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Galerie Montcalm

Oracles de l'artiste Jaber Lutfi

Du 5 mai au 19 juin

Vernissage 5 mai à 19 h


Jaber Lutfi, Dragon (détail), acrylique sur bois, 61 x 61 cm, 2017.

Exposition

Jaber Lutfi peint à l'acrylique des tableaux oniriques qui rappellent tout un théâtre archaïque de marionnettes fixes, prémisses de récits ouverts qu'il revient aux regardeurs de développer. 

Qui sont ces « fiancés » et qu'attendent-ils, masqués, sur le quai? Le visage de Dieu est-il le premier visage? Et si les bébés dragons grandissaient dans cette salle, qu'adviendrait-il du grand dragon? Et si la haute tour endormie ouvrait les yeux, s'effondrerait-elle? Les tableaux de Jaber Lutfi ravivent l'imaginaire du spectateur et l'invitent à jouer les oracles.

Notes biographiques

Né au Liban, le peintre Jaber Lutfi vit et travaille à Montréal.

Formé d'abord à l'atelier de Francine Labelle, Jaber Lutfi a obtenu un baccalauréat en arts plastiques de l'UQAM (1990). Depuis, il a présenté plus de 35 expositions individuelles, notamment à la galerie Palardy, à la galerie SAS et à la galerie St-Laurent + Hill (Ottawa), qui le représente actuellement. Jaber Lutfi a également participé à de nombreux événements collectifs en art contemporain dont Art souterrain, Papier et Collectionner l'art, et a été sélectionné pour participer à la Toronto Outdoor Art Exhibition, à la Old Town Art Fair (Chicago) et au Columbus Arts Festival (Ohio). En 2008, il représentait la galerie SAS à ST-ART, la foire internationale d'art contemporain de Strasbourg. Tout en clair-obscur et peints à l'acrylique en de multiples couches colorées et translucides, ses tableaux figuratifs sont souvent détaillés jusqu'aux limites du visible. Inspirées des œuvres de Van Eyck et de Picasso, de Bosch et de Michaud, les peintures de Jaber Lutfi évoquent un théâtre archaïque, univers oniriques que l'artiste fait jaillir du chaos. 

La compagnie de théâtre Omnibus a créé un spectacle de mimes en se basant sur douze de ses grands tableaux. Six metteurs en scène, huit comédiens et une scénographe ont collaboré à Choses vues à la halte. Il a aussi conçu, sous le parrainage de François Barbeau, une centaine de costumes pour L'Histoire lamentable de Titus Andronicus de Shakespeare produit par cette même compagnie en 2006 et 2007.

Allocutions

Isabelle N. Miron

Dominique Laurent

Espace Pierre-Debain

À mots couverts de l'artiste Claire Lemay

Du 11 mai au 3 juillet

Vernissage 11 mai de 18 h à 20 h

Exposition

Claire Lemay a créé une série de tableaux en partie issus du recyclage de certaines de ses œuvres ainsi que d'éléments ayant servi à leur impression. 

La forme des tableaux emprunte à celle des ex-voto, ces objets d'art populaire qu'on retrouve dans les églises et sur lesquels les mots de remerciement côtoient l'image de l'objet des vœux. 

Hommage de l'artiste au monde de l'estampe qui façonna son métier, l'exposition À mots couverts suggère le mot plus qu'elle ne l'énonce. Si certains mots, gravés sur l'aluminium souple, se lisent avec facilité, d'autres se traduisent par de simples expressions graphiques qui s'attachent, s'inversent, se joignent aux matières recomposées des gravures, en phrasés incantatoires qui conservent leur part de secret et de mystère.

Notes biographiques

Élève à l'École des beaux-arts de Québec (1967-1968), Claire Lemay est titulaire d'un baccalauréat en pédagogie (Université Laval, 1971) ainsi que d'un baccalauréat en arts plastiques, option gravure (Université du Québec à Montréal, 1985).

L'artiste évolue dans le domaine des arts imprimés depuis trente ans. Elle s'est d'abord spécialisée dans la technique du bois gravé, a travaillé la gravure sur linoléum et, depuis 2006, l'estampe numérique. 

Les graphies et l'iconographie populaire ont été, au fil des années, les principales sources d'inspiration de son travail. Pour comprendre leur présence dans ses œuvres, l'artiste a conçu en 2018 l'exposition Où vont les mots?, qui portait sur le monde de l'écriture et abordait la question de l'avenir de la communication écrite.

À mots couverts en est la suite logique. Ici, le mot surgit comme un leitmotiv que l'artiste intègre dans des formes qui rappellent celles des ex-voto qu'on retrouve à profusion dans l'art populaire mexicain. En gravant sur l'aluminium, Claire Lemay fait surgir le tracé souple de graphies et de mots porteurs de sens qui s'étalent sur ce qu'il convient d'appeler une courtepointe visuelle. Cette courtepointe émerge de la fragmentation de certaines des œuvres antérieures de l'artiste, que celle-ci a découpées en bandes, pliées en accordéon; elle en a combiné les fragments aux artéfacts de ses anciennes gravures et aux personnages incongrus issus des blocs clichés. Ce qu'elle nous offre là, c'est une pérégrination fantaisiste d'éléments gravés qui se muent en tableaux votifs, hommage au monde de l'estampe.

Cofondatrice de Zocalo, atelier d'art de Longueuil où elle œuvre depuis 1992, Claire Lemay a reçu plusieurs bourses de recherche et création. Elle a à son actif 24 expositions individuelles et a participé à un grand nombre d'expositions collectives prestigieuses au Canada, mais également en Espagne (1987, 1995, 2003), en Corée (1987, 2006), en France (1994, 1999, 2003, 2005, 2006, 2011, 2013, 2015), au Mexique (1994, 2007), en Suisse (1997), en Argentine (1995, 2006, 2010), en Pologne (1997, 1999, 2003, 2005, 2009, 2012), au Japon (1999), à Cuba (1997, 2008, 2009, 2010), au Royaume-Uni (1999), en Australie (2004, 2006), en Allemagne (2005), en Belgique (2007), en Chine (2009) et au Portugal (où elle a été artiste invitée à la 8e Biennale internationale d'estampe de Douro en 2015 et en 2016).

Elle a créé une estampe d'entreprise pour Pratt & Whitney Canada en 2004, une estampe institutionnelle pour la Grande Bibliothèque (BNQ) en 2005, et une estampe à tirage limité pour le Cirque du Soleil en 2008.

On retrouve ses œuvres dans bon nombre de collections publiques : celles de la Bibliothèque nationale du Québec, du Musée des beaux-arts de Mont-Saint-Hilaire, de Loto-Québec, d'Hydro-Québec, de la Ville de Longueuil, de l'arrondissement LaSalle (Montréal), de la Ville de Boucherville, de la Ville de Saint-Jean-sur-Richelieu, de l'artothèque de la bibliothèque Gabrielle-Roy (Québec) et de la International Print Triennial Society (Cracovie, Pologne).

Ses œuvres figurent également dans la collection de l'Institut Thomas More, de Stikeman Elliott (Montréal) et de Michelle Leduc et Jacques Sénéchal (Saint-Lambert), ainsi que dans des collections privées au Québec, en Suisse, au Portugal et au Mexique.

Mesures sanitaires

Les mesures sanitaires prescrites par la Santé publique seront soigneusement déployées afin d'offrir une expérience agréable et sécuritaire.

  • Le port du masque ou du couvre-visage est obligatoire en tout temps.
  • Les lieux sont désinfectés fréquemment.

Merci de votre collaboration pour garder un milieu sécuritaire!

Exposition virtuelle de Denis Charette

L'Esprit qui m'habite

L'exposition de Denis Charette est présentée uniquement en format virtuel.

Démonstration de l'invisible rendu visible, l'exposition de Denis Charette tire son origine d'un rêve algonquin. Au moyen de la sculpture et de la gravure, l'artiste aborde les thèmes de la guérison, du rêve et du territoire. Il tente de donner forme à ce qui se trouve en son for intérieur : Anishinabeg, l'esprit algonquin qui l'habite et le guide dans cette quête incessante de création, esprit pleinement ancré en ce territoire où la cosmogonie et le mythe le nourrissent quotidiennement.

Notes biographiques de l'artiste

Artiste métis algonquin autodidacte, Denis Charette est né en 1963 dans la vallée de l'Outaouais. Maître sculpteur et graveur, il travaille principalement le bois, la pierre et le bois de cervidés. Boursier du Conseil des arts du Canada à deux reprises, il a développé ses connaissances de la sculpture totémique avec le réputé artiste haïda Reg Davidson et a approfondi ses connaissances sur la cosmogonie algonquienne auprès des aînés de sa communauté.

Son premier contrat d'œuvre publique remonte à 1991 pour sa participation à la sculpture du mât totémique multiculturel du Canada érigé au marché By d'Ottawa. De 2011 à 2017, l'artiste a réalisé une quinzaine de mâts totémiques représentant les nations amérindiennes du Québec, qui sont érigés sur le sentier des Premières Nations, ainsi qu'une œuvre de grande envergure intitulée Winibiki pinéci, L'Oiseau-tonnerre, qui peut être admirée au Parc Oméga, à Montebello.

Pour acquérir l'une des œuvres présentées dans cette exposition virtuelle, veuillez communiquer avec l'artiste, Denis Charette, à l'adresse denis@denischarette.com.

Ce projet artistique a été soutenu par le Programme de partenariat territorial de l'Outaouais.

Exposition virtuelle de Manon Labrosse et Sarah Carlson

Chrysalide

Manon Labrosse (Ottawa) et Sarah Carlson (Toronto) présentent, dans l'exposition Chrysalide, une installation de sculptures et de peintures créées à partir d'une exploration de leurs propres perceptions de la nature, mais aussi de certaines de ses représentations historiques. Leur travail témoigne de leur intérêt pour les idées de transition et de transformation ainsi que pour les formes anthropomorphiques.

Notes biographiques de Manon Labrosse

Détentrice d'un baccalauréat en arts visuels avec mention d'honneur (Université d'Ottawa, 2002), l'artiste Manon Labrosse vit et travaille à Ottawa.

Elle a réalisé plusieurs expositions de peinture au Québec et en Ontario. Boursière du Conseil des arts et des lettres du Québec en 2016, du Conseil des arts de l'Ontario en 2014 et 2015, de la Ville d'Ottawa en 2006 et 2008, elle a à son actif plusieurs résidences d'artistes. Manon Labrosse a reçu, en 2015, le Prix Télé-Québec au gala des Culturiades ainsi que le Prix du Fonds de dotation Corel pour les arts du Conseil des arts d'Ottawa. En 2017, elle a présenté, au centre d'artistes Axenéo7, l'exposition Comment peindre la mort d'après Lucie, qui a fait l'objet d'un article dans la revue Canadian Art.
Dans l'exposition Chrysalide, créée en duo avec l'artiste torontoise Sarah Carlson, elle présente une série de peintures réalisées à partir des archives photographiques de ses randonnées en Californie, dans les parcs provinciaux et nationaux du Québec et de l'Ontario ainsi que sur les sentiers qui jalonnent la rivière des Outaouais, à Gatineau.

Ces œuvres rappellent, par l'esthétique qui s'y révèle, les paysages baignés de lumière qu'on retrouve dans certains films de science-fiction tels Colour Out of Space (Richard Stanley, 2019) et Prospect (Zeek Earl et Chris Caldwell, 2018). Lumineuses, les couleurs s'y étalent en d'étranges contrastes, dans la disparité et la dissonance : la palette de Manon Labrosse nous restitue, dans des œuvres narratives, ce trouble qui s'empare de la psyché de l'artiste happée par le sentiment de décalage face à une nature à laquelle elle se sent devenue étrangère.

Des formes anthropomorphiques aux traits à la fois humains et sauvages surgissent de ses paysages. Elles témoignent de ce trouble qui est en soi une injonction, un appel à se réensauvager, un passage, une chrysalide qui portera son fruit : l'œuvre où explose et s'affirme l'évocation déferlante d'une nature réensauvagée.

Manon Labrosse a bénéficié d'une subvention du Conseil des arts de l'Ontario pour des projets d'artistes en arts visuels francophones à mi-carrière.

Notes biographiques de Sarah Carlson

Titulaire d'un baccalauréat en beaux-arts avec mention (Université York, Ontario, 2009), d'un baccalauréat en enseignement avec spécialisation en enseignement des arts visuels (Université de Toronto, 2010) et d'une maîtrise en beaux-arts (Université de l'École d'art et de design de l'Ontario, 2019), Sarah Carlson a été sélectionnée par jury pour effectuer des résidences d'artistes au Canada, en Espagne (2015) et en Italie (2018). Elle a récemment effectué une résidence en situation de camping dans la péninsule gaspésienne.

L'artiste, dont la pratique articule peinture, sculpture et installation, a à son actif plusieurs expositions individuelles et collectives. Ses œuvres sont présentes dans des collections publiques au Canada et en Espagne.

Le travail de Sarah Carlson se construit sur la base de croquis et de photographies, documentation accumulée au cours de randonnées passées à faire de l'escalade, à pagayer, à explorer des cavernes en Ontario, en Nouvelle-Écosse, en Espagne, en Italie et sur l'île d'Hawaii. L'artiste, qui privilégie une pratique artistique écoresponsable, fait un large usage de matériaux récupérés et de matières biodégradables comme le papier mâché. Elle intègre à ses installations des matériaux organiques : plantes aériennes et cheveux humains.

Sarah Carlson rend compte de la richesse et de la complexité des univers naturels qu'elle découvre au moyen de compositions dynamiques, de trompe-l'œil, de généreux effets de texture, d'une palette vibrante qui éclate dans les empâtements et les superpositions de glacis.

Dans l'exposition Chrysalide, créée en duo avec l'artiste d'Ottawa Manon Labrosse, elle évoque la transformation qui se produit au cours de ses randonnées en nature, lorsqu'à une conscience de soi aiguë, induite par le sentiment d'inconfort succède un état de flow dans lequel l'altérité s'efface au profit d'une conscience élargie, absorbée par ce qui se révèle alors : le bruissement de l'eau, les créatures de l'air, les secrets de l'univers minéral, de ses grottes et de ses cavernes.

Pour acquérir l'une des œuvres présentées dans cette exposition, veuillez communiquer avec l'artiste.

Manon Labrosse : info@manon-labrosse.com
Sarah Carlson : sarahlizcarlson@gmail.com

Liste des œuvres et des prix

Exposition virtuelle de Margit Hideg

Ces liens qui lient

Fascinée par la beauté du processus de désintégration du bois lorsqu'on en fait de la pâte à papier, Margit Hideg cherche à sauver les vestiges de ce que l'histoire efface : elle les incorpore à de nouvelles œuvres qui en conserveront la trace.

Ces liens qui lient est le résultat d'une collaboration de l'artiste avec la nature, d'une série d'interactions avec des médiums organiques.

Margit Hideg crée des sculptures lumineuses qui évoquent le pouvoir régénérateur d'un rapport au monde plus harmonieux. Elle cherche ainsi à nourrir la conscience d'une identité fermement enracinée, liée à la Terre.

Notes biographiques de l'artiste

Margit est une artiste multidisciplinaire et enseignante d'origine hongroise qui est née en Roumanie. Elle a étudié les arts graphiques, les beaux-arts et la pédagogie à l'Université d'art et de design de Cluj-Napoca, en Roumanie. Peu après avoir immigré au Canada en 1989, elle a choisi de poursuivre sa formation en art graphique au College for Creative Studies de Détroit. En 2001, elle a été sélectionnée pour effectuer une résidence de six mois au Laboratoire des nouveaux médias du Centre canadien du film de Toronto.

Son expérience s'étend jusqu'au monde des affaires où elle a travaillé comme gestionnaire, designer graphique et enseignante au postsecondaire. Elle a également dirigé plusieurs projets collectifs entre étudiants et professeurs qui lui ont valu divers prix. Depuis 2001, ses tableaux sont présentés à la Galerie Bernard, à Montréal, et font partie de la Collection Loto-Québec et de plusieurs collections privées. Margit Hideg vit et travaille à Cantley, en Outaouais.

Pour acquérir l'une des œuvres présentées dans cette exposition, veuillez communiquer avec l'artiste, Margit Hideg, à l'adresse margit@hideg.ca.

Liste des œuvres et des prix

Exposition virtuelle du 40e anniversaire de la Galerie Montcalm

Exposition

Le 40e anniversaire de la Galerie Montcalm et de la Collection permanente de la Ville de Gatineau est l'occasion rêvée de mettre en lumière la richesse de ce patrimoine artistique qui comporte plus de 3 000 œuvres en beaux-arts.

Au-delà du réel présente une sélection d'œuvres non figuratives d'artistes canadiens contemporains qui ont osé, chacun à sa façon, transgresser les limites du réel pour mieux ouvrir les portes de l'imaginaire.

Le public y découvrira un vaste éventail de démarches et de pratiques artistiques, allant de la rigoureuse abstraction géométrique à une interprétation plus fluide et hybride du réel.

Venez découvrir ce trésor qui fait la fierté des Gatinoises et des Gatinois!

Cette exposition a reçu un soutien financier de l'Entente de développement culturel.

Notes biographiques

L'abstraction constitue un pan majeur des recherches artistiques du dernier siècle, ici comme ailleurs dans le monde. Au Québec, on connaît mieux la période de son éclatement, soit les décennies 1940 à 1960 avec des groupes tels les Automatistes, les Plasticiens, etc. Ces recherches visaient à élaborer et à faire connaître un langage spécifique pour les arts visuels, qui serait indépendant des contraintes de la représentation concrète du monde réel.

Cette période, souvent considérée comme l'âge d'or de l'abstraction au Québec, constitue la pierre d'assise de la période couverte dans l'exposition Au-delà du réel. Les visiteurs de la Galerie Montcalm survoleront un demi-siècle de pratiques inspirées de l'abstraction, de la fin des années 1960 au début des années 2000. L'exposition réunira les œuvres de cinq artistes locaux, Mitzi Bidner, Claire Cloutier, Paul Lajoie, Élise Séguin et Michèle Tremblay-Gillon, et de quatre autres artistes québécois, Louis Belzile, Louis Jaque, Robert Roussil et Claude Tousignant.

Surtout composée d'œuvres 2D, soit des estampes, des peintures sur toile et des photos, ainsi que de quelques sculptures, cette exposition visera à présenter un éventail de pratiques. À une extrémité, des abstractions géométriques hard edge dans les estampes de Claude Tousignant. À l'autre extrémité, des artistes contemporains qui vont brouiller les limites entre l'abstraction et la représentation, comme Claire Cloutier et Michèle Tremblay-Gillon.

À propos de la commissaire

Katerie Gaudet-Chamberland est une restauratrice de peintures et historienne de l'art qui habite à Ottawa. Elle a étudié à l'Université Laval, à Québec, et à l'Université Northumbria, au Royaume-Uni. Elle a également effectué des stages en France et au Danemark.

Ayant travaillé pour la Ville de Gatineau de 2014 à 2016, elle connaît intimement sa collection permanente et le milieu de l'art en Outaouais et au Québec. Elle a aussi fait de la recherche pour l'exposition Dialogues de l'œil, présentée à la Galerie Montcalm en 2015. L'histoire des techniques de peinture et l'art québécois de la seconde moitié du XXe siècle figurent parmi ses domaines d'intérêt.

Biographie des artistes sélectionnés

Claire Cloutier

Écrivaine, chroniqueuse et artiste, Claire Cloutier naît à Ottawa en 1928. À la fin des années 1940, elle s'engage comme étudiante libre à l'École des beaux-arts de Montréal, puis à l'Académie Julian et à la Cité internationale universitaire de Paris en 1949 et 1950. Elle habite en Europe jusqu'en 1966, où elle est notamment graphiste et collaboratrice pour diverses publications ainsi que chef de la section photo à l'Organisation de coopération et de développement économiques.

En 1978, elle suit des cours de gravure à l'École d'art d'Ottawa. Elle collabore notamment, avec Jean-Claude Bergeron et Vincent Théberge, aux livres d'art Trois graveurs de l'Outaouais et La trame du temps, publiés respectivement en 1982 et 2002, où ses créations accompagnent des poèmes de son fils, Michaël La Chance. Elle se consacre entièrement aux arts visuels et à l'écriture à compter de sa retraite, en 1988. Au cours de sa carrière, elle expose surtout en Outaouais et à Ottawa. En 2003, elle reçoit le Prix international Saint-Denys-Garneau. Claire Cloutier habite aujourd'hui Gatineau.

La Collection permanente de la Ville de Gatineau détient à ce jour 48 estampes, une acrylique sur toile et deux techniques mixtes de l'artiste

Michèle Tremblay-Gillon

Michèle Tremblay-Gillon naît à Washington de parents québécois. Titulaire d'un baccalauréat en philosophie du Lycée français de New York, d'une maîtrise en arts visuels et d'une maîtrise en études des arts, elle enseigne l'histoire de l'art, la photographie et la vidéo d'art au Cégep de l'Outaouais, à Gatineau, de 1998 à 2008. Elle est membre de l'équipe de rédaction de la revue Vie des Arts durant les décennies 1970 et 1980.

Plusieurs prix prestigieux lui sont décernés pour son travail en sculpture, entre autres le Prix d'excellence d'architecture et d'intégration des arts, en 1976, pour sa murale monumentale ornant la station de métro LaSalle à Montréal, et le Prix du Conseil de la sculpture du Québec, en 1983. Plusieurs projets d'art public au Québec et à l'étranger marquent sa carrière, dont une œuvre ornant l'entrée principale du palais du roi Fahd, à Djeddah en Arabie Saoudite, réalisée en 1978.

S'intégrant à leur environnement, ses interventions in situ invitent le passant dans un espace de mémoire et d'invention. Elle utilise parfois des éléments trouvés pour élaborer ses monuments, qui agissent comme des vestiges étranges d'une société imaginaire et figée, portant notre réflexion sur la fragilité de notre civilisation. Plus récemment, elle explore le médium de la photographie et l'utilise pour poursuivre ses recherches sur le flou et l'inexactitude.

La Collection permanente de la Ville de Gatineau comprend à ce jour une œuvre photomontage de l'artiste.

Mitzi Bidner

Née à Montréal de parents d'origine russe, Mitzi Bidner s'intéresse dès son jeune âge à l'art visuel. Elle étudie au Musée des beaux-arts de Montréal auprès d'artistes reconnus tels Arthur Lismer (Groupe des Sept) et Jacques de Tonnancour (Prisme d'Yeux). En 1977, elle achète une petite église à Ottawa, qu'elle rénove et convertit en résidence et galerie, où elle expose et promeut le travail de plusieurs artistes canadiens. Au cours des années 1980, elle est propriétaire de la galerie Soho Mercer, à New York et à Ottawa.

En 1986, elle construit une maison dans le parc de la Gatineau et concentre son énergie dans sa pratique artistique. Elle continue toutefois à investir une grande partie de sa vie dans le soutien, le financement et l'épanouissement des artistes qu'elle côtoie, en fondant entre autres, en 2007, une compagnie de film, Art Canada Today , et produisant plusieurs films sur le travail d'artistes au Canada et au Mexique.

Elle continue à produire des œuvres encore aujourd'hui, à l'âge de 90 ans. Son travail multidisciplinaire démontre une recherche de l'espace infini. Cette artiste à la facture contemporaine est reconnue pour son coloris et le dynamisme de ses compositions. On retrouve plusieurs de ses œuvres dans des musées, galeries et collections privées au Canada et aux États-Unis.

À ce jour, neuf acryliques sur toile et deux techniques mixtes de Mitzi Bidner font partie de la Collection permanente de la Ville de Gatineau.

Paul Lajoie

Né à Montréal en 1932, Paul Lajoie entame sa formation artistique à l'École des beaux-arts de Montréal et la complète à l'École du Meuble, de 1951 à 1955.

Il est décorateur-ensemblier ainsi que dessinateur-cartographe de 1955 à 1958. Une bourse du gouvernement du Québec lui permet de poursuivre son apprentissage en Angleterre auprès du célèbre potier Bernard Leach. Sa carrière connaît des débuts difficiles et dans la décennie qui suit, il fait la navette entre l'Europe et le Canada. Au début des années 1970, il occupe divers postes au Niger, où il fonde notamment l'Institut de céramique. Il participe à plus d'une cinquantaine d'expositions individuelles et collectives au cours de sa carrière. Il revient au Canada en 1973 et se consacre alors davantage à la peinture. Il devient professeur à l'Université d'Ottawa, puis à l'Université du Québec à Hull en 1977, où il met en place le programme d'arts plastiques. Il transmet ses connaissances à de nombreux aspirants artistes locaux jusqu'à sa retraite en 1994.

Paul Lajoie est principalement connu comme céramiste et muraliste, mais sa pratique en peinture démontre que ses talents dépassent largement les frontières de ces disciplines. Son travail invite à l'interrogation, à une progression du regard dans un espace de forme rectiligne d'une simplicité trompeuse. Il le conçoit comme un langage propre : « Pourquoi devrais-je écrire et parler alors que je peins précisément pour m'exprimer dans un discours qui me convient, avec les termes que je choisis, et que je médite, et qui me caractérisent?

La Collection permanente détient à ce jour 14 acryliques sur toile de l'artiste.

Élise Séguin

Élise Séguin naît dans le quartier Vanier d'Ottawa en 1952. Très jeune, elle démontre un grand intérêt pour l'art. Elle suivra plusieurs cours privés pendant son enfance et poursuivra ses études en beaux-arts à l'Université d'Ottawa. Toute sa vie, elle crée avant tout par amour de l'art et non par quête de reconnaissance. La question de l'accessibilité de l'art prend aussi une grande importance pour elle, et la mène à peindre des objets usuels afin d'intégrer l'art dans le quotidien d'un plus grand nombre de personnes.

Élise Séguin est animée par une recherche de spiritualité qui la mène à découvrir plusieurs cultures en parcourant le monde. C'est au cours d'un voyage de plusieurs mois à Katmandou, au Népal, en 1988 qu'elle découvre la technique traditionnelle des thangkas tibétains. Elle continuera à peindre selon cette technique qui incorpore des pigments naturels broyés à de la colle animale chauffée. Ses principales sources d'inspiration sont les formes de la nature et du corps humain.

La Collection permanente de la Ville de Gatineau comprend à ce jour trois aquarelles sur papier et deux techniques mixtes de l'artiste.

Robert Roussil

Robert Roussil naît à Montréal en 1925. Après avoir fait plusieurs métiers, à son retour de la Seconde Guerre mondiale, il entreprend des études à l'École du Musée des beaux-arts de Montréal. Il sera rapidement engagé pour enseigner la sculpture sur pierre. Il se fait connaître malgré lui en provoquant un scandale lors de l'exposition d'une sculpture intitulée La Famille, en 1949. L'œuvre est censurée et il perd son travail.

En 1956 il quitte Montréal pour s'établir à Tourettes-sur-Loup, en France. La même année, sa première pièce majeure en art public, Galaxie humaine, est commissionnée à Toronto. Sa carrière fructifie au courant des années 1960 et son travail est présenté notamment à Nice, Paris, Bruxelles et Montréal. Il coorganise le Symposium international de sculpture, sur le Mont-Royal, en 1964, le premier événement du genre en Amérique du Nord. Plusieurs musées présentent des rétrospectives de son travail au fil des décennies, y compris la Galerie Montcalm avec L'absolu imaginaire de Robert Roussil, en 1991.

Sa conception de l'art demeure cohérente depuis ses premières recherches jusqu'à la fin de sa vie. Sa vision de l'abstraction fait appel au primitif, à la beauté de la matière brute et à un ancrage dans un langage visuel organique. Il cherche à combiner l'esthétique et le pratique, et crée dans les années 1980 et 1990 des sculptures monumentales publiques qu'il nomme des « lieux ». Il assemble ses éléments un peu de la même façon qu'il attribue les titres de ses pièces, de pures inventions phonétiques : en se fiant au hasard.

La Collection permanente de la Ville de Gatineau détient à ce jour six sculptures, neuf estampes et une huile sur jute de l'artiste.

Louis Jaque

Né en 1919 à Montréal au sein d'une famille d'artistes, Louis Jaque figure parmi les plus grands artistes canadiens. Il étudie à l'École du Meuble à la fin des années 1930 auprès d'artistes tels que Jean-Paul Lemieux et Paul-Émile Borduas. Dès le début des années 1950, il se consacre à l'abstraction et accumule de nombreuses expositions individuelles et collectives qui lui permettront de profiter d'une carrière internationale. Professeur à l'Institut des arts appliqués de Montréal en 1960 puis au Cégep du Vieux-Montréal, son enseignement sera influencé par la pédagogie de Borduas, son mentor et ami.

Récipiendaire de nombreux prix, il réalise également des murales publiques, notamment pour l'Exposition internationale d'Osaka, en 1970, la Maison de Radio-Canada, en 1972, et l'édifice de la Bourse de Montréal, en 1977. Cette même année, le Musée des beaux-arts de Montréal lui consacre une exposition rétrospective de ses 25 années de carrière. Ses œuvres se retrouvent dans plusieurs collections privées et publiques, dont les collections du Musée d'art contemporain de Montréal,  de Loto-Québec, d'Alcan et du Musée des beaux-arts du Canada. Membre de l'Académie royale des arts du Canada, il est le fondateur et le premier président du Conseil de la peinture du Québec.

Il est connu pour son approche toute en fondus, en modulations et en ondulations, au sein de laquelle la matière, appliquée au rouleau, prend une grande importance.

La Collection permanente de la Ville de Gatineau détient à ce jour quatre estampes et trois huiles sur toile de l'artiste.

Claude Tousignant

Originaire de Montréal, Claude Tousignant est un artiste qui cherche dès ses débuts à s'affranchir de l'art de son temps. De 1948 à 1952, il étudie à la Montreal School of Art and Design auprès d'artistes tels que Jacques de Tonnancourt, Gordon Webber et László Moholy-Nagy. Son travail est d'abord influencé par le pop art, au début des années 1950, puis par les recherches étatsuniennes en abstraction.

Au même moment à Montréal, le mouvement des Plasticiens voit le jour : un regroupement d'artistes revendiquant une peinture abstraite objective. Claude Tousignant s'en inspire et amène ces idées plus loin : il joint la deuxième vague de Plasticiens, aux côtés de Guido Molinari, Jean Goguen et Denis Juneau. Il se rallie à la cause avec une approche radicale de purification, comme une sorte de rejet de l'art spontané et expressif : « Ce que je veux, c'est objectiver la peinture, l'amener à sa source, là où il ne reste que la peinture vidée de toute chose qui lui est étrangère, là où la peinture n'est que sensation.

Il approche la peinture comme un art purement bidimensionnel, éliminant toute référence à toute impression de profondeur ou de perspective. Durant les années 1960, il produit plusieurs séries de peintures notoires, dont ses séries circulaires Gongs et Accélérateurs chromatiques. C'est à partir de 1978 qu'il pousse son cheminement vers son apogée, grâce à plusieurs œuvres monochromes. Son approche visant la simplification des formes et son esthétique novatrice lui vaudra une reconnaissance partout dans le monde.

La Collection permanente de la Ville de Gatineau détient à ce jour cinq estampes de l'artiste.

Louis Belzile

Né en 1929, Louis Belzile quitte son Rimouski natal en 1948 pour parfaire son éducation artistique. Durant les quatre années qui suivent, il étudie à l'Ontario College of Art, puis il se rend à Paris pour y faire un stage auprès du peintre cubiste André Lhote. C'est à ce moment que ses compositions se simplifient et qu'il commence à exposer son travail.

Principalement connu comme l'un des fondateurs du groupe des Plasticiens, c'est dès son retour à Montréal qu'il rencontre les artistes avec qui il lancera ce mouvement. Avec Rodolphe de Repentigny, Jean-Paul Jérôme et Fernand Toupin, il signe en 1955 un manifeste dans le but d'émanciper l'art moderne québécois des idéaux propres aux Automatistes. Le manifeste a pour mandat de révéler des formes objectives dans un ordre parfait. L'année suivante, il poursuit sa lancée en devenant membre fondateur de l'Association des artistes non figuratifs de Montréal.

À partir de la première moitié des années 1960, sa pratique artistique se développe en parallèle avec l'enseignement. Il devient chef de division des programmes des beaux-arts pour la fonction publique. Homme aux multiples talents, il anime et produit aussi des émissions de télé et de radio, et travaille à Radio-Canada pendant plus de 20 ans. Il cesse de peindre en 2005. Plusieurs de ses peintures font maintenant partie des collections permanentes de plusieurs musées québécois. Sa carrière artistique variée et son legs culturel confirment Louis Belzile au rang de grand artiste au rôle déterminant dans la culture québécoise et canadienne.

La Collection permanente de la Ville de Gatineau détient à ce jour une acrylique sur toile de l'artiste.

À propos de Gatineau

Reconnue pour sa qualité de vie, Gatineau est une ville de 291 000 habitants. Elle est située sur la rive nord de la rivière des Outaouais, et s'étend à l'est et à l'ouest de la rivière Gatineau.

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