Maxime Pedneaud-Jobin

Maire de la Ville de Gatineau

Jour 212 (22 octobre)

Journée tragique. Nous étions en étude du budget avec l’exécutif et le comité des immobilisations au moment où la nouvelle de l'attaque est arrivée. La direction générale nous a fait un premier topo préliminaire de la situation, notamment la mobilisation de nos forces policières et l’arrimage immédiat avec la GRC, la police d’Ottawa, la SQ. Les protocoles de collaboration des forces policières ont été mis en place immédiatement, nous avons offert notre aide totale au cabinet du maire Watson. On sait que notre présence dans la région de la capitale nous donne des responsabilités particulières que nous avons assumées aujourd’hui. Un peu plus tard, j’ai quitté la réunion pour me joindre à la cellule de crise. Pareille opération est dirigée avant tout par le service de police, la direction générale assure une veille constante, tient les employés au courant des développements, prend les décisions quant au confinement et se tient prête à mobiliser les autres services municipaux, l’arrimage se fait également avec la STO et je suis tenu au courant des développements en temps réel (la loi donne au maire des pouvoirs spéciaux si les mesures d’urgence doivent être déclarées, ce qui n’a pas été le cas). Nous avons également émis un communiqué pour apporter le soutien des Gatineau aux gens touchés par la tragédie et j’ai eu une conversation avec le maire Watson pour l’assurer de notre soutien total dans ces moments difficiles. En pm, j’ai donné quelques entrevues. Au milieu de tout ça, de façon un peu chaotique, on tient des discussions sur la réforme à venir à l’urbanisme et on fait la préparation du bilan de notre première année. En soirée, on me tient au courant par courriel, on décide de mettre les drapeaux en berne, j’obtiendrai un bilan plus complet demain.

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