Situation financière

Allocution du maire sur le bilan financier de la Ville de Gatineau à l'occasion de la séance du conseil municipal du 3 octobre 2017

Seule le texte lu fait foi.

Gatineau est en bonne santé financière

Bonsoir, Mesdames,
Bonsoir, Messieurs,

La réunion du conseil municipal d'octobre était traditionnellement le moment où la Loi sur les cités et villes exigeait que nous présentions un rapport sur la situation financière de la Ville. Depuis quelques années, nous réclamions la possibilité de nous dispenser de cette obligation puisque c'était une obligation légale issue d'une époque où les villes n'étaient pas aussi transparentes qu'aujourd'hui. Avec ses quatre jours de discussions budgétaires en public, Gatineau fait déjà beaucoup plus que la plupart des villes du Québec dans ce domaine. Nous sommes donc bien heureux que le projet de loi portant sur l'autonomie municipale adopté cet été ait rendu caduque cette obligation légale.

Nous avons fait le choix de le maintenir cet automne afin que le prochain conseil municipal puisse statuer sur le mécanisme par lequel il voudra le remplacer.

Après quatre budgets adoptés par ce conseil municipal, je suis très fier des changements fondamentaux apportés à nos façons de faire. Nous avons fait une longue liste de choix budgétaires stratégiques, resserré nos priorités en matière de maintien des infrastructures, réduit la liste de projets en cours et adopté un plan de réalisation précis à propos duquel nous pouvons désormais rendre des comptes.

La Ville consacre beaucoup d'énergie à la préparation des budgets municipaux. Ce précieux travail de collaboration se fait conjointement entre le comité exécutif, le Comité des immobilisations et du budget, ainsi qu'à la Commission de révision des dépenses et des services. L'exercice culmine avec l'ensemble du conseil municipal pendant la semaine d'étude du budget en novembre.

En décembre dernier, nous avons donc adopté un budget équilibré de 577,8 M$. En 2017, nous avons réussi à limiter la hausse des dépenses à 2,3 %. C'est dire qu'avec l'augmentation de nos dépenses courantes normales dues à l'inflation, nos dépenses totales ont à peine dépassé l'augmentation de l'indice des prix à la consommation ciblé par la Banque du Canada qui est de 1,9 %. En fait, nous connaissons en 2017 la plus faible hausse des dépenses depuis la fusion municipale alors qu'elle était de 6 % en 2012.

Un des outils qui nous a permis d'exercer un meilleur contrôle sur nos dépenses, c'est la Commission de révision des dépenses et des services. Les membres de cette commission, appuyés par tout le conseil municipal et le personnel de la Ville, cherchent les moyens les plus efficaces d'atteindre l'équilibre budgétaire en révisant nos façons de faire et en proposant des pistes d'économies.

L'objectif des travaux de la Commission était de dégager des économies annuelles de 15 M$ d'ici 2018. Nous savions déjà que nous étions en avance sur nos objectifs et je suis très heureux de vous annoncer que nous avons officiellement atteint, aujourd'hui, la cible de 15 M$ d'économies que nous nous étions fixée pour 2018! C'est une excellente nouvelle.

Nous travaillons avec nos employés à optimiser nos façons de faire et je suis convaincu qu'il s'agit là de la façon la plus durable de faire des économies.

En mars dernier, lors de la mise à jour du diagnostic organisationnel, la firme Raymond Chabot Grant Thornton parlait d'améliorations « magistrales » à la Ville. Nous sommes donc sur la bonne voie.

Tout ce travail ne vise qu'une chose : bien administrer la Ville et mieux servir le citoyen.

Et cela exige une planification claire et des objectifs concrets.

Nous avons choisi de mettre en priorité un certain nombre de projets pour y parvenir :

  • le démarrage d'un plan de sécurisation des corridors scolaires (80 000 $) ;
  • plus de 400 000 $ en investissements culturels et récréatifs, soit :
    • pour la mise en place d'une stratégie événementielle (150 000 $) ;
    • l'agrandissement de la bibliothèque Aurélien-Doucet (145 000 $) ;
    • la création d'ateliers d'artistes (105 000 $) ;
    • des rajustements au plan de déploiement des patinoires extérieures (17 000 $).

Le programme d'investissements 2017-2021 a aussi été planifié en tenant compte des priorités du conseil municipal au plan d'action 2014-2017, notamment :

  • investir massivement et stratégiquement dans les infrastructures, dont la bonification de l'enveloppe de l'asphaltage ;
  • investir dans le logement communautaire ;
  • miser sur les transports alternatifs – réseau cyclable ;
  • continuer à tirer le maximum des programmes d'aide financière des paliers de gouvernement supérieurs pour les infrastructures et le logement social.

Ce programme prévoit des investissements records de 373,9 M$ sur trois ans, dont 126,0 M$ étaient prévus pour 2017, particulièrement :

  • réseau routier : 23,8 M$ ;
  • réseaux d'aqueduc et d'égouts : 34,9 M$ ;
  • usines d'eau potable et d'eaux usées : 24,9 M$ ;
  • édifices : 6,7 M$ ;
  • aménagement des parcs et des espaces verts : 3,3 M$ ;
  • logement social et programme de rénovation résidentiel : 3,3 M$ ;
  • développement du transport actif : 4,5 M$ .

Au cours des quatre dernières années, nous avons aussi choisi de maintenir une taxe spéciale de 1 % destinée aux infrastructures pour augmenter nos investissements afin de combler le rattrapage nécessaire. Créé en 2012, ce fonds nous a permis d'investir à ce jour 81 M$. Ces investissements ont contribué à rendre possibles des centaines de projets de réfection de rues, de trottoirs, d'aqueducs et d'égouts.

Certains secteurs de la ville sont aux prises avec un important problème d'eau colorée. Nous investirons 53 M$ au cours des prochaines années pour nous attaquer à ce problème important, un investissement aussi rendu possible grâce à la taxe dédiée aux infrastructures.

Nous poursuivons aussi la stratégie qui vise à bonifier l'enveloppe de réfection du réseau routier adoptée en 2015.

La réalisation des plans d'intervention majeurs des artères commerciales que sont la rue Notre-Dame (19,3 M$) et le boulevard Saint-Joseph (42,6 M$) se poursuit. Ces initiatives répondent à un réel besoin et elles étaient très attendues par les commerçants et par l'ensemble des citoyens. Nous avons pris le temps de les consulter pour le boulevard Saint-Joseph et nous le ferons aussi pour le chantier sur la rue Notre-Dame.

Nous avons adopté la stratégie de tirer le maximum des programmes de subventions des paliers de gouvernements supérieurs pour les infrastructures et le logement social. Pour les années 2007 à 2017, ces subventions se chiffrent à 279 M$. Ces sommes nous auront permis de réaliser des travaux de 397 M$ pour les réseaux d'aqueduc et d'égouts, les usines d'eau potable et d'eaux usées, ainsi que le projet de la rue Jacques-Cartier.

Parmi les investissements importants qui sont en voie de réalisation, il y a les terrains synthétiques que nous aménageons dans le secteur d'Aylmer en partenariat avec le ministère de l'Éducation et de l'Enseignement supérieur du Québec et les commissions scolaires des Portages-de-l'Outaouais (école secondaire Grande-Rivière, 2,4 M$) et Western Québec (école secondaire D'Arcy McGee Symmes, 2,5 M$). Ils s'ajoutent aux terrains synthétiques de l'école secondaire Hormisdas-Gamelin et de l'école polyvalente Le Carrefour inaugurés respectivement en 2015 et 2016.

Malgré ces investissements massifs, Gatineau maintient une gestion prudente de sa dette et celle-ci connaît sa troisième baisse consécutive en 2017. Plus de 60 % du plan d'investissements est payé comptant, un taux inégalé parmi les grandes villes québécoises. Le service de la dette ne représente plus que 11 % de nos dépenses alors qu'il en représentait 23 % au moment de la fusion municipale.

Ce conseil municipal aura incontestablement laissé son empreinte, autant dans le choix des investissements eux-mêmes que dans les changements apportés aux façons de faire, et je suis très satisfait de la plus grande rigueur qui caractérise maintenant le processus budgétaire.

Merci et bonne soirée.

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