple esclave, il te fait libre;

Peuple libre, il te fait grand!

 

 

Grandissons ensemble. Bon Salon!