À l'exception des petits oiseaux (passereaux, pics, tourterelles et colibris), ne jamais attirer avec de la nourriture, ni nourrir les animaux sauvages.

La présence importante de bernaches dans les parcs, les plages et les espaces récréatifs peut entraîner plusieurs enjeux liés à la salubrité, à la santé publique et à la qualité des milieux naturels. Chaque bernache produit en moyenne près d'un kilogramme d'excréments par jour, ce qui contribue à la dégradation de la qualité des espaces publics et peut limiter leur utilisation par les citoyens.
Plus particulièrement, l'accumulation de fientes d'oiseaux peut nuire à la qualité de l'eau des plages en augmentant la concentration de coliformes fécaux et d'autres bactéries susceptibles de causer certaines maladies. Elle affecte également la propreté des lieux, notamment les aires gazonnées, les zones de pique-nique et les espaces de détente, réduisant ainsi l'attrait et le confort de ces installations pour les usagers.
Le nourrissage des oiseaux aquatiques accentue cette problématique en favorisant leur rassemblement dans les secteurs fréquentés par le public. Une concentration accrue d'oiseaux entraîne généralement une augmentation des quantités de fientes, ce qui aggrave les nuisances associées à leur présence.
Par ailleurs, nourrir les bernaches est préjudiciable à leur bien-être. Ces oiseaux ne sont pas adaptés à une alimentation destinée aux humains, laquelle peut avoir des répercussions négatives sur leur santé. De plus, en s'habituant à recevoir de la nourriture de la part des citoyens, les bernaches perdent progressivement leur méfiance naturelle envers l'humain. Elles peuvent alors devenir plus vulnérables aux collisions avec les véhicules, adopter des comportements plus agressifs et délaisser certains comportements essentiels à leur survie, comme la recherche naturelle de nourriture et les habitudes migratoires. Ainsi, le nourrissage contribue à la fois aux problématiques de gestion de la faune urbaine et à la détérioration de la santé des oiseaux eux-mêmes.
De plus, lorsqu'elles trouvent un site favorable à la nidification, les bernaches ont tendance à y revenir année après année, tout comme leur progéniture. Ainsi, un couple ayant élevé quatre jeunes peut éventuellement être à l'origine de l'établissement de plusieurs nouveaux couples reproducteurs dans le même secteur lorsque ceux-ci atteignent la maturité. Ce comportement, appelé philopatrie (fidélité au site de naissance), contribue à l'augmentation progressive des populations locales et à la récurrence des problématiques associées à leur présence.
Enfin, la bernache du Canada est reconnue pour sa remarquable capacité d'adaptation aux milieux urbains et aux interventions mises en place pour contrôler sa présence. Pour demeurer efficaces, les mesures de gestion et d'effarouchement doivent donc être diversifiées, appliquées de façon constante et adaptées régulièrement afin d'éviter que les oiseaux ne s'y habituent.
La Ville de Gatineau concentre ses efforts sur les bernaches aux trois plages qui lui appartiennent soit Des Cèdres, Moussette et Beauchamp, ainsi que sur quelques terrains sportifs et touristiques.
Cela fait déjà plus de 10 ans que la Ville fait ces actions et continuera à les faire :
Toutes ces actions sont importantes car elles réduisent le nombre de bernaches à un site.
La Ville de Gatineau est reconnue comme Ville amie des oiseaux et déploie de nombreux efforts afin de protéger les espèces aviaires résidentes et migratrices ainsi que les habitats essentiels à leur survie. Dans cette optique, elle mène diverses actions de sensibilisation, de conservation et de mise en valeur des milieux naturels. La Ville souligne d'ailleurs la Journée mondiale des oiseaux migrateurs depuis 2023 afin de promouvoir la protection des oiseaux et des écosystèmes aquatiques dont ils dépendent.
La gestion des populations de bernaches du Canada ne va pas à l'encontre de ces objectifs de protection. Au contraire, elle s'inscrit dans une démarche de cohabitation harmonieuse entre la faune, les citoyens et les milieux naturels. Bien que la bernache soit une espèce indigène et protégée, sa forte capacitée d'adaptation aux environnements urbains peut entraîner des enjeux de salubrité, de sécurité et de dégradation des habitats lorsqu'elle est présente en grand nombre.
Les interventions mises en place ne visent donc pas à éliminer l'espèce, mais plutôt à limiter les nuisances associées à sa surabondance dans certains secteurs sensibles, tels que les plages, les parcs et les aires récréatives. Ces mesures favorisent à la fois la qualité de vie des citoyens, la protection des infrastructures municipales et le maintien de l'équilibre des écosystèmes.
Ainsi, la protection des oiseaux et la gestion des bernaches constituent deux objectifs complémentaires qui contribuent à une gestion responsable et durable de la biodiversité urbaine.
Recognized for its quality of life, Gatineau is a city of 298,000 inhabitants. It is located on the north shore of the Ottawa River, and extends east and west of the Gatineau River.