Maxime Pedneaud-Jobin

Maire de la Ville de Gatineau

Levée du drapeau arc-en-ciel - 16 mai 2014

Dans le cadre de la journée internationale contre l'homophobie et la transphobie, en compagnie d'Erik Bisson, coordonnateur de Jeunesse Idem.  

Je trouvais important de prendre quelques minutes pour venir assister à la levée de drapeau. Il s’agit d’un geste symbolique qu’on pose par solidarité et pédagogie. Par solidarité envers toutes les personnes et communautés victimes d’homophobie ou transphobie partout dans le monde. Nous en avons eu des tristes exemples notamment en Russie dans les derniers mois… Mais il ne faut pas oublier que des tonnes de préjugés subsistent encore chez nous, au Québec, à Gatineau.

Et c’est pourquoi je considère que la levée du drapeau est aussi un geste de pédagogie : il faut rappeler que les communautés LGBT vivent des défis immenses au quotidiens, chez nous comme ailleurs. J’ai rencontré un groupe de jeunes de Jeunesse Idem pour parler avec eux le mois dernier, et je lève mon chapeau à tous ces jeunes qui font preuve de courage et de détermination à chaque jour. C’est inspirant.

C’est un sujet doit nous toucher tous, et si Gatineau peut contribuer par un geste symbolique c’est la moindre des choses. Même si l’effet est de provoquer le débat et sensibiliser un peu plus, on aura attend objectif : une société plus juste et égalitaire.

Jour 116

Matin : discours devant tous les cadres et professionnels de Gatineau, aux alentours de 300 personnes. Une assemblée de gens qui travaillent fort pour leur ville. La nouvelle direction générale impose au beau dynamisme à cette belle équipe. Ensuite tout l'avant-midi, rencontre de travail à la STO sur divers ajustements de services et sur l'arrimage avec les villes voisines. En pm, rencontre avec la corporation de la place des festivals, puis longue rencontre avec le CA de l'aéroport de Gatineau, une institution qui traverse, sans jeu de mots, une zone de turbulence. Ce sera un autre dossier important de l'année qui vient.

Jour 115

Exécutif assez léger le matin. En point de presse, retour sur le centre Multi. Je réitère que c’est le travail des élus de rapporter aux autorités responsables ce qu’ils possèdent comme information. L’UPAC a le mandat de « prévenir, vérifier, enquêter » pour venir en aide aux municipalités qui le demandent. Nous avons fait notre travail. Dîner chez l’ambassadeur de France, son excellence M. Philippe Zeller, un homme qui connait bien l’Outaouais. Gatineau a la chance d’être près des ambassades, il faut en profiter pour créer des liens. Michel Plouffe, directeur de Développement économique CLD Gatineau m’accompagne et la conversation porte notamment sur les échanges économiques et culturels possibles avec Gatineau. Twitter nous apprends qu’au moment même où nous quittions l’Ambassade de France à Ottawa, Denis Coderre, maire de Montréal, quittait l’ambassade du Canada à Paris. En pm, rencontre avec Jocelyn Blondin sur divers dossiers, monsieur Blondin est un homme d’expérience qui a beaucoup d’idées intéressantes. Ensuite, rencontre avec un citoyen préoccupé par le phénomène de l’intimidation dans nos écoles, c’est bon d’avoir des parents engagés. Discussion téléphonique avec le maire de Sherbrooke sur les enjeux à venir à l’UMQ. Bref passage au comité de direction d’Action Gatineau puis match… et joie.

Jour 114 (mardi)

Jour de conseil et jour de la décision de rejeter les offres reçues dans le dossier du centre Multi. Rencontre tôt le matin avec la direction générale et le service de police pour revoir les annonces du jour. On s’assure d’avoir revérifié avec nos avocats le vocabulaire que nous utiliserons. Présentation du dossier du centre Multi à huis clos avec le conseil, puis présentation publique. Votre unanime sur le rejet des soumissions. Je vous invite à aller sur mon blogue consulter ma déclaration (http://www.gatineau.ca/maire). Juste avant de passer en public, nous appelons les soumissionnaires et les députés concernés pour les informer de la situation. J’avais déjà parlé à la ministre de la Justice jeudi dernier. Après la présentation en public, point de presse. Je vous invite à le visionner sur le site de la ville. Dîner avec les membres du conseil, puis caucus préparatoire au conseil (également webdiffusé). On se déplace rapidement vers Masson-Angers pour éviter l’heure de pointe et l’on continue la rencontre là-bas. Plusieurs dossiers à l’ordre du jour du conseil, notamment des investissements au centre-ville, la reconstruction de l’église d’Aylmer et l’adoption du schéma d’aménagement révisé. Les citoyens sont nombreux à poser des questions, plusieurs conseillers interviennent. Gilles Carpentier annonce une entente avec les services ambulanciers pour l’utilisation de la voie du Rapibus durant les congestions causées par les travaux sur le pont des Draveurs. Après le conseil, la presse interroge plusieurs conseillers, la journée est riche en éléments de nouvelles. Rendu à la maison, problème d’ordi, je ne peux faire mon statut et le dodo vient vite.

Déclaration à propos du projet du Centre multifonctionnel

Vous trouverez ici le texte de la déclaration faite au comité plénier du 13 mai 2014.

 

La semaine dernière, nous avons procédé à l’analyse des soumissions reçues dans le dossier de la construction du centre multifonctionnel.

 

Nos constats sont les suivants :

 

Notre processus d’appel d’offres a été fait dans les formes. Les prix des divers aspects du projet ont été établis par des professionnels embauchés par la ville. Ils ont procédé aux estimés en utilisant plusieurs méthodes distinctes dont les résultats se recoupent tous. Le travail de ces mêmes professionnels a été vérifié par la firme Hanscomb, une firme qui se spécialise dans ce type de contre-vérification. Dans les derniers jours, les professionnels ont tenté de comprendre les écarts de prix entre nos estimés et les soumissions reçues. Nous restons convaincus que nos estimés sont fiables, l’écart entre les soumissions reçus et nos estimés nous indique clairement que le prix qui nous est demandé n’est pas juste et raisonnable. Cette analyse à elle seule justifie que le contrat ne soit pas octroyé et c’est la décision que le conseil a pris ce matin. 

On se rappellera que le coût total du projet de centre multifonctionnel est estimé à 63,5 millions de dollars pour la démolition de l’aréna existant, la construction du nouvel édifice et l’achat d’équipements scénographiques. Les professionnels engagés ont évalué les coûts de construction à 50,6 millions de dollars. Le 1er mai dernier, le plus bas soumissionnaire a présenté une offre totalisant 65 394 907 $ pour la construction uniquement, une offre de 15 millions de dollars supérieure aux estimés.

 

Pour nous l’écart de 15 millions n’est pas acceptable, nous sommes plusieurs à penser que nous ne devons pas payer plus que le montant prévu, soit 63,5 millions pour le projet global, et si il y a des dépassements on devra faire des choix à l’intérieur de ce montant. Nous tiendrons ces réflexions en temps et lieu.

 

Par ailleurs, depuis l’ouverture des soumissions, nous avons colligé un certain nombre d’éléments et d’irrégularités qui semblent avoir nui à la saine concurrence et qui remettraient donc en question l’intégrité financière de ce projet public. Les détails sont importants ici, et je tiens à être précis : il s’agit d’un ensemble d’informations, et non uniquement l’information contenue dans les soumissions.

 

Devant ces éléments, la direction générale adjointe responsable du dossier et la direction générale de la Ville, en collaboration avec le Service de police de la Ville de Gatineau (SPVG) et avec mon appui, ont transmis le dossier à l’Unité permanente anticorruption (UPAC). Ce dépôt a eu lieu le jeudi 8 mai dernier.

 

Encore une fois, je veux être certain d’être bien clair : nous ne ciblons personne, nous constatons des choses que nous devons signaler, c’est tout. Je précise que nous ne ciblons personne puisqu’il s’agit d’un dossier complexe dans lequel sont impliqués des entrepreneurs généraux, il y aussi un grand nombre de sous-contractants. Nous ne portons aucun jugement sur le rôle des uns ou des autres dans les irrégularités, tout ça appartient à l’UPAC. La suite des choses leur appartient et c’est leur rôle de porter des jugements dans ce dossier.

 

Évidemment, à partir de ce moment, les propos que nous pourrons tenir sur le dossier lui-même sont limités.

 

Nous pouvons toutefois affirmer ceci.

 

La Ville de Gatineau a mis de l’avant plusieurs mesures pour éviter la collusion et pour assurer une saine gestion des fonds publics. Nous nous sommes donné pour règle d’agir avec rigueur et de ne rien laisser passer. Cette volonté a été réitérée lors de l’adoption du programme du conseil. Nous avons d’ailleurs déjà lancé une enquête qui nous amènera à revoir tous les contrats octroyés de 2008 à 2013 en matière de « contrôle de matériaux » sur les chantiers.

 

Nous souhaitons bien sûr que les projets planifiés par la Ville se réalisent, mais cela doit se faire dans le respect des contribuables gatinois. Nous nous sommes donné comme rôle de protéger les contribuables et c’est ce que nous allons faire. Nous serons intraitables quant à l’intégrité exigée, autant de la part des entreprises privées avec lesquelles nous traitons directement ou indirectement, que de la part de notre personnel. Dès que nous aurons des doutes quant à l’intégrité des projets, nous les référerons aux autorités compétentes en la matière, c’est notre devoir d’agir ainsi. C’est à la fois une question d’intégrité professionnelle, d’intégrité personnelle et de responsabilité face aux contribuables.

 

Toutes les questions qui porteront sur le processus d’enquête qui s’amorce seront référées à l’UPAC.

 

En ce qui concerne les étapes à venir, je vous dirais que la dernière semaine a été consacrée à documenter la décision prise aujourd‘hui  de ne pas octroyer le contrat ainsi qu’à la transmission des informations à l’UPAC. Dans les semaines qui viennent je proposerai un plan d’action à l’exécutif, puis au conseil, sur la suite des choses. Diverses pistes d’action sont déjà à l’étude et seront déposées le plus rapidement possible. Nous savons tous que le dossier traîne depuis longtemps et nous voulons le faire avancer, mais étant donné les rebondissements qui s’accumulent depuis quelques années je pense qu’il faut procéder avec rigueur.

 

Je conclurais en disant que le geste que nous avons posé jeudi en déposant un dossier à l’UPAC, c’est un geste que nous ne posons pas de gaieté de cœur. Mais l’attitude que nous avons vu de la part de nos professionnels, c’est exactement ce à quoi nous nous attendons. Dès que nous remarquons des éléments qui soulèvent des questionnements, ce n’est pas notre travail de poser un jugement. Nous avons plutôt le devoir de transmettre les faits aux autorités concernées, c’est ce que nos équipes ont fait et c’est ce que nous attendons dans l’ensemble des dossiers. Je veux les remercier pour leur rigueur et leur intégrité.

Merci.

 

Jour 113

À l'initiative de Gilles Carpentier, rencontre avec toute une batterie d'intervenants sur la sécurité sur le corridor du Rapibus et sur les moyens de continuer à l'améliorer. Diner rencontre sur la préparation des assises de l'UMQ qui auront lieu à Gatineau le 21 mai prochain. Visite du chantier du British Hotel sur la rue principale dans le secteur Aylmer, un superbe projet qui s'inscrit dans une belle lignée de succès sur la rue principale. Rencontres de travail sur le conseil et sur le plénier de demain. On aura une très grosse journée. En fin de journée on m'informe que nos services policiers ont été déployés pour tenter d'alléger les embouteillages causés par les travaux du MTQ sur le pont des Draveurs. Demain matin, une rencontre aura lieu entre la SQ, nos policiers, le MTQ et nos services pour chercher des moyens d'améliorer la situation. Le travail au bureau en préparation de demain m'empêche de regarder le match. Quelle vie!

Jour 112

Discours de bienvenue à l'ouverture du 6e Congrès de l'Alliance de la fonction publique du Canada. Rencontre avec la conseillère Josée Lacasse et le conseiller Mike Duggan. Petite séance de photos pour alimenter diverses publications municipales. Un peu de lecture. Entrevue avec Le Devoir pour un cahier spécial sur la prochaine rencontre de l'Union des municipalités du Québec qui se tiendra à Gatineau à partir du 21 mai. Rencontre avec l'équipe du cabinet pour parler du calendrier des prochains mois, puis caucus d'Action Gatineau. Retour assez rapide à la maison pour une fin de semaine bien méritée.

Visite au congrès de l'Alliance de la fonction publique du Canada - 9 mai 2014

Jour 111

Rencontre avec des représentantes d'Hydro-Québec, un partenaire important de Gatineau autant en matière d'infrastructures quand dans une éventuelle gestion de crise. Participation à la conférence de presse de lancement du Grand Prix cycliste de Gatineau, une activité faite à la fois pour les familles et les passionnés de vélo. Dîner de travail sur les enjeux économiques auxquels Gatineau doit faire face. Rencontre avec l'ambassadeur du Japon, en compagnie du conseiller Mike Duggan. Monsieur Duggan et moi avons enseigné l'anglais au Japon la même année, et ce dernier a épousé une Japonaise. Son excellence l'ambassadeur constate que des élus de Gatineau ont des liens importants avec le Japon, la rencontre est sympathique. Rencontre avec la direction générale sur les urgences du jour. Révision des discours du lendemain. Match. Déception.

Jour 110

Ce matin, rencontre du comité exécutif (webdiffusée et archivée sur le site de la ville). En point de presse, à la suite de l'exécutif, je réponds cinq ou six fois à la même question sur le centre Multi : et non, je ne change pas d’idée, je ne dirai rien de précis sur le dossier du centre Multi avant d’avoir des données solides en main. Je m’attends à avoir toute l’information nécessaire en début de semaine prochaine. Dans un dossier de cette ampleur, il me semble que c’est normal d’attendre d’avoir des faits avant de parler, même si nos amis les journalistes sont impatients. Après l’exécutif, réunion de travail sur le dossier de l’aéroport. En pm, rencontre avec Gilles Carpentier sur la STO, rencontre sur le projet Windmill et appels téléphoniques avec des gens de la communauté, notamment le directeur général du Gîte Ami.

Dans un autre ordre d’idée, j’ai atteint la barre des 5000 amis sur ma page Facebook, ce qui m’oblige aujourd’hui à passer d’un compte personnel à une page de type «Personnalité publique». Le contenant change donc un petit peu, mais le contenu restera le même : je vais continuer à vous livrer mes rapports quotidiens. Je vous confirme d’ailleurs que c’est bien moi qui les écrits chaque soir, si mon équipe intervient sur ma page, ce sera, par exemple, pour y mettre des photos. Le contenu qui se trouvait sur ma page personnelle (statuts quotidiens, photos, vidéos, discours, etc.) est archivé sur mon blogue : www.gatineau.ca/maire. À demain.