Consultation publique sur le nom de la future bibliothèque
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Consultation publique sur le nom de la future bibliothèque
Consultation publique sur le nom de la future bibliothèque

La Ville de Gatineau est à la recherche d'un nom pour désigner sa nouvelle bibliothèque en construction dans le district du Plateau. En collaboration avec son Comité de toponymie et le Comité de la bibliothèque de l'Association des résidents du Plateau, elle a invité les citoyens à prendre part à l'exercice.

Du 28 février au 22 mars 2019, la population gatinoise était invitée à proposer un nom potentiel. Au terme de l'appel de suggestions de noms, la Ville a analysé tous les toponymes proposés pour retenir les plus appropriés.

Du 22 mai au 12 juin, la population gatinoise était invitée à voter, parmi les quatre noms suivants, pour déterminer le nom de la future bibliothèque du Plateau.

Marie-Thérèse Archambault (1904-1960)

Première laïque en Amérique du Nord à obtenir un doctorat en philosophie scolastique, en 1932, elle étudie aussi la bibliothéconomie, qu'elle enseigne à l'Université de Montréal, et rédige plusieurs brochures sur le rôle social des femmes. À peine âgée de 13 ans, en 1917, elle a suscité l'admiration de la communauté francophone de la région en exigeant d'être servie en français au comptoir de la compagnie de tramways d'Ottawa. Cette histoire, rapportée par Le Droit, a fait le tour du Québec et lui a valu de recevoir, de Thomas Poulin, assistant-rédacteur au Droit, une médaille d'or frappée pour la circonstance.

Donalda Charron (1886-1967)

Contremaîtresse de l'usine d'allumettes E. B. Eddy, elle est la première femme à présider un syndicat féminin en tant que présidente de l'Union ouvrière féminine de Hull, qui offre notamment à ses membres des cours de couture, d'arts ménagers, d'anglais, de français et d'arithmétique. Elle défend les droits des allumettières au cours de deux conflits de travail, en 1919 et en 1924, et perd son emploi au terme du second. Elle est aujourd'hui reconnue comme un symbole de la lutte pour le droit des femmes et des travailleuses en milieu ouvrier.

Gabrielle Déziel-Hupé (1934-2010)

Pionnière de la dramaturgie en Outaouais et dans le domaine du théâtre québécois, écrivaine et comédienne, elle insuffle une vie culturelle qui rayonne non seulement à l'échelle régionale, mais aussi à l'échelle provinciale et nationale. Elle signe plus de 30 pièces de théâtre, notamment Les Outardes (1969), maintes fois jouée au Théâtre de l'Île, y compris pour marquer sa réouverture, après un incendie, en septembre 1976. La pièce, qui a rayonné hors de la région, est encore aujourd'hui considérée comme l'une des plus importantes de l'Outaouais. L'auteure a entre autres remporté le premier prix de l'Association canadienne du théâtre amateur, en 1957, et le prix de la meilleure production canadienne du Festival national de théâtre, à Winnipeg, en 1970.

Clara Lanctôt (1886-1958)

Après avoir perdu la vue à 8 ans des suites de la rougeole, elle étudie à l'Institut Nazareth, à Montréal, et obtient un diplôme supérieur, en 1906, puis un baccalauréat en piano, en 1910. Elle enseigne le piano à Hull jusqu'en 1925 puis retourne à l'Institut Nazareth où elle donne des cours jusqu'en 1940. En plus de composer et d'enseigner la musique, elle fait paraître plusieurs recueils de poésie sous le pseudonyme de Fleur d'ombre. En 1927, la Société littéraire du Québec lui décerne un prix de composition en poésie. En dépit de sa cécité, Clara Lanctôt mène une vie active dans les domaines de l'enseignement, de la littérature et de la musique.

Le résultat du vote sera soumis au conseil municipal pour adoption.

Les questions et commentaires peuvent être soumis par courriel à l'adresse suivante : toponymie@gatineau.ca.

Questions fréquentes

Objet de la consultation

La Bibliothèque de Gatineau est un réseau qui compte actuellement 10 bibliothèques réparties dans tous les secteurs de la ville : six portent des noms d'hommes, deux des noms de femmes et deux des noms de lieux.

Afin d'enrichir la toponymie féminine du réseau de la Bibliothèque et de Gatineau, la Ville souhaite, dans le cadre de cet exercice et conformément aux orientations du Comité de toponymie, rendre hommage à une femme qui est née ou qui a vécu en Outaouais. Cette dernière doit avoir apporté une contribution importante à la communauté de Gatineau.

En collaboration avec son Comité de toponymie et le Comité de la bibliothèque de l'Association des résidents du Plateau, elle invite les citoyens à prendre part à l'exercice.

Du 28 février au 22 mars 2019, la population gatinoise était invitée à participer en proposant un nom potentiel. Les citoyens sont maintenant invités à voter parmi les toponymes retenus au cours d'une deuxième consultation publique qui se déroule jusqu'au 12 juin 2019.

Rôle du Comité de toponymie

Le rôle du Comité de toponymie de la Ville de Gatineau est notamment d'agir à titre de comité consultatif et de formuler des avis toponymiques à l'intention des instances municipales concernées. Les décisions concernant l'attribution des toponymes relèvent des élus gatinois.

À quoi sert la toponymie?

D'un point de vue culturel, la toponymie agit comme agent rassembleur de la population. Mode d'expression identitaire, les noms de lieux sont des témoins d'événements, de personnalités et de particularités géographiques alimentant notre mémoire collective.

La toponymie sert à renforcer l'identité et le sentiment d'appartenance d'une communauté en lui octroyant une image de marque. Par sa toponymie, la Ville de Gatineau souhaite contribuer à la définition de son âme unique et promouvoir le sentiment de fierté de ses citoyens.

Processus de sélection du nom

À la suite de la réception des propositions toponymiques, le Comité de toponymie a analysé tous les toponymes en fonction des critères généraux d'analyse de la Ville de Gatineau, puis a retenu les suggestions les plus appropriées. Le Comité de toponymie s'est réservé le droit de bonifier la liste des noms qui seront soumis au vote.

Les citoyens sont maintenant invités à voter parmi les toponymes retenus au cours de cette deuxième consultation publique qui se déroule jusqu'au 12 juin 2019.

Le résultat du vote sera soumis au conseil municipal pour adoption.

S'ils ont été jugés valides, les noms qui n'ont pas été retenus dans le cadre de la première consultation pourront enrichir la banque de toponymes de la Ville de Gatineau qui sert à la désignation des futurs espaces municipaux.

Les critères généraux d'analyse

En conformité avec sa politique de dénomination toponymique, la Ville de Gatineau rappelle que, lors de son analyse, le Comité de toponymie portera une attention particulière aux critères suivants :

  • Conformité aux critères de choix de la Ville de Gatineau
    Le nom doit être conforme aux critères de choix élaborés par la Ville selon les normes de la Commission de toponymie du Québec. En cas de conflit entre les critères de la Ville et ceux de la Commission, les critères de la Commission ont préséance.
  • Ancienneté du nom
    Le nom proposé peut avoir un caractère historique ou patrimonial et faire référence à une personne de notre histoire.
  • Caractère logique de la désignation
    Le nom doit présenter un lien pertinent avec le lieu à nommer dans le respect des thématiques existantes.
  • Désignation commémorative
    Le nom doit rendre hommage à une femme qui est née ou qui a vécu en Outaouais et qui a apporté une contribution importante à la communauté de Gatineau ou de la région. Sans s'y limiter, le nom d'une femme ayant œuvré à la promotion ou au développement de la lecture, des arts ou de la culture constituerait un atout.  

    Le nom ne doit pas être celui d'une personne vivante. Seuls les noms de personnes décédées depuis plus d'un an peuvent faire l'objet d'un choix toponymique.
  • Sentiment d'appartenance
    Le nom proposé doit être susceptible de renforcer le sentiment d'appartenance à la Ville de Gatineau. Il met en valeur l'identité gatinoise, les lieux d'appartenance, la diversité culturelle de la population et le caractère francophone de la ville.
  • Doublon et homonyme
    Le comité tient compte de la redondance et du risque de confusion engendré par l'existence de doublons et d'homonymes.

À propos de Gatineau

Reconnue pour sa qualité de vie, Gatineau est une ville de 285 000 habitants. Elle est située sur la rive nord de la rivière des Outaouais, et s'étend à l'est et à l'ouest de la rivière Gatineau.

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