Maxime Pedneaud-Jobin

Maire de la Ville de Gatineau

Cérémonie - 1er anniversaire de l’arrivée des premières familles de réfugiés syriens

Cérémonie - 1er anniversaire de l’arrivée des premières familles de réfugiés syriens
Voici la version intégrale du discours que j’avais préparé pour la cérémonie de samedi dernier. La présence de plusieurs enfants et leur hâte de voir le film (la raison pour laquelle ils étaient venus!) m’avaient incité à raccourcir un peu sur place... ---
 
 
Bonjour,
 
Forsa Saïda! (Je suis ravi de vous rencontrer.)
 
Je suis heureux d’être des vôtres aujourd’hui, car, pour la plupart d’entre vous, c’est la première fois que j’ai le plaisir officiellement, à titre de maire de cette ville, de venir vous saluer depuis votre arrivée à Gatineau.
 
J’ai eu le privilège de rencontrer la première famille de réfugiés syriens arrivée chez nous. C’était il y a un an de cela, le 6 janvier 2016.
 
Je me réjouis de souligner avec vous ce premier anniversaire de l’arrivée à Gatineau de la famille de Walid Dablan et de sa conjointe Sahar.
 
À tous les nouveaux arrivants syriens, je vous souhaite la bienvenue à Gatineau! Une nouvelle année commence. Je vous offre mes meilleurs vœux de paix, de santé, de joie, d’amitié et de succès pour 2017.
 
Permettez-moi de vous dire à quel point les conseillers municipaux de Gatineau et moi-même sommes heureux que vous soyez parmi nous.
Vous venez d’une région du monde qui peut difficilement être plus différente de la nôtre. Le climat actuel illustre cette différence avec assez d’éloquence. Nous sommes d’ailleurs très fiers que les gens qui sont venus avant nous aient réussi à construire une société aussi belle, et riche, dans un environnement capable d’être aussi froid et dur.
 
Gatineau fête ses quinze ans cette année. Nos anciennes villes ont un peu plus de deux siècles.
 
Mais la ville de Damas a été fondée 3000 ans avant Jésus-Christ.
 
Gatineau n’a jamais connu la guerre.
 
Il n’est pas possible pour nous de comprendre complètement ce que vous avez vécu et ce que vous vivez encore à l’intérieur de chacun de vos cœurs.
Vous avez fait preuve de courage et de résilience. Vous êtes maintenant à Gatineau, dans une ville sécuritaire, dynamique, moderne et accueillante où il fait bon vivre. Forte de ses 280 000 habitants, elle est la quatrième ville en importance de la province de Québec.
 
Onze pourcent de la population sont des immigrants, donc des personnes qui ont choisi de vivre avec nous à Gatineau.
 
Beaucoup sont arrivés à Gatineau au cours des quinze dernières années. Plusieurs parlent notamment l’arabe. Gatineau est riche de la présence de plusieurs communautés culturelles, dont plusieurs rassemblent des citoyens gatinois originaires du Liban, d’Algérie, de Tunisie, du Maroc et de Palestine. Nous en sommes fiers.
 
Si la civilisation française a donné au monde les Lumières, les droits de la personne et fait avancer les arts et les lettres, le monde arabe a puissamment contribué à faire avancer les connaissances de l’humanité en médecine, en chimie, dans les mathématiques, la philosophie, l'astronomie, l'histoire, et j’en passe. Nos deux mondes ont beaucoup à apprendre l’un de l’autre.
 
D’ailleurs, un des plus grands philosophes de l’histoire humaine, qui venait de ce qui s’appelle aujourd’hui Irak, monsieur Al-Kindi écrivait : «Nous ne devons pas avoir honte d'admirer la vérité et de l'accueillir, d'où qu'elle vienne, même si elle nous vient de générations antérieures et de peuples étrangers. La vérité n'est jamais indigne; elle ne diminue jamais qui la dit, ni qui la reçoit. Au contraire, la vérité ennoblit.» C’est un des défis de l’immigration. Garder ce qu’il y a de bon et de vrai dans notre culture d’origine, trouver ce qu’il a de bon et de vrai dans notre pays d’accueil et tenter de s’inventer une nouvelle vie qui respecte à la fois ce que nous sommes depuis notre jeunesse et ce que nous, et nos enfants, sommes en train de devenir. Le défi est grand, mais les Gatinoises et les Gatinois seront à vos côtés pour vous aider à le relever.
 
 
Je ne vous ferai pas un portrait détaillé de la ville de Gatineau. Il y aura d’autres occasions pour cela. Sachez cependant que tous les jours, vous utilisez des services publics offerts par la Ville de Gatineau, que ce soit l’eau, le déneigement, l’entretien des rues, les services de polices et pompiers, les autobus, et j’en passe.
 
Nous avons à Gatineau des parcs publics bien équipés pour les enfants, de belles pistes cyclables, notamment pour les 150 vélos qui ont été distribués en 2016 aux familles syriennes grâce aux bénévoles qui sont ici aujourd’hui, des piscines à l’intérieur et à l’extérieur, des bibliothèques où vous pouvez gratuitement emprunter des livres et qui offrent un accès Internet gratuit.
 
Le choix ne manque pas et je vous encourage à en profiter! Si par hasard vous avez des questions concernant un service que vous recevez de la Ville de Gatineau, vous pouvez téléphoner au 3-1-1 et faire une requête en décrivant la situation. Vous pouvez aussi communiquer directement avec le conseiller municipal de votre district.
 
Je suis conscient que les défis que vous avez à surmonter dans le cadre de votre nouvelle vie à Gatineau sont nombreux et variés. Le principal d’entre eux est possiblement d’apprendre le français qui est la langue officielle du Québec.
 
Elfiranssia mouhimma fi Gatineau lakine loughate asdikaouna takdiroune lahoum
 
La langue française est, elle aussi, au cœur de l’identité de Gatineau. Nous en sommes fiers. La langue est un outil essentiel d’intégration sociale et d’intégration économique. Mais plus encore, parler la langue de nos amis, la langue de nos voisins est aussi un puissant témoignage de respect réciproque.
 
J’aimerais remercier les organisateurs de cet événement et toutes les personnes qui donnent de leur temps et de leur énergie pour aider les personnes réfugiées de Syrie à s’intégrer à Gatineau.
 
J’aimerais aussi remercier tous les organismes communautaires, entre autres, Les Grands Frères et Grandes Sœurs de l’Outaouais, qui font preuve de beaucoup de disponibilité et de générosité afin d’aider les nouveaux arrivants syriens.
 
Je salue aussi les commerçants et les gens d’affaires de Gatineau qui soutiennent cette initiative citoyenne.
 
 
Gatineau est une ville où tout est possible. Nous sommes en croissance, nous avons un solide réseau d’éducation, de la garderie à l’université. Nos entreprises sont dynamiques, nos gens d’affaires sont mobilisés, nos artistes sont prolifiques. Comme société, si nous n’avons pas la profondeur historique du Proche-Orient, nous avons la capacité d’adaptation qu’on peut associer à notre jeunesse. Nous avons aussi un fort sentiment de responsabilité les uns envers les autres. Les Gatinois sont généreux. Les Gatinois sont accueillants. Nous sommes heureux de vous avoir chez nous et nous espérons que ce « chez-nous » deviendra rapidement le vôtre.
 
 
Merci!

Conférence de presse de rentrée

Depuis le début du mandat, nous avons pris l'habitude de faire le point au retour de l'été et en début d'hiver sur les grands dossiers à venir et de répondre aux questions des journalistes. Voici donc l'intégrale de la conférence de presse d'hier.

 

Discours au 5 à 7 des élus de l'Outaouais - 14 décembre 2015

 

Je ne saluerai pas tous les politiciens dans la salle…

Mais quand même quelques-uns : Mme Vallée, députée Gatineau, ministre Justice et ministre responsable de l’Outaouais

M. Fergus, nouveau député Hull-Aylmer, nous sommes chez lui ce soir,

Et les autres députés fédéraux nouvellement élus, messieurs Amos, Lauzon, McKinnon.

Merci également à nos députés provinciaux d'êtres présents: Mme Gaudreault, M. Fortin, M. Carrière.

Salutations également à Jacques Laurin qui est le représentant de l’Outaouais au conseil d’administration de l’UMQ ainsi qu’à Robert Goulet et Paulette Lalande, nos représentants au conseil d’administration de la FQM.

Ça me fait grand plaisir d’accueillir le plus grand rassemblement de politiciens en Outaouais depuis longtemps.

Le prétexte de la rencontre d’aujourd’hui est de saluer l’arrivée des nouveaux élus fédéraux.

Mais, il y avait bien sûr des objectifs cachés (!) :

 

  • Consolider «l’équipe Outaouais» : se connaître, échanger, on sait que les relations interpersonnelles sont importantes en politique et on peut les construire grâce à des activités comme celle-ci. C’est une première rencontre, mais ce ne sera certainement pas la dernière.  

  • Nous voulons aussi de continuer d’envoyer le message que Gatineau veut jouer son rôle de métropole de l’Outaouais. Nous le faisons par une présence accrue dans les enjeux québécois, dans les enjeux pancanadiens, dans notre relation avec la ville d’Ottawa, mais nous voulons aussi le faire chez nous, en Outaouais, en collaboration avec nos voisins.

    Si je suis conscient que Gatineau représentent 72 % des gens de l’Outaouais, je suis aussi conscient qu’elle ne représente que 1% de son territoire. Si nous avons des responsabilités par rapport aux gens que nous représentons, nous en avons aussi par rapport au territoire que nous partageons. 

    Depuis que le Québec existe, nous avons fait le choix d’occuper notre territoire. Nos gouvernements soutiennent le choix des gens de s’installer en Haute Gatineau, dans le Pontiac ou encore dans le nord du Québec. Ce choix de société occasionne évidemment des coûts, mais fait également en sorte de nous donner accès à un superbe vaste territoire, et de nous donner la possibilité de choisir divers mode de vie dans divers environnements. Pour cette raison, Gatineau veut être une alliée du monde rural. 

    On pourrait donner plusieurs exemples concrets de l’importance de cette alliance. Si l’industrie du bois prend sa source dans le rural, une partie de la transformation au lieu ici. Le nouveau service Transcollines démontre bien l’intégration nécessaire de nos modes de transports en commun. En tourisme, notre offre régionale est beaucoup plus forte si nous travaillons ensembles. Politiquement également, nous sommes plus forts si nous parlons d’une même voix. 

    

Autre objectif de la soirée : vous inviter à jaser de 2016 et des défis qui viennent avec cette nouvelle année.

En 2016, suite à l’abolition de la conférence régionale des élus, nous devrons choisir nos nouveaux modes de collaboration ici, en région.

En 2016, nous déciderons de mettre en commun, ou non, plusieurs projets de nature économique. 

En 2016, nous devrons donner suite à l’importante visite du premier ministre Couillard chez nous, visite où il a souligné à nouveau la particularité frontalière de l’Outaouais et ses conséquences pour tout le Québec.  

Ce seront là des tests de notre volonté de travailler ensemble pour la région.

En nous réunissant ce soir, on fait un geste de dialogue important parce qu’on sait que chacun de nous, et l’Outaouais au grand complet, gagne à ce que nous travaillions ensemble.  

 

 

Merci de votre présence, bonne soirée, et Joyeuses Fêtes. 

DIscours du budget

Voici l'intégral du discours que j'ai prononcé mardi soir. Bonne lecture!

Discours du budget 2016

 

Lettre ouverte - Gatineau bouillonne

À l’approche de la mi-mandat,  permettez-moi de vous faire part de quelques-uns des grands chantiers en action depuis l’élection du nouveau conseil, en novembre 2013. Laissez-moi vous décrire ce qui se passe à Gatineau, d’ouest en est, en terminant par le centre-ville et par quelques changements politiques. J’espère que cela pourra vous éclairer par rapport aux actions de notre Ville. Gatineau s’est remise à avancer, elle prend sa place, elle bouge plus que jamais.

À l’ouest, on bouge

 

La rue Principale d’Aylmer est déjà une des plus belles destinations de Gatineau. Pour consolider encore le quartier, des sommes considérables sont réservées pour le parc des Cèdres, pour une nouvelle bibliothèque et pour la revitalisation urbaine. Des projets qui progressent bien! De plus, nous sommes aussi en train de nous attaquer au principal enjeu à l’ouest : le transport. Dans les mois à venir, nous ferons le choix d’une technologie et d’un corridor pour un axe de transport collectif, et nous arrimerons nos actions à celles d’Ottawa, ce qui aurait dû être entrepris depuis longtemps. L’adoption toute récente du nouveau schéma d’aménagement permettra aussi d’avoir un développement plus cohérent dans le secteur.

 

Au centre, on bouge

 

Ouvert depuis à peine cinq ans, le centre sportif attire 500 000 personnes par année et fait de Gatineau un pôle important de compétitions sportives nationales et internationales. Depuis 12 mois, le Rapibus, la colonne vertébrale de notre développement à venir, voit son achalandage augmenter constamment. Les travaux sur la rue Jacques-Cartier achèvent et feront de ce coin de Gatineau une superbe destination qui mettra notamment en valeur nos racines autochtones. Les trois ponts couverts de la piste cyclable de la rivière La Blanche consolident Gatineau comme capitale du plein air urbain. Dans le Vieux-Gatineau, une vaste mobilisation citoyenne porte la revitalisation du secteur, une priorité municipale pour laquelle des fonds sont maintenant réservés.

 

À l’est, on bouge

 

L’avenue de Buckingham est plus animée que jamais grâce aux gens du milieu. Le circuit patrimonial et la piste cyclable qui longe la rivière à l’est permettent de mettre en valeur l’histoire du quartier et ses 150 maisons patrimoniales. Le nouveau centre nautique donne accès à 17 km de rivière. La piste multifonctionnelle de deux millions de dollars qui reliera Buckingham et Masson donnera accès à un immense secteur de la Lièvre riche en paysages superbes et en artéfacts industriels. La consolidation des pôles commerciaux de Angers et de l’encan à Masson continuent d’améliorer la qualité de vie des quartiers de l’est. 

 

Au centre-ville, on bouge

 

En 18 mois, nous avons rencontré les acteurs du milieu, adopté des priorités claires (Laval/Aubry et ruisseau de la Brasserie), concentré notre action, doublé les sommes consacrées à la revitalisation (32 millions de dollars) et investi un million pour l’animation du cœur du centre-ville. Le projet Agwatà, le festival Recycl’Art et la patinoire du ruisseau ont attiré à eux seuls plus de 30 000 nouvelles personnes au centre-ville. Le projet Zibi, un projet d’un milliard, un des plus gros projets de revitalisation industrielle au Québec et un des plus verts au Canada, nous redonnera bientôt accès à notre rivière et à notre histoire. Les gens reviennent au centre-ville : il y a présentement près de deux milliards de dollars de projets en cours dans le quartier. C’est du jamais-vu depuis 25 ans. Et cela, sans inclure le controversé projet des tours Brigil.

 

Mais il y a plus encore

 

Gatineau prend sa place au Québec, en jouant un rôle-clé dans les enjeux québécois (pacte fiscal et « clause Gatineau », régimes de retraite, autonomie des villes, lutte à la collusion, écofiscalité, etc.). Elle a pris sa place au Canada en s’alliant avec les autres grandes villes du pays pour les élections fédérales – et nous avons été entendus. Elle prend sa place dans la région en tendant la main aux MRC voisines, elle construit une relation plus solide que jamais avec la Ville d’Ottawa, relation qui aurait dû être en place depuis des années. Gatineau refait ses liens avec le monde de l’éducation, notamment avec l’UQO. En matière de leadership, Gatineau a 10 ans de rattrapage à faire et je compte bien continuer à le combler avec détermination. Les résultats se font déjà sentir : nos intérêts sont pris en compte, Gatineau se fait entendre. Et cela se produit alors que la nouvelle administration doit remettre la maison en ordre, améliorer le fonctionnement des services, recommencer à communiquer et à rendre des comptes. Gatineau bouillonne, autant dans le changement de nos façons de faire que par les projets sur le terrain.

 

Oui, il y a des gens pour qui les choses ne vont pas encore assez vite. Oui, plusieurs projets ne sont pas terminés. Nous avons le choix : souligner ce qui va mal ou bâtir sur ce qui va bien pour augmenter la cadence. Je choisis la deuxième option.

 

 

Maxime Pedneaud-Jobin

Maire de Gatineau

 

Bilan de la campagne électorale fédérale

À l'aube de l'élection fédérale qui aura lieu lundi prochain, je me joins à l'instant aux 20 maires des autres grandes villes canadiennes pour dresser un bilan simultané de cette campagne. Ce qu'on vous demande : votez pour votre ville ! Le détail des positions des partis fédéraux sur nos enjeux se retrouve sur le site web de la Ville de Gatineau. Mais surtout, le 19 octobre, allez voter.

 

L'importance de la culture - Allocution du 11 septembre 2015

Voici l'intégrale de la vidéo-conférence que j'ai livrée vendredi dernier au forum Créateurs de demain, organisé par Culture Outaouais. J'y parle de l'importance de la culture à mes yeux, du rôle des villes en la matière, et du cas particulier de Gatineau.
 

Allègements majeurs aux règlements d'urbanisme

Je suis très fier de partager avec vous le texte lu par Richard Bégin, président du CCU, en introduction à la présentation qui est faite ce matin et qui propose des allègements majeurs et nombreux à de multiples facettes de nos règlements d'urbanisme. Le travail porte fruit, félicitations aux équipes et à M. Bégin. 

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DÉCLARATION DE RICHARD M. BÉGIN

Règlement omnibus visant des modifications aux règlements d'urbanisme

Comité plénier, 1er septembre 2015

Chers collègues,

Mesdames et messieurs,

En tant que président du Comité consultatif d’urbanisme, je suis fier d’annoncer qu’aujourd’hui nous franchissons une autre étape importante dans le changement de culture qui s’installe au Service d’urbanisme de la Ville de Gatineau. Nous arrivons avec des résultats concrets qui auront pour conséquence, à court terme, d’alléger le traitement de nombreux dossiers d’urbanisme, au bénéfice des Gatinoises et des Gatinois.

Mme Marchand et son équipe nous présenteront le fruit de tout un travail de moine qui s’est effectué au Service d’urbanisme depuis le printemps 2014. Cela, en même temps que des crises et dossiers particuliers à gérer et de l’implantation de notre réforme. 

C’est la première fois depuis la fusion municipale que nous nous assoyons pour revoir nos règlements et atténuer enfin les irritants qui reviennent séance après séance au Comité consultatif d’urbanisme ou au comptoir du Service d’urbanisme.

Dans ce règlement omnibus visant des modifications aux règlements d’urbanisme, nous avons réuni une trentaine d’éléments. On touche à tout : les usages additionnels et dépendants, les allées d’accès et de circulation, les espaces de stationnement, la plantation et l’abattage d’arbres, l’affichage, les droits acquis de même que les projets résidentiels intégrés.

Par exemple, dans les usages de remplacement, le dossier d’un notaire qui voudrait louer un bureau occupé auparavant par un avocat ne se rendra plus au CCU. Le cas sera simplement géré par le règlement de zonage.

M. le Président du Conseil sera heureux d’entendre que nous avons considéré le cas des vélos. Ainsi, de nouvelles dispositions favoriseront l’aménagement des espaces de stationnement vélo afin d’encourager son utilisation et appuyer les politiques de la Ville en matière de santé et de bonnes habitudes de vie.

Nous allons aussi autoriser les panneaux sandwichs de même que l’affichage électronique qui pourront bénéficier notamment à nos institutions culturelles et sportives, de même qu’à un centre commercial ou un centre de conférence.

Le président de la STO sera ravi de savoir que les horaires des autobus seront désormais autorisés sur les lampadaires.

Il sera aussi permis de mettre un bac bleu en cour avant pour les habitations unifamiliales en rangée.

Enfin, nous allons accepter une diversité de matériaux – outre que l’unique asphalte – pour le stationnement hors rue.  De fait, cette mesure ajoutée à une révision des normes minimales pour le nombre de cases de stationnement et leur aménagement, ainsi que pour la largeur, par exemple, des allées d'accès, vont permettre à Gatineau de préserver davantage d'espaces verts et d'avoir plus d'arbres.

Bref, comme vous le constatez, nous avons fait tout un ménage dans notre réglementation. Et ce, avant même que notre Schéma d’aménagement soit approuvé par le gouvernement du Québec. Car, originellement, quand cette réflexion a été entreprise, on envisageait d'amener ce genre de changements dans le cadre de l'exercice de concordance des règlements qui suit normalement l'adoption du Schéma d'aménagement.

Ce qui ressort de cet exercice, c'est plus de flexibilité et de simplicité dans notre réglementation. Des délais plus rapides dans le traitement des dossiers et une plus grande efficacité. Mieux, une écoute des citoyens.

Cette entreprise répond à une volonté claire du conseil municipal d’alléger l’ensemble de la réglementation municipale. Cela répond également de façon concrète à des demandes historiques des gens d’affaires. C’est un pas de plus pour faciliter leur vie, de même que celle de l’ensemble de nos citoyens.

Je remercie chaleureusement l’équipe du Service d’urbanisme – ainsi que les membres du Comité consultatif d’urbanisme qui ont été impliqués dans ce dossier – pour ce travail colossal effectué dans un contexte où les défis sont constants.

La présentation d’aujourd’hui est une étape. D’autres suivront. Les employés du Service d’urbanisme s’affairent à trouver d’autres moyens pour améliorer nos pratiques et façons de faire. Ils ont ma confiance.

Bravo et continuons d’aller de l’avant, ensemble. 

Conférence de presse de la rentrée

Voici l'intégrale de la conférence de presse tenue vendredi dernier pour faire le point sur l'actualité de l'été et sur les dossiers qui meubleront l'ordre du jour cet automne. 

Discours de la présidente de l'UMQ - Assises 2015

Voici l'excellent discours de la présidente de l'UMQ, un discours qui représente bien les défis que les villes doivent relever et la discussion qui s'engage avec Québec.

 

 

Assises annuelles 2015 UMQ – Municipalités, sources d’énergie

Palais des congrès de Montréal

Discours de la présidente, 21 mai 2015

Seule l’allocution prononcée fait foi

 

 

Monsieur le Premier Ministre,

Monsieur le Ministre des Affaires municipales et de l’Occupation du territoire,

Monsieur le député de Gaspé et Porte-parole de l'opposition officielle en matière d'affaires municipales et de développement des régions,

 

Monsieur le député de Blainville, Porte-parole du deuxième groupe d'opposition en matière d'affaires municipales,

Monsieur le Maire de Montréal – Notre hôte pour ces 94es assises,

Madame, Monsieur coprésidents des assises,

Monsieur le président de la FQM,

Chères élues municipales,

Chers élus municipaux,

Je suis très heureuse de vous retrouver après une année qu’on ne peut pas qualifier d’un long fleuve tranquille. Merci de votre confiance!

Vous me permettrez un clin d’œil à l’histoire. Je suis là aujourd’hui, parce qu’il y a 75 ans, précisément le 18 avril 1940, les femmes ont obtenu le droit de voter et d’être élues.

Je rappelle également avec joie que c’est la politique municipale qui a concrétisé cette révolution de droit et de justice, ici même à Montréal. En décembre 1940, Jessee Kathleen Fisher et Elizabeth Monk devenaient les deux premières femmes à siéger au conseil de ville de Montréal[1]… 21 ans avant l’élection d’une première femme à l’Assemblée nationale.

Alors si nous disons à l’occasion de ces assises, Municipalités sources d’énergie, on peut ajouter que cette énergie est aussi celle du progrès.

Je tiens à exprimer publiquement ma reconnaissance envers les femmes d’hier qui ont mené ce combat, à mes consœurs de tous les horizons qui ont fait le choix de l’engagement politique et démocratique et à mes confrères de leur complicité dans cet engagement envers la société.

Au moment d’entamer nos 94es assises annuelles, nous déplorons deux grandes absences.

Deux personnes fermement engagées envers notre union qui auraient dû être là… et, qui le sont peut-être.

Je rappelle à nos souvenirs, la mairesse de Laprairie, Lucie Roussel :

L’engagement de Lucie a dépassé les frontières de sa municipalité. Pionnière du monde municipal, elle a notamment permis à la ville d’acquérir une notoriété sur les questions familiales. Le prix Action municipale et famille décerné au parc de la Place-de-la-Famille en 2005 et le prix Pierre-Gingras décerné à Lucie en 2012, l’illustrent bien.

 

Élue en politique municipale à un moment crucial du développement de La Prairie, elle a déterminé l’identité de la ville par ses actions et ses réalisations.

 

Le leadership de Lucie est reconnu de tous. Elle était identifiée comme une femme déterminée, transparente, une femme de cœur.

 

Elle a donné beaucoup de son temps à l’UMQ, entre autres comme membre de la Commission des assises

 

Ma chère Lucie, tu nous manques beaucoup.

Un autre maire nous a quittés subitement cette année, beaucoup trop tôt d’ailleurs, le maire d’Amos, Ulrick Chérubin que j’appelais affectueusement, mon maire ange.

Ulrick d’origine haïtienne a cumulé 20 ans de vie politique active. Il a été élu maire en 2002 et devient ainsi le premier maire noir au Québec.

Allié indéfectible de l’UMQ et de sa mission, il a été très actif et s’est impliqué au sein des différentes instances, entre autres, à titre de membre de la Commission de l’environnement.

Ulrick a reçu plusieurs distinctions honorifiques durant sa vie.

Et nous avons tous encore, l’image d’Ulrick, de sa participation à l'émission Le Banquier, l'automne dernier, qui l’avait fait connaître à tout le Québec où il avait remporté près d’un quart de million au profit des Fêtes du 100e anniversaire de sa ville d'Amos, cette ville qu’il aimait tant.

Au revoir, mon ami!

C’est à leur mémoire que je dédie nos assises.

***

Chers amis,

C’est une année très chargée qui s’est écoulée depuis nos dernières assises.

Il a venté fort dans les derniers mois. Mais nous sommes toujours là.

Nous sommes tous là. La solidarité municipale nous a permis de résister aux grands vents.

Et les grands vents annoncent le changement de saison.

Nous sommes passés à une autre saison; celle du partenariat et de la reconnaissance, j’espère.

J’en profite pour remercier Monsieur le Premier Ministre du Québec, Monsieur Philippe Couillard, pour sa présence ce matin pour l’ouverture officielle de nos assises.

Monsieur le Premier Ministre, nous comptons sur vous.

Il y a un an, jour pour jour, vous prononciez votre discours inaugural qui officialisait l’entrée en fonction de votre gouvernement.

Vous avez pris des engagements forts envers le milieu municipal.

Vous vous êtes engagé :

·         à reconnaître les municipalités comme des gouvernements de proximité;

·         à régler le dossier de la solvabilité des régimes de retraite municipaux;

·         à reconnaître formellement les responsabilités particulières de notre métropole et de notre capitale nationale.

 

Il faut reconnaître que nos journées et les vôtres ont été forts occupées tout au long de cette année.

Des progrès ont été accomplis, malgré ces grands vents et quelques fausses notes.

Je vais le répéter, Monsieur le Premier Ministre : nous comptons sur vous et sur votre Ministre M. Pierre Moreau. Inventons ensemble la prochaine harmonie.

Le gouvernement a fait du retour à l’équilibre budgétaire une priorité incontournable.

Les municipalités ont accepté de participer à cet effort en signant ce pacte fiscal transitoire.

Maintenant, il faut s’asseoir ensemble pour négocier une nouvelle entente fiscale.

Le milieu municipal a des priorités qu’il faudra reconnaître.

·         Nous avons besoin de leviers pour mieux contrôler nos dépenses. La Loi sur les régimes de retraite est un pas dans la bonne direction.

 

·         Mais il faut reconnaitre en matière de relation du travail que les municipalités n’ont pas les outils d’un véritable gouvernement de proximité.

 

L’UMQ demande d’ailleurs depuis des lustres un meilleur équilibre du rapport de force dans les relations du travail.

 

·         Des iniquités financières doivent être également réglées, comme le remboursement de la TVQ et le paiement des en-lieux de taxes.

 

·         La TVQ représente une dépense nette de près de 500 millions de dollars par année pour les municipalités.

 

Est-il normal que les municipalités taxent leurs citoyens pour payer cette taxe ?

 

Votre gouvernement veut agir sur le contrôle des dépenses, en voici l’occasion.

 

·         De plus, des outils financiers doivent être institués pour stimuler les investissements.

 

Je pense tout spécialement à des moyens pour accélérer la réhabilitation des terrains contaminés afin de transformer ces passifs embarrassants en actifs précieux de développement.

Dans les derniers mois, nous avons préparé ces discussions. Nous avons fait une tournée régionale, tenu cinq grands rendez-vous de la fiscalité, et commandé une étude sur la fiscalité municipale.

Cela fait au moins dix ans qu’un véritable état des lieux de la fiscalité municipale n’a pas été fait. Nous en dévoilerons les résultats demain.

Ce nouveau pacte fiscal, nous le voyons dans la droite ligne du Livre blanc municipal.

Il devra mettre en œuvre des principes nouveaux de gouvernements de proximité, d’autonomie municipale et d’efficience.

Il devra se rattacher à une loi-cadre qui viendra redéfinir les relations entre Québec et les municipalités.

Nous devons construire un partenariat réel, agir selon l’idée qu’il y a trois ordres de gouvernement.

Un gouvernement fédéral, qui assume ses compétences.

Un gouvernement québécois qui assume ses compétences.

Des gouvernements municipaux qui assument leurs compétences.

Trois ordres de gouvernement qui sont chacun imputables devant les citoyens des responsabilités qui sont les leurs.

Le premier ministre du Canada n’est pas le patron du premier ministre du Québec.

Et le premier ministre du Québec n’est pas le patron des mairesses et des maires.

Ce n’est pas une cascade d’autorité. Nous avons tous les mêmes patrons. Ce sont les citoyens qui nous élisent.

Un vrai partenariat, ce n’est pas de regarder en haut pour demander la permission; c’est de regarder autour pour expliquer les décisions.

Il nous reste encore beaucoup de chemins à parcourir.

·         La Loi nous reconnaît une compétence dans l’aménagement du territoire. Pourquoi je devrais demander une autorisation pour changer un zonage résidentiel en zonage commercial?

 

C’est zone blanche pour zone blanche. Je respecte les lois sur la protection du territoire agricole.

 

·         Pourquoi, encore aujourd’hui, le gouvernement se réserve le droit de décider où placer des radars-photos dans nos rues?

 

·         Pourquoi un fonctionnaire de Québec qui n’a jamais mis les pieds à Sainte-Julie pourrait m’interdire d’abaisser à 30 km/h la vitesse dans une courbe?

C’est de ça dont il faut se sortir, Monsieur le Premier Ministre. Il faut se défaire de toutes ces ficelles par lesquelles le gouvernement du Québec vient chaperonner les municipalités dans l’exercice de leurs compétences.

À peu près tous les ministères interviennent dans les municipalités : Transports, Agriculture, Éducation, Santé, Développement économique, Culture, Sécurité publique, Environnement… et bien sûr les affaires municipales

C’est normal, direz-vous? C’est vrai

Mais ce qui n’est pas normal, c’est quand ces ministères s’autorisent à valider les décisions des villes dans les domaines que la Loi reconnaît leur compétence municipale.

Il y a pas moins de 200 lois et règlements qui régissent l’administration des municipalités. Évidemment, il serait impensable d’aller changer toutes ces lois, une par une, pour affirmer la compétence municipale. On n’en sortira jamais.

La seule issue est une loi-cadre qui vient affirmer l’autonomie municipale par la reconnaissance des gouvernements de proximité.

D’autres provinces au Canada ont fait ce pas.

Le Québec est rendu là.

Il y a donc un effort important à faire. Et je vais le dire franchement, il est des deux côtés.

Le gouvernement doit apprendre à faire confiance aux élus municipaux.

Réciproquement, les élus municipaux vont devoir apprendre à vivre sans cette échappatoire qui consiste à dire : ce n’est pas notre faute, ce sont les normes de Québec.

Nous, comme vous, avons avantage à y arriver.

Nous sommes au point où les idées qui ont mûri doivent devenir des changements réels.

Les défis budgétaires ne doivent surtout pas freiner nos ardeurs. Au contraire. Si nous travaillons mieux côte à côte comme trois ordres de gouvernement, nous ferons un meilleur usage de l’argent des citoyens.

Ce dont il est question ici, Monsieur le Premier Ministre, ce n’est pas le pouvoir des uns et des autres.

C’est le pourvoir de tout le Québec, de toutes ses régions d’avancer et de créer de la richesse.

Rendons-nous compte qu’il y a un prix élevé dans tous ces dédoublements, dans tous ces allers-retours inutiles.

Ce sont des délais qui n’en finissent plus.

Ce sont des projets qui ne se réalisent pas.

Ce sont des entrepreneurs qui ne savent plus à quelle porte frapper.

Ce sont des emplois qui ne sont pas créés.

Ce sont des citoyens qui se perdent dans les dédales d’une administration devenue incompréhensible.

Soyons responsables. Soyons imputables. Et libérons l’initiative de nos régions.

C’est tout le Québec qui s’en trouvera dynamisé.

Ce partenariat moderne, Monsieur le Premier Ministre, c’est une politique de création de richesse.

C’est un élan vers la prospérité et nous sommes là, à vos côtés pour réussir.

À ce moment où nous nous retrouvons, nous sommes par ailleurs à quelques mois des élections fédérales.

Et nous allons nous inviter dans le party fédéral… parce que ça nous concerne.

Les partis fédéraux doivent s’engager à

·         améliorer le financement des infrastructures;

·         Sécuriser le transport des matières dangereuses;

·         Respecter les compétences des municipalités en matière d’aménagement du territoire, je pense à Postes Canada;

et aux tours de télécommunications;

Nous n’hésiterons pas, chacun dans nos milieux, à interpeller les candidats des partis fédéraux et les chefs de ces partis.

Le gouvernement fédéral doit lui aussi considérer les municipalités comme des partenaires à part entière.

Dans les programmes d’infrastructures, nous sommes trois gouvernements à payer, nous devrions être trois gouvernements à décider !

Nous arrivons à un moment déterminant de notre histoire récente.

Tout le travail accompli au cours des dernières années depuis la réflexion qui a servi de trame au Livre blanc municipal doit maintenant livrer ses fruits.

Le gouvernement du Québec a démontré sa détermination dans plusieurs dossiers d’importance.

Et nous avons confiance que l’établissement d’un partenariat formel et respectueux avec les municipalités est un dossier d’importance pour le gouvernement du Québec.

Je termine en vous disant que j’ai espoir, qu’après tant de rendez-vous manqués, que cette fois-ci est la bonne.

Et il y a une chose que nous devons réaliser. Si nous sommes aujourd’hui si près du but, c’est parce que le monde municipal a su travailler ensemble.

C’est notre solidarité qui nous a permis d’atteindre ce moment de décision. Et, c’est grâce à vous les élus de :

l’Abitibi-Témiscamingue,

du Bas-Saint-Laurent,

de la Gaspésie-Iles-de-la-Madeleine,

du Saguenay-Lac-Saint-Jean,

du Nord-du-Québec,

de la Côte-Nord,

de la Montérégie,

de Laval,

des Laurentides,

de la Capitale-Nationale,

de la Métropole,

du Centre-du-Québec,

de la Mauricie,

de Lanaudière,

de l’Outaouais,

de Chaudière-Appalaches,

et de l’Estrie, que nous mettrons en œuvre ces changements fondamentaux au bénéfice de toutes les citoyennes et tous les citoyens.

Merci !

Accueillons maintenant, le Premier ministre du Québec, M. Philippe Couillard !