Maxime Pedneaud-Jobin

Maire de la Ville de Gatineau

Jour 226 (12 novembre)

Difficile de résumer une journée comme celle-ci en quelques mots. La journée débute d'abord par un discours à l'ouverture du Colloque Vision Géomatique 2014, qui se tient à Gatineau cette année et pour lequel j'assume la présidence d'honneur. Je m'excuse ensuite auprès des participants puisqu'il reste beaucoup de travail pour la préparation du budget.  Hier, nous avons annoncé un ménage en profondeur dans notre plan d’investissements en infrastructures, 167 millions seulement en 2015, avec des priorités précises. Pour aujourd’hui, nous avons continué à faire des choix et à donner à notre équipe de fonctionnaires des orientations claires. Au centre-ville, nous sommes passés d'une liste de projets qui dépassait largement les 100 millions sans priorités définies à un budget de 32 millions sur 4 ans, et nos priorités sont le ruisseau de la Brasserie et le secteur Laval-Aubry. Pour la première fois depuis la fusion, nous investirons dans nos bibliothèques. Nous avions des demandes pour 123 millions, nous avons réduit cela à une enveloppe de presque 22 millions et nos priorités sont d'en construire une dans le Plateau, puis d'investir dans celle du vieux Aylmer et dans Guy-Sanche (ancien Bowater). Dans les deux derniers cas, les bibliothèques sont deux fois trop petites par rapport aux besoins de la population. On se rappelle aussi qu'à Gatineau, les gens vont deux fois moins à la bibliothèque qu'à Ottawa, ce qui n'augure pas bien pour l'avenir, dans le contexte où notre richesse viendra de notre matière grise. Nous sommes aussi passés de 47 millions de projets dans les quartiers, à une enveloppe de 10 millions avec des projets clairement identifiés. Grâce aux décisions d’aujourd’hui, nous cesserons de multiplier les projets, nous finirons ce que nous avons commencé et nos équipes ne travailleront pas pour rien. Récapitulation : seulement l’an prochain, nous mettrons 167 millions dans les infrastructures traditionnelles et durant les quatre prochaines années, nos investissements pour créer de la richesse au centre-ville, s'inscrire dans l'économie du savoir avec nos bibliothèques et améliorer nos quartiers s’élèveront, sur quatre ans, à 67 millions. 

Toute la journée s'est passée en public, la webdiffusion est sur le site de la ville.

Commentaires (1) -

Nicole Pigeon
Nicole Pigeon

Bonjour Monsieur le maire,

C'est très rare que je me manifeste , mais là la déclaration de Josée Lacasse m'a piquée
au vi. Je me ns en arrière, à une période où l'accès à la bibliothèque était très limité.
Il fallait y croire pour la fréquenter. La richesse c'est aussi le savoir. les Européens
peuvent nous l'enseigner. Ces gens qui ont souffert infiniment plus que nous ne se
demandent pas si ils doivent investir dans l'asphalte ou le patrimoine et les biblio-
thèques. Quand on visite Florence, on y va pas pour ses pavés. Les Médicis ont veillé
au grain et voici le résultat. Je reviens d'un voyage à Prague et la Pologne. la  Pologne,
pays martyr qui a perdu son existence pendant 123 ans et qui a été bombardé comme
pas un s'est relevé. Gdansk et Varsovie ont été touchées particulièrement. Bénévole-
ment, les habitants ont reconstitué leur centre-ville historique à l'identique. Deux
merveilles inscrites au patrimoine mondial de l'Unesco. Il faut se raapeler qu'ils ont
fait cela tout en devant reconstruire leurs logements détruits également. Ces gens
c'étaient en plus des ouvriers de la construction, des histiriens, des archivistes. Des
gens près du savoir. Ces gens n,auraient jamais pu devenir ce qu'ils sont devenus
sans la lecture et l'accès au savoir. Aujourd'hui ces deux villes sont très visitées non
pas pour l'asphalte mais pour leur beauté architecturale. En économie on parle de
valeur ajoutée. Je ne suis pas contre asphalte mais comme vous l'avez dédu, un
juste équilibre s'imposait. Je vais à la bibliothèque régulièrement et sa présence
contribue à ma qualité de vie.

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