The policy on winter viability – $1,137,500
In budget 2024, Council announced the acquisition of 15 additional snow plows for clearing sidewalks. In 2026, an additional $1,137,500 will be earmarked for their operation.
The Lucy-Faris library – $553,215
These funds will be for the library's human and material resources and for maintenance upgrades.
Support for cultural organizations – $300,000
These funds will help support the development of these organizations, the retention of workers and artists, and the pursuit of their mission.
Partnerships with local outdoors organizations 2024-2026 – $250,000
These funds will be applied to updating the management program for outdoor sites, renewing partnerships and increased support for the development, maintenance and management of urban outdoor sites.
Other service enhancements
Additional adjustments are projected for past budget commitments related to the cultural policy, the action plan on homelessness, the diversity, equity and inclusion program and the downtown.
Investment plan – Maintenance 2026-2028
Total investments: $818.6 M, including $324 M in 2026
The plan will be funded from different sources, including the dedicated fund, cash, debt, subsidies, the lifecycle reserve and others.
The plan includes the continuation of several major projects underway and additional investments in 2026:
Water supply, sewers, plant and station upgrades
Roads
Other projects
DES CHOIX RIGOUREUX ET AMBITIEUX
Le mandat commence à peine pour votre nouveau conseil municipal qu'on adopte déjà notre premier budget ensemble. Je tiens d'entrée de jeu à souligner le climat de travail respectueux et collaboratif, qui nous a permis d'abattre beaucoup de travail en peu de temps. Merci à tout le monde qui a contribué à faire de ce budget une base solide pour relever les grands défis qui nous attendent en 2026 et pour les années à venir. Parce que oui, les défis devant nous sont grands, particulièrement pour les finances. Mais il y a des solutions et j'ai hâte de vous les présenter.
La première chose à faire, c'était de nommer les problèmes : le contexte inflationniste qui met une pression énorme sur tout le monde et les grands projets qui ont impact sur notre endettement. Ce n'est pas unique à Gatineau. Montréal, Laval, Québec ou Longueuil sont devant les mêmes enjeux.
Il y a un écart entre ce que les contribuables peuvent se permettre et ce que ça coûte opérer la Ville. C'est un fait et on n'y échappe pas. On s'est donc regardés dans le miroir en préparant le budget, et on s'est demandé si chaque dépense était vraiment nécessaire. Gérer des finances publiques vient avec cette responsabilité.
À chaque ligne, à commencer par celle qui retient le plus l'attention, on a cherché l'équilibre entre préserver notre capacité d'action et respecter la capacité de payer des gens. On limite donc la hausse de taxes à 3 % pour les immeubles résidentiels. C'est une augmentation modérée et stable qui représente 104 $ pour une résidence médiane.
Mais la vérité, c'est que notre charge a augmenté de plus que 3 %. Nos infrastructures et nos opérations, entre autres, coûtent plus cher. L'inflation contribue à créer un déficit structurel de 53M $ qu'on doit gérer d'une façon ou d'une autre alors que le cadre fiscal est déjà dépassé.
On choisit de gérer ce déficit en amorçant un grand chantier sur l'optimisation de nos finances. Une analyse méthodique et rigoureuse de nos façons de faire nous permet déjà de dégager 5,8 M$ en 2026, et le travail ne fait que commencer.
On va regarder entre autres notre gestion de l'endettement, nos actifs immobiliers et notre panier de services. C'est le comité exécutif qui va suivre ce chantier tout au long de l'année et le comité des finances va l'appuyer pour faire des recommandations créatives, responsables et humaines en vue du budget 2027.
Une idée très concrète qu'on a hâte de mettre en place, c'est celle de renverser le cycle de planification des projets d'infrastructures. En allant plus tôt en appel d'offres, on pense pouvoir obtenir des soumissions plus compétitives sur le marché et livrer plus de projets avec le même dollar.
Le grand chantier d'optimisation se fait sans relâcher nos efforts pour diversifier nos revenus et maximiser les subventions disponibles en allant au bout de chaque possibilité, parce qu'il n'y a pas de petite économie quand on dépense de l'argent public.
Notre règlement sur les redevances de développement, dont on a reçu un premier compte-rendu pendant l'étude budgétaire, nous a permis de recueillir 2,3 M$ depuis son adoption. Ces sommes, qui auraient représenté près d'un demi-pourcent d'augmentation de taxe foncière de plus, serviront à financer l'élargissement du chemin Vanier, un écocentre et la caserne d'Aylmer – trois infrastructures dont on a grandement besoin et dont les chantiers commenceront bientôt.
Des subventions du gouvernement du Canada et du Québec totalisant 70,4 M$ nous permettent aussi d'amorcer la réfection et l'élargissement d'une portion du chemin Pink et du boulevard de la Vérendrye. Grâce aux programmes PRIMEAU et TECQ, la Ville va aussi de l'avant avec la modernisation de l'usine d'eau potable du secteur de Gatineau, un projet de plus de 130 M$.
La liste complète des projets est évidemment beaucoup plus longue. Tout le conseil municipal partage l'urgence d'investir dans nos infrastructures, autant les anciennes qu'on doit réparer que les nouvelles qu'on doit construire. Et on va continuer de retourner toutes les pierres pour trouver des moyens d'en faire le maximum.
Une ville plus équitable
Quand on parle de maximum, c'est important que tous les secteurs se sentent inclus et se reconnaissent dans les priorités du conseil. On en parle depuis la fusion. À l'ouest on pense que tout va à l'est, à l'est on pense que tout va à l'ouest; et on manque d'indicateurs fiables pour prendre des décisions éclairées dans la perspective territoriale.
C'est pourquoi on profite de ce budget pour confier un mandat à la présidente du chantier sur les infrastructures, Mme Norris Parent. Ce mandat serait d'aider nos services à préparer un état de situation de nos investissements par secteur.
On ne règlera pas tout en 2026, mais on entend que l'aspiration des Gatinoises et des Gatinois, c'est d'avoir une ville qui répond à leurs besoins, une ville moderne, humaine et équitable. Donc, on veut aller au fond du débat, dépasser les perceptions et éclaircir le portrait des besoins spécifiques à chaque secteur.
Au sujet des besoins spécifiques des secteurs, le travail a commencé pour un projet d'aréna sur les terrains de l'école secondaire Hormisdas-Gamelin, à Buckingham. Le projet répond à des grands besoins pour l'est et les partenaires locaux sont mobilisés, donc on est très contents de pouvoir avancer vers un dossier d'opportunité. C'est un projet auquel on croit beaucoup.
J'en profite pour souligner le bilan du Service des infrastructures, qui a respecté 97 % de ses engagements l'an dernier. C'est le résultat d'un travail d'équipe. Une équipe qui a pris acte des défis devant elle et qui s'est retroussé les manches parce qu'elle ne manque pas d'ambition. En d'autres mots, M. le Président, le conseil municipal peut être optimiste que les sommes réservées ce soir pour les grands chantiers des prochaines années sont investies et gérées avec tout le professionnalisme et la rigueur dont nos équipes ont fait preuve dans leur bilan.
Une ville plus abordable
J'aimerais aussi prendre un moment pour parler de notre bilan en logement social. Pour 2025, le précédent conseil municipal avait réservé 7,3 M$ pour les projets portés par des OBNL, des coopératives ou l'Office d'habitation. Nous avons ajouté 10,6 M$ au fonds de logement social en cours d'année pour éviter de perdre des projets.
En 2026, on fait le choix de redoubler d'efforts. On propose au conseil d'investir près de 21 M$ parce que la demande est là et que les partenaires sont au rendez-vous. Près de 2 000 nouveaux logements sociaux sont déjà sur la table à dessin pour les 4 prochaines années et on veut être capables d'en faire le maximum.
On prend cette approche parce que c'est la chose à faire pour notre monde. Trop de gens se cherchent un logement abordable et c'est inacceptable. Ça nous permet de contribuer à la construction de logements subventionnés que les gens peuvent vraiment se payer, peu importe les conditions du marché. C'est aussi une autre façon d'attirer des investissements. Au cours des récentes années, chaque dollar que la Ville de Gatineau investit dans les projets de logement social génère des investissements trois fois plus élevés par le gouvernement du Québec et ses mandataires à travers les différents programmes.
Cet argent public a des retombées énormes pour notre communauté, notamment en aidant à sortir des gens de la rue – l'itinérance, ce n'est pas qu'une question de logement, mais c'est toujours une question de logement.
On a beaucoup cheminé collectivement sur l'enjeu de l'itinérance et ça mérite d'être dit. On a agi avec bienveillance et audace en 2025, en mettant en place une équipe municipale dédiée et en structurant nos actions. Aujourd'hui, ce choix-là n'est plus remis en question et c'est une excellente nouvelle parce qu'il reste beaucoup de travail à faire.
Un de nos défis pour les prochaines années, c'est de nous adapter aux réalités de chaque secteur, et l'expertise que notre équipe développe nous aide à aider les partenaires. C'est pourquoi on veut continuer à exercer du leadership tout en faisant preuve de bienveillance, et le budget 2026 reflète cet engagement.
Une ville plus stratégique
Les inégalités sociales restent grandes à Gatineau. Si la Ville a des outils limités pour agir sur les causes profondes du problème, elle peut quand même faire partie de la solution en utilisant son pouvoir d'action pour créer de la richesse collective. Gatineau a énormément de potentiel. Dans notre économie qui dépend encore largement de la fonction publique fédérale, les secteurs à développer sont prometteurs et les conditions pour un changement profond sont réunies.
Le gouvernement du Canada s'apprête à investir des milliards de dollars en innovation, en défense et en cybersécurité, et la région compte déjà sur plusieurs atouts dans ce créneau à forte valeur ajoutée; des entreprises et une main-d'œuvre spécialisée, mais aussi un réseau d'enseignement postsecondaire capable d'appuyer la recherche.
Il y a quelques mois, le conseil municipal a pris la résolution de revoir la gouvernance du développement économique sur son territoire. C'était une étape cruciale pour définir des orientations stratégiques, rallier des partenaires et attirer notre part d'investissements. Et ce budget est un autre pas vers un développement économique mieux structuré qui a des retombées positives sur tout le monde.
Ça peut sembler abstrait, mais c'est très concret : on se donne des outils pour attirer plus d'entreprises, les soutenir et les accompagner. Créer cet environnement-là, c'est le meilleur coup de pouce que la Ville peut donner à ses entreprises et à son économie.
Une ville plus agréable
On prend une décision ambitieuse en investissant 1,1 M$ pour accélérer le déneigement des trottoirs. Le travail pour en arriver ici a commencé il y a trois ans avec les élus du précédent conseil et on peut être fiers du résultat. On aide les gens à vivre leur quotidien malgré les aléas de l'hiver – ce qui est au cœur de notre mission comme gouvernement de proximité.
Un autre rôle qui est au cœur de notre mission, c'est celui de soutenir le milieu culturel. Même dans notre contexte financier difficile, les artistes doivent rester une priorité parce que leur impact sur notre qualité de vie, l'inclusion sociale et le développement économique est trop grand. Si on veut bâtir une ville plus résiliente et plus belle, on a besoin de leurs talents.
On investit donc près d'un million$ en culture, réparti entre le nouveau Programme de soutien aux artistes, la mise en service de la nouvelle bibliothèque Lucy-Faris et la Politique culturelle.
En conclusion, M. le Président, si les budgets se suivent et se ressemblent aux yeux de certains, chaque année présente aussi quelque chose d'unique. Le budget 2026, c'est la continuité en protection de l'environnement ou en lutte à l'itinérance. C'est aussi:
Les prochaines années seront déterminantes pour Gatineau et ce soir, on fait assurément un pas dans la bonne direction – sans laisser personne derrière. Les bases sont solides, mais on aura besoin d'aide pour aller plus loin. On connaît toutes et tous les failles dans la fiscalité municipale.
Les élections québécoises qui approchent nous donnent l'occasion de rappeler – comme si on pouvait l'oublier – l'ampleur à travers les années du sous-investissement gouvernemental en Outaouais. En infrastructures, en adaptation aux changements climatiques, en éducation, en santé et j'en passe, les besoins sont immenses et les élus de l'Assemblée nationale ne doivent pas l'oublier.
J'ai l'honneur d'avoir été désignée présidente du caucus des grandes villes de l'Union des municipalités du Québec, et cette fonction sera d'abord pour moi un outil pour porter les préoccupations des grandes villes, mais aussi un outil de plus pour mettre Gatineau sur la carte.
Merci encore à tout le monde qui a mis l'épaule à la roue pour livrer cette proposition budgétaire. Je pense au comité exécutif (l'actuel et l'ancien) et à la Direction générale. Je pense aussi aux équipes des différents services. Je remercie tout particulièrement le Service des finances vers qui on a dirigé beaucoup de questions dans les dernières semaines.
Merci à tous les collègues du conseil municipal qui ont enrichi la discussion pendant l'étude budgétaire. C'est un plaisir de travailler avec vous et j'ai hâte de vous retrouver en 2026.
Merci tout le monde et bonne soirée.

Maude Marquis-Bissonnette
Mayor
Recognized for its quality of life, Gatineau is a city of 298,000 inhabitants. It is located on the north shore of the Ottawa River, and extends east and west of the Gatineau River.