Pornographie juvénile et partage d'images intimes

La pornographie juvénile

La pornographie juvénile, c’est :

  • une représentation d’un enfant mineur qui se livre à une activité sexuelle explicite ou qui montre certaines parties de son corps dans un but sexuel

    ou

  • une représentation qui préconise, conseille ou décrit une activité sexuelle interdite avec un mineur.

Elle peut se retrouver sur différents supports : des photos, des vidéos, des écrits ou des enregistrements sonores, réalisés ou non par des moyens mécaniques ou électroniques.

Au sens du Code criminel du Canada, il est illégal de produire, de distribuer, de posséder ou d’accéder à de la pornographie juvénile.

Le sextage

Le sextage est l’envoi ou la réception d’images sexuellement explicites ou sexuellement suggestives par l’entremise d’Internet ou d’appareils électroniques. Ces images peuvent ensuite être distribuées, comme tout autre type de contenu, et partagées par le biais des réseaux sociaux, des messageries instantanées ou par l’envoi de courriers électroniques.

Au Canada, le sextage chez les jeunes constitue un acte de pornographie juvénile au sens de la loi, dans la mesure où l’on est en présence d’images dites « sexuellement explicites » de mineurs, et ce, même si c’est un mineur qui produit lui-même le matériel. Cependant, le sextage qui se fait entre adultes consentants ne constitue pas une infraction au sens de la loi.

Le partage d’images intimes

Depuis 2015, une nouvelle infraction a été ajoutée au Code criminel et encadre maintenant la publication non consensuelle d’une image intime. En fait, toute personne qui publie, distribue, transmet, vend, rend accessible ou fait de la publicité d’une image intime d’une personne sans que cette dernière y ait consenti, s’expose à des poursuites criminelles.

Conséquences

De nombreuses conséquences émotionnelles, sociales et criminelles découlent de la production, de la possession et de la distribution de pornographie juvénile :

  • tristesse
  • culpabilité
  • rejet ou harcèlement
  • casier judiciaire

L’anonymat et la confidentialité n’existent pas sur Internet

Ce qui est partagé par moyen électronique laisse une empreinte numérique un peu partout et peut refaire surface à tout moment. Un jeune sur trois a déjà reçu ou envoyé un sexto et au moins une fois sur cinq, celui-ci a été partagé avec d’autres personnes.

Conseils

Il est impératif de faire une utilisation saine et sécuritaire des appareils électroniques et d’Internet. Évitez de prendre des photos compromettantes de vous ou de vos amis et surtout évitez de les publier dans les réseaux sociaux ou encore de les partager.

La présence et la vigilance d’un adulte permettront d’exercer une certaine supervision, essentielle pour la sécurité des enfants. Parlez à votre enfant de ses activités sur Internet, ses pratiques et ses amis et intéressez-vous à ce qu’il fait.
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