Notre juste part : une plateforme électorale pour Gatineau
Gatineau, le 8 septembre 2026. — Dans le cadre de la campagne électorale provinciale, la Ville de Gatineau, accompagnée de dizaines de partenaires issus de différents secteurs de la communauté, lance un message rassembleur aux partis politiques et aux futur.e.s élu.e.s : l'Outaouais doit obtenir sa juste part des investissements et des services publics du Québec.
Réunis autour d'un même constat, des représentants des milieux de la santé, de l'éducation, de la culture, du développement économique, du logement, du sport et du milieu communautaire souhaitent que les enjeux de notre région occupent une place centrale dans la prochaine campagne électorale.
« Notre région ne demande pas un traitement de faveur. Elle demande simplement de recevoir sa juste part. Gatineau et l'Outaouais font déjà leur part. Nous demandons maintenant au gouvernement du Québec de faire la sienne », affirme la mairesse de la Ville de Gatineau, Maude Marquis-Bissonnette.
Sept secteurs prioritaires pour l'Outaouais
Notre juste part : une plateforme électorale pour Gatineau identifie 22 engagements concrets répartis en sept grandes priorités sur lesquelles la communauté souhaite voir le prochain gouvernement agir dans le cadre du mandat 2026-2030 :
| ● | Santé : Mettre fin au retard historique de l'Outaouais, chiffré à 272 millions de dollars supplémentaires par année pour atteindre le même niveau de dépenses en santé par habitant que la moyenne québécoise et financement des infrastructures municipales nécessaires au futur le Centre hospitalier affilié universitaire de l'Outaouais. |
| ● | Éducation : Accroître la capacité de formation postsecondaire afin qu'elle corresponde à la population et aux besoins économiques de la région. À tire d'exemple, pour la rentrée 2026-2027, le Cégep de l'Outaouais a dû refuser 800 demandes d'admission faute d'espace. |
| ● | Mobilité : Soutenir le développement d'un véritable réseau de transport structurant, notamment le tramway Gatineau-Ottawa et le prolongement du Rapibus jusqu'au boulevard de l'Aéroport, la sécurisation de l'autoroute 50 sur sa pleine longueur ainsi que le financement du transport actif. |
| ● | Logement et itinérance : Offrir aux municipalités un financement prévisible et les moyens d'intervenir en amont, notamment pour développer du logement abordable et hors marché. La crise est particulièrement forte pour les ménages à faible revenu : le taux d'inoccupation des logements de moins de 1 000 $ n'est que de 0,7 % à Gatineau. Pendant ce temps, le nombre de personnes en situation d'itinérance à Gatineau a augmenté de 268 % entre 2018 et 2022, un chiffre toujours en croissance en 2025. Comme société, on se doit d'infléchir cette courbe |
| ● | Culture, sport et communautés : Reconnaître ces secteurs comme des infrastructures essentielles à une communauté forte et assurer un financement à la hauteur de leur contribution. Lors du dernier appel de projets du PAFIRSPA, l'Outaouais a reçu la plus faible allocation au Québec. En culture, la région ne reçoit que 0,2 % du budget du ministère de la Culture et des Communications, alors qu'elle représente 4,7 % de la population québécoise. |
| ● | Développement économique : Faire de Gatineau et de l'Outaouais un moteur d'innovation et de croissance dans des secteurs comme la cybersécurité, la défense et les technologies, tout en misant sur l'intégration économique avec la ville d'Ottawa. |
| ● | Infrastructures et adaptation climatique : Donner aux municipalités les moyens de suivre la croissance et d'adapter leurs infrastructures à la multiplication des événements climatiques extrêmes. Les municipalités gèrent près de 60 % des infrastructures publiques, alors qu'elles ne disposent que d'environ 8 % des revenus fiscaux. Parallèlement, la part des infrastructures municipales dans le Plan québécois des infrastructures (PQI) est passée d'environ 7,7 % à 4,3 %. |
Citation
« L'Outaouais a le potentiel d'être un moteur de croissance pour l'ensemble du Québec. Il faut maintenant que le prochain gouvernement crée les conditions pour que ce potentiel se réalise. Nous ne demandons pas un traitement de faveur. Nous ne demandons pas plus que les autres. Nous demandons la même chose que ce que nous souhaitons pour toutes les régions du Québec : des services à la hauteur de la population, des besoins et des ambitions de notre communauté. Gatineau mérite sa juste part. » — Maude Marquis-Bissonnette, mairesse de la Ville de Gatineau.
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