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Fourmis rouges européennes (Myrmica rubra)
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Fourmis rouges européennes (Myrmica rubra)
Fourmis rouges européennes (Myrmica rubra)

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La fourmi rouge européenne (Myrmica rubra) est une espèce envahissante originaire d'Eurasie, introduite accidentellement en Amérique du Nord. Elle est maintenant présente à plusieurs endroits au Québec.

Cette fourmi possède un aiguillon et une glande à venin. Elle est reconnue pour ses piqûres et morsures douloureuses, qui peuvent parfois causer des réactions allergiques.  Pour l'instant, les seules colonies existantes connues sont dans le secteur d'Aylmer dans le parc Claude-Rioux, dans les boisés d'Andromède, de Ganymède, de la Rosée et dans la Forêt Boucher.

Que pouvez-vous faire?

Pour limiter la propagation de la fourmi rouge européenne et réduire les risques de piqûres, voici les bonnes pratiques à adopter :

  • Évitez de déplacer de la terre, du bois, des plantes ou des résidus verts provenant de zones infestées.
  • Ne déposez pas de branches, feuilles mortes, bûches ou autres résidus verts à proximité des parcs où la présence de l'espèce est détectée car cela contribue à la création d'un milieu propice à la fourmi rouge européenne.
  • Signalez les infestations au Centre d'appels non urgents en composant le 311.
  • Scellez les fissures et les ouvertures autour de votre maison afin de prévenir l'entrée d'insectes. Même si les fourmis rouges européennes ne sont pas actuellement identifiées comme une espèce qui pénètre dans les résidences, cette mesure reste une prévention générale efficace contre les infestations à domicile.
  • Gardez vos chaussures en tout temps lorsque vous vous trouvez dans un secteur où la fourmi est présente.
  • Portez des chaussures d'eau dans les jeux d'eau situés près des zones touchées.
  • Évitez de laisser les enfants ou les animaux marcher sur les nids ou tenter de les détruire.

L'utilisation de pesticides n'est pas recommandée sans l'accompagnement d'un professionnel et sans avoir vérifié la réglementation applicable. Une mauvaise utilisation de certains produits peut aggraver la situation, fragmenter les colonies, favoriser leur dispersion ou nuire à d'autres espèces.

Que fait la Ville?

Depuis 2021, la Ville de Gatineau étudie différentes méthodes pour contrôler la fourmi rouge européenne. L'objectif est de limiter sa propagation et de mieux outiller les citoyens, et non d'éradiquer complètement l'espèce.

Les principales actions réalisées jusqu'à maintenant comprennent :

  • la confirmation de la présence de l'espèce dans certains endroits précis;
  • l'identification de différentes méthodes de contrôle possibles avec des spécialistes;
  • des études écologiques dans les boisés touchés;
  • une campagne d'information ciblée auprès des résidents;
  • l'installation de panneaux d'information;
  • la création et la mise à jour d'une page Web;
  • la réalisation d'un projet de recherche terrain en collaboration avec l'Institut de recherche en biologie végétale (2 phases).

Projet de recherche dans le boisé d'Andromède

En 2025, la Ville a mené une première phase de recherche terrain dans le boisé d'Andromède afin de tester différentes méthodes de contrôle visant à limiter l'expansion de la fourmi rouge européenne.

Trois méthodes ont été testées :

  • l'installation de bandes de plastique noir;
  • la plantation de thym, une plante aromatique reconnue pour ses propriétés répulsives;
  • l'introduction de fourmis indigènes afin d'évaluer leur capacité à freiner la propagation de la fourmi rouge européenne.

Les résultats ont démontré que :

  • les toiles noires ont eu un effet dissuasif limité, environ 30 % du temps;
  • les plantes aromatiques n'ont pas eu l'effet répulsif attendu;
  • l'introduction de fourmis indigènes n'a pas permis de contrôler les colonies.

La combinaison d'une bande de dégagement de 10 mètres et de toiles noires installées en bordure des résidences a toutefois montré un potentiel intéressant. La Ville souhaite donc poursuivre les analyses afin de mieux comprendre l'efficacité réelle de cette approche, notamment parce que la bande de dégagement (déboisement) constituait une étape préparatoire aux essais terrain et n'a pas été évalué comme méthode indépendante. Ce déboisement a créé un environnement plus aride de part et d'autre des toiles, ce qui pourrait avoir influencé le déplacement des fourmis. Ainsi, compte tenu de cet effet possible, c'est l'approche combinée de la bande de dégagement et des toiles qui doit être considérée comme une méthode de contrôle potentielle, et non pas la toile seule.

Prochaines étapes en 2026

En 2026, la Ville poursuit la phase 2 du projet de recherche, toujours en collaboration avec des chercheurs universitaires. Cette nouvelle phase vise notamment à :

  • tester l'entretien de la végétation à ras le sol, sans toile noire, comme barrière physique entre le boisé et les résidences;
  • tester des dalles-pièges, soit des dalles de béton conçues pour capturer les fourmis afin d'aider à contrôler l'expansion des colonies.

La bande de dégagement de 10 mètres réalisée en 2025 derrière les résidences des rues Prado et Andromède sera fauchée et entretenue en 2026 afin de poursuivre les essais terrain.

Les résultats de cette phase sont attendus à la fin de l'automne 2026.

Intervention sur les terrains privés

La Ville n'intervient pas sur les terrains privés pour contrôler la présence de fourmis rouges européennes.

Les interventions et les recherches sont réalisées sur les terrains municipaux touchés, principalement dans le boisé d'Andromède. Les pratiques testées et les résultats obtenus seront partagés avec les citoyens afin qu'ils puissent s'en inspirer au besoin.

Restez informés

La Ville poursuivra ses actions de sensibilisation, notamment par l'installation de panneaux d'information additionnels, l'envoi de communications ciblées et la mise à jour de cette page Web.

Un sondage citoyen est également prévu à l'automne 2026 afin de mieux documenter la situation vécue par les résidents concernés.

Pour plus d'informations, contactez le 311.

Foire aux questions

Pourquoi est-ce que la Ville mène des recherches sur les méthodes de contrôle?

Parce qu'il existe peu de connaissances scientifiques et peu de méthodes de contrôle éprouvées pour cette espèce. Les cas observés ailleurs au Québec ne génèrent pas de nuisances comparables (absence de proximité avec les terrains privés), ce qui limite les données disponibles et complique l'élaboration de mesures de contrôle efficaces et adaptées. Également, cette espèce n'est pas identifiée sur la liste des principales espèces exotiques envahissantes du MELCCFP, ce qui en fait une espèce non prioritaire pour le gouvernement provincial, et donc sans guide ou méthode de contrôle standardisée. La Ville souhaite donc consolider des données sur l'efficacité des méthodes de contrôle possibles afin de mieux renseigner les citoyens touchés.

Quelles sont les méthodes de contrôle envisagées par la Ville, mais actuellement jugées inefficaces ou inadéquates?
  • L'utilisation de pesticides :
    • Les nids étant profonds et diffus, les traitements de surface sont inefficaces à l'échelle de la colonie. De plus, la présence de milieux humides et hydriques dans les boisés d'Andromède, de la Rosée et de Ganymède limite l'usage des pesticides, dont l'épandage est restreint par la réglementation provinciale. Enfin, ces traitements peuvent fragmenter les colonies, favoriser leur dispersion et nuire aux espèces non ciblées, ce qui risque d'avantager la fourmi rouge européenne, reconnue pour sa résilience. 
  • L'utilisation de champignons entomopathogènes :
    • Bien que ces agents puissent infecter et tuer certains insectes, cette méthode n'a pas été testée à Gatineau puisque des études récentes indiquent que la fourmi rouge européenne présente une forte résistance sociale et comportementale, limitant l'efficacité de ce type de contrôle.

À propos de Gatineau

Reconnue pour sa qualité de vie, Gatineau est une ville de 298 000 habitants. Elle est située sur la rive nord de la rivière des Outaouais, et s'étend à l'est et à l'ouest de la rivière Gatineau.

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