Maxime Pedneaud-Jobin

Maire de la Ville de Gatineau

Le maire de Gatineau dénonce les menaces de représailles à l'endroit de Laval et Longueuil

Mesdames, Messieurs,

Aujourd’hui, je joins ma voix à mes collègues de l’UMQ qui dénoncent les propos du ministre Moreau. Ces propos  représentent une trahison profonde des promesses d’autonomie pour les villes et le plus mauvais départ que l’on pouvait imaginer dans les relations gouvernement-villes.

Le Ministre doit impérativement retirer ses menaces;  reconnaître la capacité de décider des élus municipaux; reconnaître leur compétence pour gérer leur budget et entamer un dialogue, tel qu’il l’a promis, pour bâtir de nouvelles relations entre les villes et le gouvernement.

Le gouvernement doit comprendre que si nous devons augmenter les taxes, année après année, il en est en partie responsable. Seulement à Gatineau, au cours des dernières années, 40% des nouveaux emplois sont des postes de policiers et de pompiers, postes imposés par le gouvernement du Québec. Et ce, sans parler du désengagement continuel du gouvernement dans les programmes d’habitation, de transport, d’environnement et autres.

Pendant qu’il critique notre gestion, le gouvernement a augmenté le fardeau fiscal des familles en moyenne de plus de 1 200 dollars alors qu’à Gatineau notre hausse de taxe équivaut à 70 $. Le ministre et son gouvernement n’ont aucune leçon à nous donner. Aucune. 

Je suis un nouveau maire. Il y a un an, j’étais plein d’espoir. J’étais heureux d’arriver en poste à une époque où tous les partis semblaient déterminés à enfin faire sortir les villes du carcan légal ridicule dans lequel elles se trouvent depuis deux siècles. Je croyais qu’enfin on donnerait aux villes les moyens  de faire d’elles le moteur économique et social dont le Québec a bien besoin. Aujourd’hui je perds encore quelques illusions. Au lieu d’avancer, nous reculons.Je peux vous assurer que je consacrerai une partie de chacune des minutes à ma disposition à dénoncer le cul-de-sac dans lequel Québec place nos villes et les gens qui y habitent.

Les commentaires sont clos